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Avatar

Notre avis
10 10 Annoncé comme une révolution en matière d'utilisation de la 3D au cinéma, Avatar est finalement beaucoup plus... et tant mieux ! James Cameron n'a pas changé et prouve ici qu'il est un maître incontesté de la narration, parvenant à nous scotcher littéralement pendant 2h41 à une histoire très simple finalement, prouvant au passage que ce sont dans les vieilles casseroles qu'on fait les meilleurs plats. Personnages attachants, empathie immédiate, mise en scène et découpage parfaits, Avatar enchaîne les images magnifiques renvoyant directement à la raison première pour laquelle on aime le cinéma : être fascinés. Une mission qu'il remplie aisément en proposant un nombre d'idées visuelles par seconde qui laisse pantois d'admiration. S'il n'y avait pas un immense défi technique derrière, Avatar serait déjà un très grand film, c'est une certitude. Et pourtant, on ne peut s'empêcher de relever que le film de Big Jim révolutionne l'image de synthèse en donnant une âme à ses personnages virtuels, marquant définitivement l'histoire du cinéma.

On pourra toujours reprocher à Avatar d'être moins complexe qu'un Titanic dans son histoire, mais la comparaison n'a pas lieu d'être tant les projets n'ont finalement rien à voir. Ici James Cameron a crée un monde, un univers, comme on en avait jamais vu depuis Star Wars. Seul réel bémol : l'impression que le film pourrait être plus long. Les 2h41 passent comme une lettre à la poste et l'envie dès les cinq premières minutes du film de les revoir, confirment qu'on est là devant du très grand cinéma. Découvrez ci-dessous la critique du film AVATAR de James Cameron


Critique Avatar, le film de James Cameron

CRITIQUE DU FILM AVATAR DE JAMES CAMERON

 

Cinq minutes. Au bout de cinq minutes du film pourtant quasiment uniquement composées de plans de la bande-annonce, on a déjà envie de les revoir. La raison d'un tel engouement provient notamment de l'univers crée ici, assemblé par James Cameron et pensé dans le moindre détail pour être « crédible » dans le sens le plus total du terme. Une bouffée d'air totalement dépaysante, où les images de synthèses ne sont pas juste là pour mettre en image ce qu'il était impossible de filmer mais pour donner vie à un environnement totalement imaginaire. Et il ne faudra même pas une heure pour se prendre à vouloir aller visiter cet endroit, à vouloir aller l'explorer. Ceux qui n'ont pas connu le choc que fut la sortie de Star Wars en 1977 peuvent maintenant imaginer son ampleur. En effet la recette initiale de James Cameron a finalement beaucoup de points communs avec celle de George Lucas : créer une dimension ouverte, réveillant nos instincts d'amateurs d'aventure, en partant de quelques points nous reliant à la réalité (ici quelques plans d'un voyage spatial, sublimement filmés de l'intérieur du vaisseau) pour mieux repousser ensuite les limites de notre imagination. La comparaison avec George Lucas s'arrête là.

 

Critique Critique Avatar, le film de James Cameron, le film de James Cameron

 

Le premier trait de génie de James Cameron apparut avec Terminator, qui, en plus d'une histoire accrocheuse, de visions futuristes et cauchemardesques incroyables, innovait par son rythme, le récit étant raconté au cœur de l'action avec une maestria inédite. Un grand narrateur était né, possédant en lui la faculté de revenir à l'essence même de ce qu'est le cinéma : raconter des histoires. Si cette caractéristique n'a jamais quitté Cameron, elle est plus que jamais présente dans Avatar. En effet, la faculté qu'a le film à nous prendre dès les premiers instants et ne plus nous lâcher jusqu'à sa dernière minute n'aura que rarement connu son pareil, sa durée de 2h41 passant sans problème et la richesse de l'univers laissant le sentiment qu'on aurait aimé en voir encore plus.

 

Critique Critique Avatar, le film de James Cameron, le film de James Cameron

 

Mais James Cameron ce n'est pas que ça. Le réalisateur possède en effet un sens visuel d'une richesse et d'une dynamique exemplaire. Chaque plan délivre son lot d'idées, son sens du cadrage parfait, comme si Cameron savait exactement non pas ce que nous voudrions voir mais ce que nous rêverions inconsciemment de voir. Que ce soit les plans dévoilant la planète Pandora, les plans larges révélant des horizons infinis, les plans serrés contenant chacun un détail les justifiant, ou dans sa dynamique, son sens du découpage, sa définition de ce que doit être une scène d'action, Avatar est un véritable festival visuel dans la droite lignée d'un cinéma classique à son apogée. Il suffit de prendre pour exemple les combats aériens ou encore l'utilisation des mechas (leur maniement est un véritable fantasme de gosses) pour réaliser à quel point James Cameron règne en maître incontesté de la scène d'action.

 

Critique Critique Avatar, le film de James Cameron, le film de James Cameron

 

En tant que film de science-fiction, Avatar s'inscrit comme une référence implacable en la matière. Le cahier des charges de base de la SF est très simple : utiliser un univers imaginaire, futuriste, pour déployer une argumentation sur notre présent. Sur ce point, le parti pris du film est radical, clair, profond et compréhensible de tous, engagé jusqu'à l'os sans pour autant sombrer dans l'analogie facile et le martelage moralisateur énervant. Bien au contraire, toute l'efficacité de Cameron se retrouve dans le discours écologique définitif qu'il tient et dans la solidité de la finesse dont il fait preuve, sans jamais commettre le moindre écart superflu. Un engagement quasi-politique passant par une spécialité de Cameron : les visions graphiques proches du cauchemar, empruntant à des éléments contemporains, l'un d'entre eux étant bien sûr l'invasion militaire et la destruction qui s'en suit. Une intelligence de construction de discours et de construction d'images allant jusqu'à ne pas fermer ce film à la simple horde de fans de SF, aux « mecs » dans ce que cela peut signifier de plus péjoratif, ou même aux adultes. On se gaussait devant la bande-annonce réservée aux chaînes TV américaines pour enfants, on ne peut que ravaler notre mauvaise langue : Avatar s'adresse à tous et constitue un spectacle fascinant pour les plus jeunes, qui y verront sans aucun doute une sorte de film ultime à voir et revoir en boucle. La richesse graphique, l'émotion qui se dégage, l'affrontement du bien et du mal, la violence brillamment dosée (et toujours justifiée).

 

Critique Critique Avatar, le film de James Cameron, le film de James Cameron

 

A cela, il faut rajouter la performance exemplaire des acteurs, de Stephen Lang en méchant très « Michael Biehnien » (Abyss), à Sigourney Weaver, qu'il fait si plaisir de revoir en si bonne forme, en passant par Michelle Rodriguez (qui n'aura jamais été aussi belle, soit dit en passant), en passant par ceux qui n'apparaissent que sous des traits virtuels (ce bon vieux Wes Studi, reconnaissable immédiatement !) jusqu'à l'acteur principal, Sam Worthington, d'une justesse parfaite. A cela il faut aussi rajouter la musique de James Horner, dont les mélodies simples sont d'une beauté envoûtante (on est loin de Titanic), la richesse visuelle, etc. Et la technologie.

 

On aura souvent annoncé Avatar comme une révolution technologique, notamment en ce qui concerne sa 3D relief. Effectivement, Avatar est le film l'utilisant le mieux à ce jour, celle-ci transcendant énormément de plans qu'on n'aurait pas imaginé voir autrement (dans la première minute du film, le plan où les voyageurs sortent de leur capsules de sommeil nous hantera encore longtemps, ce plan spatial étant sans doute l'un des plus beaux depuis 2001 de Kubrick). Mais ce sont surtout les images de synthèses que l'on retiendra, celles-ci franchissant un cap révolutionnaire dans l'histoire du cinéma, puisque chaque personnage possède des expressions faciales jamais vues sur une reconstitution virtuelle. Ils ont une âme, permettant d'oublier en un fragment de seconde qu'il ne s'agit pas d'êtres réels et de se concentrer sur l'histoire. Une caractéristique valable sur chaque élément du film, des insectes aux animaux, en passant par toute la faune et la flore du film.

 

Critique Critique Avatar, le film de James Cameron, le film de James Cameron

 

Des qualités, des qualités, des qualités.... Et les défauts ? On pourrait reprocher à Avatar de ne pas tenir la comparaison en terme de complexité scénaristique avec Titanic, on pourrait lui reprocher aussi de ne pas atteindre le niveau d'immersion d'un Abyss, mais en fait qu'importe : il s'agit de projets qui n'ayant rien à voir avec cette aventure SF, les intentions n'étant pas du tout les mêmes et Cameron relevant absolument tous les défis qu'il s'est lancé ici.

 

En résumé : Avatar est un fantasme de cinéma, de science-fiction, de film d'action, de film d'aventure, de personnages et d'idéologie. Un film immense dont l'incroyable révolution technologique n'est que la cerise sur le gâteau. C'est juste du grand cinéma.

 

 

Date de première publication de la critique : 11/12/2009, 0h01



Par Kevin Prin 122 commentaires


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Par lola il y a 1 an(s)
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Par pierrot vagabond des mots il y a 4 an(s)
PARIS

SIMON GAUTHIER
CONTEUR INTERNATIONAL DU QUEBEC
SPECTACLE "LE VAGABOND CELESTE"

25 MAI 2013,
21 H À 22H 30
LE PETIT NEY
10 AVENUE PORTE-MONTMARTRE

PARIS

DES NOUVELLES
DU CONTEUR INTERNATIONAL
SIMON GAUTHIER

ET DE SON SPECTACLE
LE VAGABOND CELESTE

PRESENTÉ
EN EUROPE

1ER MARS 2013

Allo Pierrot, je suis en France.
Je rentre demain au Québec.

Il fait froid et humide partout, même dans les lieux publics.
Il fait gris et un brin de soleil redonnerait du tonus à tout le monde!

Je voulais te dire que j'ai raconté (ou plutôt) le vagabond céleste est
passé et a été entendu
à Quévin (près de LOrient en Bretagne)
Il a été entendu à la prison de Béthune (Nord de la France) et pas un
prisonnier ne s'est levé durant le spectacle (comme il est de coutume) les
gardiens mon dit que c'est la première fois qu'il voyait ca!)

et le Vagabond à passé à Lille avec son et éclairage, 3 rappels!
Les gens sont restés longtemps
et plusieurs larmes d'espoir brillaient dans le noir.

Plusieurs messages me sont parvenus pour te dire merci!
Merci!
Merci!
++++

Autrement la tournée me rentre dans le corps. Un bon brin de fatigue et de
grippe à la gorge.
De bonnes tisanes et des amis pour guérir
+

+++
J'espère que tu vas bien et que ton travail de vulgarisateur âme, société,
gens et pays oeuvre d'art
va bien!

On se voit sous-peu
en mars, si la vie le veut!
pour aller plus loin!

Bonne journée
Simon :+)

-----
REPONSE DE PIERROT
A SIMON GAUTHIER
CONTEUR INTERNATIONAL DU QUEBEC

Cher Simon

Je te prédis un succès international
parce que tu es un poète-passeur:)))

Bravo Simon
longue vie à ta vie d'artiste
et de conteur international

Pierrot
vagabond des mots

merci, mais quel bel échange de mots, de tendresse, entre vous et ce poète passeur. J'aime ces découvertes magiques sur internet, ces rencontres...J'aimerais bien être là, à son passage à Paris le 25 mai, qui sait ...

Merci Pierrot

Réponse de gus il y a 4 jours à 13h24

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Ici Pierrot, reveur equitable du Québec

Effectivement, mes 64 ans et mon vagabondage philosophique et poétique ont été bouleversé par ma rencontre avec ce poète-passeur de 38 ans si courageux qu'est le conteur international Simon Gauthier.

Ce créateur s'est inspiré de ma démarche pour créer quelque chose d'immensément plus grand que ma personne et que j'appellerais un conte philosophique post-moderne, LE VAGABOND CELESTE

Je n'ai pas vu son spectacle et par pudeur comme par vénération, je n'ai pas l'intention d'y assister. Mais je sais existentiellement qu'un être humain qui pose 4 questions sur scène....

1- quel est-ton rêve?
2- dans combien de jours?
3- qu'as-tu fais aujourd'hui pour ton rêve?
4-en quoi ton rêve est-il équitable?

... est INTENSÉMENT habité par une intention de bienveillance universelle, ce qui suscite toute ma passion hivernale à tenter de le faire connaître par internet

longue vie à vous et votre blogue

Pierrot

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merci encore Pierrot et surtout ne m'oubliez pas envoyez moi des nouvelles de temps en temps, des messages, des lumières de rêves...des poussières de rêves... un peu de poésie...

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Par David Chervet il y a 4 an(s)
Mon ressenti :
J'ai vu ce film pour la 1ere fois au cinéma et wouah !! Ces paysages, cet univers tellement coloré, les musiques... Franchement magnifique !!! On peut d'autant l'apprécier grâce à la 3D, grosse révolution cinématographique ! L'histoire, les personnages, le scénario... rien n'est décevant ! Une fois de plus, James Cameron nous prouve par un travail acharné que la réalisation n'a plus de secret pour lui !Les effet spéciaux sont époustouflant, a coupé le souffle. J’en suis rester bouche bée. Les acteurs sont très bien choisi, ils jouent parfaitement bien leurs rôles. Déjà que James Cameron avait fait du bon travaille, en réalisant des super films comme ''Terminator'', ''Terminator 2: le Jugement Dernier'', ''Alien 2: le Retour'' et "Titanic". Mais la, c'est très différent, car il s'agit bel et bien du meilleur film réaliser par James Cameron. Le scénario est génial, Sigourney Weaver (Grace Augustine) joue bien son rôle, et ce film nous montre les talents de Sam Worthington(Jake Sully).C'est de loin le meilleur film à voir en 3D. James Cameron à fait du très bon travail, j'attends la suite avec une grande impatience, j'espère qu'ils ne seront pas décevant. Un Chef d'Œuvre, 5/5.

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Par reveur equitable il y a 4 an(s)
LE VAGABOND CELESTE
du conteur
Simon Gauthier
accompagné du musicien
Benoit Rolland

mardi
05 février 2013
21h à 22h.30

le Gambrinus
3160 boul des forges
Trois-Rivières
918-691-3371

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Par pierrot62 il y a 6 an(s)
UN NOUVEAU DOCUMENTAIRE
MON AMI PIERROT, LE DERNIER HOMME LIBRE

www.enracontantpierrot.blogspot.com
www.reveursequitables.com
pierrot@reveursequitables.com


Pierre Rochette : l’ermite des routes allume les coeurs
Par Daniel Deslauriers
Depuis trois ans, Pierre Rochette pourchasse les rêveurs partout où il
passe.
« Je suis comme l’allumeur de réverbères du Petit Prince », ditil.
«
J’allume la flamme enfouie dans le coeur des gens que je rencontre
en les incitant à vivre leur rêve. Je vais là où il y a des rêveurs.
Chaque fois que je rencontre quelqu’un, je lui demande : connaistu
quelque part un grand rêveur? »
Pour cet homme à l’allure singulière, chaque humain possède en lui
une petite bougie qui mérite d’être allumée et nourrie. Par peur ou
par conformisme bien souvent, les gens passent à côté
d’expériences merveilleuses, selon lui. « Je suis assoiffé de
contribuer à une nouvelle vision : un pays « oeuvre d'art » où chaque
citoyen, en rêveur équitable, prend soin de la vie privée de l’autre
sans intérêt personnel caché. Imaginez la fête quand toutes ces
chandelles illumineront le pays. »
Tournant décisif
Il n’a fallu qu’un seul regard, un simple sourire, pour le convaincre de
tout abandonner encore une fois et de prendre la route.
« Complètement édentée, c’est probablement l’une des femmes les
plus laides que j’ai rencontrées, mais il y avait plus d’amour dans ce
regard que dans tout ce que j’avais pu écrire. » De là est née l’idée
de faire le tour du Québec à pied pour écouter les gens et les aider à
réaliser leur rêve.
Avec son bâton de pèlerin, sa vieille guitare et son sac à dos, le vieil
homme à la barbe blanche a traversé le Québec plusieurs fois. Il a
dormi sous des ponts, dans des fossés et sur des congélateurs. Il
mange quand il le peut sans demander quoi que ce soit. « Je me
nourris de toutes ces rencontres avec ces milliers de gens qui
partagent leur histoire avec moi », ditil.
« Un jour, j’ai rencontré un homme qui sautillait sur place et agitait les
bras comme un fou. Je lui ai demandé pourquoi il bougeait sans arrêt
et quel était son rêve. Il m’a répondu : je veux faire un métier qui va
me permettre de bouger sans cesse. Je l’ai croisé à nouveau sur ma
route, peu de temps après, il était devenu éboueur. Quel beau métier
pour cet homme qui avait un rêve. »
Documentaire
Cette aventure a inspiré la production d’un documentaire de 50
minutes (voir démo au www.enracontantpierrot.blogspot.com). Avec
des moyens de fortune, deux jeunes finissantes en journalisme de
l’Université de Montréal, Véronique Leduc et Geneviève VézinaMontplaisir,
l’ont suivi sur la route pendant deux ans. « Je l’ai
rencontré par hasard en octobre 2007.
Il avait dormi sur la galerie de la salle de spectacle de mon copain à
Lavaltrie », explique Véronique Leduc. Au début, je l’ai trouvé bizarre.
On a jasé un peu, puis il a sorti sa guitare. J’ai été captivé par son
histoire et l’idée d’un documentaire a germé tout de suite. »
« Bien sûr, Pierrot ne fait pas l’unanimité auprès de tout le monde »,
explique Véronique. « Son choix de vie, c’est un peu égoïste dans un
sens, mais, en même temps, il est tellement tourné vers les autres.
C’est un personnage très attachant. »
Présenté en avantpremière
au théâtre Le Patriote de SainteAgathedesMonts
le 30 octobre, Pierrot : Le dernier homme libre s’amène au
Café Qui fait quoi du 3428, rue StDenis,
à Montréal le 4 décembre à
20 heures (entrée 10$).
« À 61 ans, je suis hanté par le succès de ces filles. En même temps,
je suis complètement déstabilisé parce que le film porte sur moi. J'ai
besoin que la salle soit pleine, pour elles, mais j'aimerais aussi
m'enfouir 10 pieds sous terre, par trop de fragilité. »
Au service des autres
Son aventure lui a inspiré plus d’une centaine de chansons depuis le
début de son vagabondage. « Je me suis inspiré de la vie de tous
ces gens que j’ai rencontrés au fil de mon voyage. »
Pierrot le vagabond est formel : la souffrance est nécessaire pour
remplir son coffre à outils. Plus on souffre et plus notre coffre à outils
s’enrichit.
« C’est aussi le message que je veux transmettre. En fait, si j’ai une
seule crainte, c’est celle de ne pas avoir assez servi. Je ne suis pas
libre parce que je travaille. Dans les épreuves comme dans
l’abondance, il faut s’occuper du rêve des autres. »
Et puis d’un seul trait, après deux heures d’entrevue, Pierrot range sa
guitare et ses souvenirs. « Je dois reprendre la route », ditil
sans
prévenir. « Il y a d’autres rêveurs qui attendent… »

L’homme derrière le vagabond…
Par Daniel Deslauriers
Fou ou génie? Une chose est sûre : ce vagabondpoète
ne laisse
personne indifférent. Son parcours de vie est à l’image des routes
qu’il arpente jour et nuit : tortueux et imprévisible.
Originaire de La Tuque, il a grandi à quelques rues du grand Félix
Leclerc. « Mon père a été le premier, au Canada, à ouvrir une station
de télévision communautaire dans les années ‘60 », explique cet
ermite des routes. L’expérience a mal tourné. Ruiné et sans le sou, il
confie son fils aux frères du Collège Jean de Brébeuf à Montréal.
« Je peux me vanter d’avoir été le seul pauvre à étudier dans ce
collège en échange d’un peu de travail », ditil
avec un grand rire.
Plus tard, il enseignera la philosophie au Conservatoire de musique
de Montréal avant de se consacrer corps et âme à la musique. Il
fonde le groupe Les Contretemps, puis ouvre la boîte Les Deux
Pierrot dans le VieuxMontréal
et chante un peu partout dans le
monde (Afrique, Allemagne, France et Japon). « Je n’ai jamais
manqué de travail », précise Pierre Rochette avec une certaine fierté.
Libre comme l’air
Mais, l’appel de la liberté le tenaille sans cesse. Et puis, à l’aube de
ses 50 ans, en plein spectacle et au beau milieu d’une chanson de
Jacques Brel, il quitte la petite scène de l’Auberge La Calèche à
SainteAgathedesMonts
en disant :
Tabarnack,
laissezmoi
partir!
« Il nous restait encore trois ans de contrat », explique l’imprévisible
Pierrot. « Je ne suis jamais remonté sur scène. »
Son partenaire de scène, Denis Lamarre, ne lui en veut pas.
Ensemble, ils ont fait plus de 3 000 spectacles au Québec et chanté
devant plus d’un million de spectateurs pendant les 18 ans de leur
association. « Pierrot est un homme sans attaches », ditil.
« Il a
toujours insisté pour serrer la main de tous les spectateurs présents.
C’est un homme généreux, tourné vers les autres, mais qui veut
rester libre dans toutes les facettes de sa vie. »
Il donne ensuite sa maison, ferme ses comptes de banque et
distribue tout son argent. Il laisse derrière lui ses trois enfants, issus
de trois unions différentes, et bon nombre d’amis dans son village
d’adoption, ValDavid,
où il a été conseiller municipal avant de faire la
chasse aux gourous (Médecins du Ciel) dans une saga qui a
alimenté les médias pendant plusieurs mois en 1995.
Assoiffé de connaissances
« J’ai quitté la maison en laissant la porte ouverte avec, comme
seules possessions, les vêtements que je portais et ma vieille guitare
Yamaha. »
Il s’enferme ensuite, sept jours sur sept, dans une bibliothèque de
Victoriaville pour « raffiner sa culture générale » et « trouver sa place
dans la littérature mondiale. » Assoiffé de connaissances, il lit
régulièrement une dizaine de livres en même temps en commençant
toujours par la fin. Avec une maîtrise sur le rire en poche, il prépare
maintenant un doctorat en intelligence collective.
Le squatter, qui sommeille en lui, s’installe ensuite au soussol
d’une
librairie alternative de cette ville. Entouré de livres, il dort sur une
table. Il termine alors l’écriture du premier tome (Monsieur 2.7K) de
sa trilogie. Son oeuvre compte plus de 3 000 pages. Depuis quelques
jours, ce premier tome est disponible gratuitement sur le web à
l’adresse qui apparaît plus bas.
« Je suis un homme choyé. J’ai eu de bons parents et de bons
partenaires de spectacle. Il insiste pour parler de son partenaire
actuel, Michel Woodard, un vieil ami chansonnier qu’il a retrouvé
après 35 ans de silence. Avec lui et sa conjointe Marlene Aud, ils ont
décidé de réseauter tous les « rêveurs équitables » de la planète et
organisent, de façon ponctuelle, des rencontres avec le public. Un
site internet a été créé dans cette foulée (
www.reveursequitables.com)

merciiiii
joyeux temps des fêtes

Écrit par : pierrot ermite des routes du K...anada | mardi, 14 décembre 2010

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Par Wolvy il y a 7 an(s)
Message perso : Un grand bravo à Kevin Prin !

C'est peut-être la meilleure critique que j'ai lu de toi, ton analyse d'Avatar frôlant la perfection ou presque.

Cordialement,

Wolvy.

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Par captain-spaulding il y a 7 an(s)

likeSmall
delpedro a écrit:"500 millions de dollars pour combien de haïtiens logés décemment ?"

Désolé paul logos, je me suis arrêté là.

Et toi, au lieu de passer trois jours à lire L'express, à analyser ce que dis Enthoven et à le paraphraser, tu pourrais pas bouger tes fesses et aller aider les vendéens qui ont les pieds dans l'eau ?



J'approuve

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Par Milyana il y a 7 an(s)
Je pense que si je devait noté c film, je lui donnerai 18/20. Malgrer les decors et effets speciaux MAGNIFIQUE, j'ai trouver pas mal de ressemblance avec d'autre film ou dessins animé (notamment dans les montagnes flottantes). Je trouve le scenario très simple (bah oui la conquete d'un autre territoire, on la vu avec les indiens et les cowboys) mais neammoins très moraliste ! On peut appeler sa un chef d'oeuvre, sans aucun doute, après tous, aucun film ne peut etre parfait !!!
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Par hellsing il y a 7 an(s)
alors par ou commencer.D'abord j'aime beaucoup le realisateur james cameron(terminator1et2 aliens)MAIS je n'ai pas du tout aimer Avatar.C'est vraie que les effets speciaux et les decords sont superbes et le cadre bien choisie mais ça s'arrete la.Personnnellement(meme si c'est discutable)je n'ai pas trouver le jeu des acteurs super en particulier celui du personnage principale je n'ai pas non plus aimer les commentaires du personnage principale destiné au public tout au long du film moi sa ma vraiment barber.Mais le plus gros defaut c'est le scenario enfin plutot l'absence de scenario.Non scerieusement le scenario c'est du recyclé on a tout les caracteristiques de la grosse production americaine,histoire d'amour sans reel developpement (au debut il s'aime pas),le hero est beaucoup trop lysse trop gentil l'archetype du hero hollyboodien et la morale ecolo je la trouve deplacer pour un film qui a couté 500 millions d'euro alors qu'avec cette somme on pourrait replanter une foret en entierre.Puis je trouves la façon dont la morale ecolo est introduite grosiere.En resumer le scenario du film ne montre aucune surprise,du debut a la fin au debut de chaque scene on va savoir ce qui va se passer et si on a deja vue des films comme danse avec les loups ou encore le superbe princesse mononoke de myazaki le scenario deja faible n'a absolument plus aucun interet.Personnellement au niveau le film avait un grop potemtiel delaisse au detriment des effets speciaux dommage.Note 7/20
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Par titi il y a 7 an(s)
Sa le vaut bien ce 20/20!Ce film est une révolution ! Quand je l'ai vue je suis devenu fan immédiatement ! Merci beaucoups James Cameron!
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