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Interview exclusive : Goal of the Dead, du foot, des enragés, deux films !

Goal of the Dead : Interview de Benjamin Rocher et Thierry Poiraud

Ne nous voilons pas la face. Oui, le cinéma fantastique français va mal. Boudée par le public, boycottée par les financiers, ghettoïsée par les exploitants, et parfois même malmenée par des producteurs plus intéressés par les sous de Canal que par l'envie de faire du cinéma, la vague de films "French Frayeur" - lancée sous l'impulsion de Manuel Alduy en 2007 après les "succès" de Saint-Ange, Sheitan, Ils et Haute Tension - n'aura pas eu l'impact escompté sur le PAF. En effet, cinq ans après son lancement : plus rien, ou si peu. Quant à ses instigateurs ? Certains sont partis vers d'autres genres (David Moreau, passé de Ils à 20 ans d'écart). D'autres vers d'autres contrées (Xavier Gens ou Pascal Laugier ont fait leur dernier film au Canada). D'autres enfin, ont totalement disparu de la circulation. Exemple frappant de cette fin de mode hélas trop précoce : aucun film de genre français n'aura été présenté lors des derniers festivals de Gérardmer, de Sitgès ou de Paris (PIFFF).

 

Haute Tension

Haute Tension d'Alexandre Aja, le film par lequel tout a commencé

 

Certes, cette vague de films aura permis à quelques cinéastes auteurs / artisans valeureux de se faire les dents et de prouver au monde qu'ils en avaient suffisamment dans le ventre pour qu'on leur confie un peu plus qu'un petit million d'euros pour faire des films. Certes, elle aura donné naissance à plusieurs œuvres de qualité, reconnues à l'international, et bien plus abouties et intéressantes que celles de la collection "B-Movies" des années 2001-2003. Mais au final, lorsque l'on regarde les chiffres et que l'on entend les principaux acteurs du cinéma bis hexagonal, le constat est hélas inévitable : il n'y a aucun avenir pour le cinéma fantastique français tel qu'on le conçoit aujourd'hui.

 

 

Que faire alors ? Baisser les bras ? Laisser les espagnols et les scandinaves nous filer des complexes ? S'asseoir sur ce savoir-faire artisanal - unique en France - acquis durant ces cinq années ? Laisser croire aux costards-cravates des chaînes de télé qu'ils ont eu la peau du cinoche bis à la française !? Mais ce serait bien vite oublier que nous sommes dans le pays de Vercingétorix et de Malraux. "En France, on a pas de pétrole, mais on a des idées" disait un général bien connu. Les financiers ne donneront plus d'argent pour le genre ? Pas de soucis, le crowdfunding existe (dernier exemple en date : Aux yeux des vivants d'Alex Bustillo et Julien Maury). Le cinéma fantastique français n'a plus sa place au cinéma entre un énième film de super-héros américain et la dernière comédie de Danièle Thompson ? Qu'à cela ne tienne. Il vivra quand même, en dehors des chemins balisés. Loin des yeux des médisants qui souhaitent sa mort, mais proche du cœur de ceux qui le défendent. En témoigne ce film dont nous vous parlons depuis quelques temps déjà : Goal of the Dead, de Benjamin Rocher (coréalisateur de La Horde avec Yannick Dahan) et Thierry Poiraud (coréalisateur d'Atomik Circus avec son frère), produit par Raphaël Rocher pour Capture the Flag et tourné en région parisienne ces dernières semaines. Une comédie horrifique qui a pour particularité de mélanger deux univers qui, à priori, ne sont pas destinés à cohabiter : celui des zombies et celui du football.

 

Goal of the Dead : première mi-temps

 

GOAL OF THE DEAD : ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC LES REALISATEURS

 

Quelques jours avant le premier clap de tournage, nous avons rencontré ses réalisateurs pour qu'ils nous en disent plus sur ce projet peu commun, né à l'origine de la volonté de son producteur. Benjamin Rocher explique : "A la base, c'est un projet que Raphael Rocher a développé avec le scénariste Nicolas Peufaillit autour d'une idée qui les faisait marrer : réunir dans un même film du foot et des zombies. Ils ont commencé à plancher sur ça juste après La Horde, en 2010, en réunissant un pool de scénaristes aux horizons très variés – Tristan Schulmann (un des coréalisateurs de Suck My Geek), Izm (Les Lascars), Marie Garel (Propriété Interdite, Atomik Circus) ou encore Laetitia Trapet (scénariste de Rien dans les poches)." Très vite, les idées fusent. Et le projet prend forme.

 

Goal of the Dead racontera donc l'histoire de deux équipes de foot qui vont être amenées à se rencontrer en 32e de finale de Coupe de France : une équipe pro – "l'Olympique de Paris" – et une équipe amateur des Ardennes. "Au début de l'histoire, l'équipe de Paris est en pleine déliquescence, avec des individualités qui cherchent à se tirer la couverture, une jeune superstar qui ne rêve que de se barrer ailleurs, et une ancienne gloire de 35 ans faisant office de personnage principal" précise Benjamin Rocher. "Le bled dans lequel va jouer son équipe est son village natal, où il n'est pas retourné depuis 17 ans, et où il a bien sûr a laissé quelques dossiers non-classés. Parmi ceux-ci, un élément fantastique "mystère" qui va faire que les habitants du village vont devenir progressivement des enragés du football. Pas des zombies, juste des mecs qui ressentent le besoin de taper dès qu'ils voient un ballon". Toute ressemblance avec des "supporters" ayant existé n'est absolument pas fortuite.

 

Goal of the Dead : première mi-temps

 "Lorsqu'on voit des images de supporters en colère à la télé, on a l'impression de voir des enragés"

 

En 2011, les initiateurs du projet décident d'aller un cran plus haut dans l'audace. Le scénario est tellement dense que Goal of The Dead ne sera pas un, mais deux films, comme autant de mi-temps d'un match de foot. Un "double programme" à l'ancienne, dans la plus pure tradition bis. Rocher s'occupera de mettre en boîte la première partie, tandis que Poiraud s'occupera de la seconde. "Le premier film se termine à l'issu de ce match qui se déroule très mal. Et là, il y a un twist qui fait que tu meures d'envie de voir la suite" explique Benjamin. Thierry embraye : "Et dans le second film, on est plutôt dans une ambiance post-apocalyptique. Notre héros doit nettoyer son placard dans un climat de fin du monde. Et bien entendu, tout va se régler sur le rectangle vert. Le premier film est plutôt un film catastrophe, tandis que le second est un survival". Pour autant, les deux œuvres seront des comédies "vraiment centrées sur les personnages, très à l'anglaise" dixit Benjamin, et "dans la lignée de Shaun of the Dead", selon Thierry. "C'est important de souligner qu'il s'agit de films comiques et non parodiques" explique d'ailleurs ce dernier. "Goal of the Dead sera respectueux du genre abordé, que l'on traitera au premier degré, avec le plus d'humilité possible."

 

Une comédie d'horreur, avec des enragés et du football … Les intentions sont là et on comprend que cela ait pu leur plaire. Mais comment sont-ils arrivés sur le projet ? Pour Benjamin, c'est assez simple. "Comme je suis associé de Capture the Flag, je trainais dans les parages et j'étais au courant de l'avancée du projet - que je suivais d'un œil bienveillant en essayant d'apporter mon humble expérience à la production. Au départ, je n'étais pas du tout attaché au film comme réalisateur, en grande partie parce que j'avais déjà donné dans le film de zombies. Mais avec le temps, plus le film prenait forme, plus il me paraissait génial. Et surtout, très différent de La Horde. Finalement, j'ai rencontré Thierry, le courant est bien passé, le projet était chouette donc je me suis dit Yala !" Thierry, lui, avait un projet avec Capture the Flag. En attendant que celui-ci se monte, il a accepté Goal of the Dead : partie 2 comme une commande. "Ce qui m'a plu dans cette histoire, c'était le parallèle entre les enragés et les supporters extrémistes. Lorsqu'on voit des images de supporters en colère à la télé, on a l'impression de voir des enragés. Mais je dois dire que c'est à la fois un film de commande et un vrai film d'équipe. Une œuvre collégiale pourrait-on dire. Et ce, dans sa conception, comme dans son exploitation, puisqu'on espère le projeter dans des soirées spéciales, en compagnie du public".

 

Goal of the Dead : première mi-temps

"L'exploitation du film s'apparentera à une tournée d'un groupe de rock."

 

Ce qui nous amène à la caractéristique principale des Goal of the Dead : son exploitation. En effet, les deux films sortiront en même temps dans quelques salles avant d'être projetés dans un circuit alternatif de séances spéciales. "L'idée de base, c'était de faire une sortie événement", argumente Benjamin. "Pas une sortie traditionnelle au guichet. Avec La Horde, j'ai un peu souffert de la sortie salle. Le film marchait bien en festival et à l'international, parce que le public le voyait comme un film vraiment festif. Dans les cinémas, j'avais l'impression qu'il ne trouvait pas sa place. Goal of the Dead au contraire, ne sera visible que dans un circuit alternatif d'exploitation. Ca évite aussi que le spectateur paye deux billets pour la même histoire. Du coup, le mercredi à 14h, on n'aura pas les yeux rivés sur le nombre d'entrées, on sera dans une salle en train de faire la fête avec le public. Chaque séance du film sera comme une projection en festival, avec un entracte joyeuse. Je n'aurai pas accepté s'il en avait été autrement. Coup de chance : notre distributeur soutient cette idée à fond". Une idée qui a également beaucoup plue à Thierry Poiraud. "L'exploitation du film s'apparentera plus à une tournée d'un groupe de rock. On ira en province avec le film sous le bras pour le montrer les samedis soir, avec de la bière. Alors oui, il y aura beaucoup moins de projections que pour une sortie traditionnelle. Mais ceux qui verront le film en salle le verront dans la meilleure des ambiances. Et les autres pourront le découvrir sur Canal Plus ou en vidéo quelques mois après."

 

Comme beaucoup de films de genre, Goal of the Dead ne bénéficie pas d'un budget pharaonique. Du côté des financiers, on trouve  Canal Plus bien sûr, qui reste aujourd'hui le dénominateur commun de tous les productions d'horreur françaises,  mais aussi le distributeur / exportateur Films Distributions et des Sofica. D'ailleurs, lorsqu'on sait à quel point il est difficile de produire un film d'horreur en France, on imagine mal qu'il soit envisageable d'en tourner deux en même temps. Et pourtant … "Comme pour tous les films de genre français, on part avec un budget réduit et peu de semaines de tournage (8 semaines pour faire deux films)" nous raconte Thierry. "Du coup, pour des raisons logistiques évidentes, on a complétement mélangé le tournage des deux films. Je pense que ça va être surtout étrange pour les comédiens et pour l'équipe de bosser un jour avec un réalisateur, et le lendemain avec l'autre. Pour palier à ça, on a fait des lectures tous ensemble." De casting, parlons-en. Très orientée "comédie", la distribution de Goal of the Dead sera composée d'Alban Lenoir (vu dans la série Lazy Company), Charlie Bruneau (Dépression et des potes), Ahmed Sylla (humoriste passé par la case "On n'demande qu'à en rire"), Patrick Ligardes (Bernie, Brice de Nice, Frontières), Bruno Salomone (La clinique de l'amour, Fool Moon, Hellphone), Philippe Rebbot (Mariage à Mendoza), Philippe du Janerand (vu récemment dans Paulette et Alceste à Bicyclette) mais aussi Renaud Rutten (Bullhead, Le Petit Nicolas), Tiphaine Daviot (Plus Belle la Vie), Sébastien Vandenberghe (Mafiosa, Taken 2), Vincent Debost (Engrenages, Adèle Blanc-Sec), Benoît Moret (Lazy Company) et Jean-François Cayrey (humoriste du Jamel Comedy Club).

 

Alban Lenoir

 Alban Lenoir, comédien principal de Goal of the Dead

 

Détail marrant : pour les besoins du tournage, plusieurs de ces comédiens ont suivi un entraînement spécial … ils ont dû apprendre à jouer au foot comme des professionnels. Et histoire de faire les choses bien, la production s'est attachée les services d'un connaisseur, un vrai : Franck Annesse, rédacteur en chef du magazine So Foot et accessoirement passionné de cinéma. C'est Thierry qui l'a embarqué dans l'aventure. "Quand je lui ai dit que je faisais un projet sur le foot, il a tout de suite été très enthousiaste à l'idée de filer un coup de main. D'abord comme consultant scénario, ensuite comme entraîneur de comédiens pendant la prépa du tournage, enfin comme "chorégraphe" des séquences de foot. Plus qu'un partenaire, il est vraiment notre caution footballistique sur ce film." Benjamin surenchérie : "C'est agréable de se reposer sur des mecs comme ça qui savent exactement ce qu'ils font. Avec lui, on est sûr que nos matchs de foot ressembleront vraiment à un match et que les comédiens qui jouent des footeux auront des attitudes crédibles sur le terrain. Ca évitera que les fans de foot pestent à cause d'un manque de réalisme."

 

Les fans de ballon rond devraient donc y trouver leur compte. Certainement plus que devant Les Seigneurs ou 3 Zéro - pour ne citer que les tentatives les plus populistes de "films sur le foot" qui surfaient sur l'amour des français pour ce sport sans jamais essayer de proposer autre chose que les quelques clichés d'usage. Et ce, malgré la touche fantastique qui peut souvent décontenancer le public non-initié. En effet, la volonté des réalisateurs n'est pas de faire du fantastique pour du fantastique, comme cela a pu être le cas avec de précédentes tentatives "Made in France". Comme l'explique Thierry, c'est l'histoire et ses personnages qui les ont toujours motivés à avancer. "Le fantastique n'est intéressant que lorsqu'il appuie les enjeux psychologiques du ou des personnages de l'histoire. Nous, on suit plusieurs personnages écrasés sous cette chape du football. Ils ont tous des problèmes exacerbés par leur statut de sportif de haut-niveau. L'intrusion du fantastique va les amener à régler ces problèmes. Comme dans Shaun of the Dead : avant l'arrivée des zombies, le héros a des soucis avec sa copine, avec son meilleur ami, avec son boulot. Et il règle tout alors même qu'il doit affronter des mort-vivants. Ce sont ces enjeux là qui nous intéressent, plus que de faire un film d'enragés. Le but, c'est de surprendre. Et même si la trame est classique, on va tout faire pour essayer de rendre nos films ludiques et surprenants de bout en bout."

 

Goal of the Dead : première mi-temps

"Je ne veux pas faire genre "Twin Peaks". Ca se passe dans la campagne française, il faut des mobylettes Peugeot, des R5  un bar PMU au milieu du village …"


Car Thierry et Benjamin connaissent bien les attentes du public auquel s'adresse leur film. Pour en avoir fait l'expérience, ils savent que c'est un genre où le public et la critique ne font pas de cadeau. La Horde, malgré le soutient d'une fan-base forte, n'a réalisé que 60.000 entrées. De son côté, Atomik Circus a attiré plus de 200.000 spectateurs. Un chiffre qui aurait satisfait beaucoup de réalisateurs de films d'horreur, mais qui est à remettre en perspective avec son budget (16 millions d'euros selon Allociné) et son casting "bankable" (Benoît Poelvoorde, Vanessa Paradis). Sans être revanchards, les deux réals avouent quand même avoir appris de leur première expérience. Et ils ne souhaitent pas commettre de nouvelles erreurs. "Mon envie, c'est vraiment de faire une sortie en adéquation avec les intensions du film et son budget. A l'époque de la sortie d'Atomik Circus, la presse avait beaucoup parlé du devis du film et avait jugé qu'il était trop élevé avec le résultat final. Nous on voulait faire une série Z et on s'est retrouvé avec des stars – dont nous étions très heureux, ce n'est pas le problème – qui ont fait que le film s'est retrouvé sous les feux des projecteurs. C'est pas de notre faute si on a eu le budget qu'on a eu et que cet argent a été plus utilisé dans les caravanes des acteurs que sur le plateau !"

 

Benjamin de son côté, évoque plutôt une nouvelle manière d'aborder le tournage. "Quand j'ai fait La Horde avec Yannick Dahan, on s'est pris un paquet de murs dans la tronche. Quand on est nourri au cinéma de genre, on a envie que ça claque visuellement, qu'il y ait du mouvement, plein de beaux cadres … Or, c'est totalement impossible lorsqu'on est dans une économie de moyens. Et ça, on s'en est rendu compte pendant le tournage. C'était archi-violent et ça nous a obligé à revoir nos plans en permanence. Forcément, pour le deuxième film, je suis plus réaliste dans mon approche du tournage et donc j'anticipe beaucoup plus. J'ai aussi appris une chose avec La Horde, c'est que la mise en scène se pense au moment de l'écriture." Concrètement, ça donne quoi ? "Parfois, l'agencement d'une scène ou d'un dialogue peut te faire gagner une demi-journée de tournage. Spielberg est très fort pour ça : dans chacune de ses scènes, il y a un personnage ou un élément qui te donne les clefs de la séquence. Les informations sont extrêmement hiérarchisées, pour une plus grande fluidité dans le déroulement de l'histoire. Et comme c'est pensé dès l'écriture du scénario, le découpage n'en est que plus évident et efficace. Voilà, en terme de mise en scène, c'est là-dessus que j'ai essayé de travailler sur Goal of the Dead."

 

Goal of the Dead : première mi-tempsA gauche, Benjamin Rocher. A droite, Thierry Poiraud.


Si Rocher et Poiraud citent Edgar Wright et Steven Spielberg en exemple durant l'entretien, une chose est claire dans leur esprit : Goal of the Dead ne sera pas calqué sur ce qui peut se faire outre-Atlantique. Au contraire, en situant leurs films à la campagne et en se servant du levier populaire qu'est le football, l'idée est de proposer un vrai film français. Mais pas franchouillard. Une différence parfaitement expliquée par Thierry. "En Espagne, ils ont réussi à faire des films qui ont un sens par rapport à l'histoire de leur pays et qui font échos à une situation actuelle. En France, les films de genre sont à mon sens encore trop sous influence. Ce que j'aime dans Goal of the Dead, c'est qu'on s'éloigne un peu de ce cinéma très parisien pour aller vers un univers plus provincial. Moi, je suis très inspiré par La vie de Jesus et les films de Dumont en général, qui n'ont rien à voir ni avec la comédie ni avec les zombies, mais qui parlent très bien de la province. Je ne veux pas que mon film soit tourné dans des décors à l'américaine pour faire genre "Twin Peaks". Ca se passe dans la campagne française, il faut des mobylettes Peugeot, des R5 garées devant une gendarmerie et un bar PMU au milieu du village … mais filmés de manière sexy, pour que ce soit agréable à regarder." Benjamin va dans le même sens : "Ca, c'est quelque chose que les anglais et les belges savent très bien faire. Quand on regarde Full Monty par exemple, c'est pas l'histoire de londoniens. C'est vraiment l'histoire de gars du Nord qui sont dans la merde, et le réalisateur raconte leur histoire sans aucune condescendance. C'est aussi ce que font très bien les frères Coen."

 

"Je suis prêt à me battre encore vingt ans pour que le cinéma de l'imaginaire existe en France" nous expliquera Benjamin Rocher en fin de rencontre, histoire de boucler la boucle avec notre introduction. Qu'on soit bien clair. Goal of the Dead ne sera pas le film qui relancera à lui seul une nouvelle vague de cinéma de genre français. D'ailleurs, ce n'est pas son but. Peut-être juste, et on l'espère, parviendra-t-il à lui redonner un peu de couleurs et à lui indiquer un itinéraire bis à suivre pour pouvoir continuer à survivre. Un chemin plus sinueux, plus alternatif, encore plus artisanal, mais peut-être plus viable car conçu dans cet esprit de liberté totale qui a fait la force des pierres angulaires du cinéma de séries B. Mauvais élève le cinéma de genre français ? Non, simplement "Too cool for school".

 

BONUS : Découvrez ci-dessous une vidéo révélant quelques images du tournage !

 


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Par Michèle Bori 1 commentaires


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Par guida44 il y a 5 an(s)

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c'est sure que ce n'est pas évident pour le cinéma francais de faire face contre le cinema américain
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