20th Century Fox oblige, le film démarre d'entrée de jeu
sitôt le disque inséré dans la langue et les sous-titres de votre choix selon
les réglages de votre lecteur. Pas de menu, donc et la navigation à travers les
bonus de Die Hard 4 se font directement à même le film, au même titre que la
configuration sonore et le chapitrage. On y retrouvera grosso modo ce que
propose l'édition collector 2DVD, à l'exception des scènes coupées des deux
modules totalement inutiles sur la vie des hackers et du pourtant très drôle
bêtisier. Le film a beau être proposé dans sa version soft, par-dessus laquelle
le commentaire audio est enregistré et proposé sur l'édition simple, ce même
commentaire répond ici aux abonnés absents. Un parti pris qui permet au Blu-Ray de proposer un contenu particulièrement exhaustif sur un seul et unique disque.
Le making of (95min31) :
Voilà enfin bon gros long making-of s'intéressant à la
confection d'un épisode de Die Hard.
Il fallait au moins bien ça pour dévoiler une partie des rouages de la
franchise mais il fallait surtout s'étirer suffisamment en longueur pour
concourir auprès des bonus DVD modernes. En effet, s'il dépasse l'heure et
demi, ce making of ne restera qu'un très bon guide dévoilant académiquement la
création d'un film hollywoodien lambda, conservant un ton de featurette
commerciale ("c'est génial", "c'est super", "c'est un
rêve de gosse") sans livrer totalement les secrets fondamentaux
de ce film en particulier. Et encore moins l'étant d'esprit général de la saga.
Les principaux concernés sont abonnés absents pour certains (John McTiernan ou Bruce Willis, n'apparaissant que quelques secondes via des extraits d'interview promo) et Len Wiseman extrapole au fur et à mesure de ses interventions le fait
que son film est avant tout un fanfilm à 100 millions de dollars.


Donc non, ce documentaire n'est pas la pièce inespérée qu'on
aurait aimé découvrir, et ses 25 premières minutes ne demeureront d'ailleurs
qu'un long récapitulatif de ce qu'est le film et de ses origines. Seul Justin
Long épice joyeusement la chose en pourrissant totalement les petites
interviews volées qu'on essaie de lui faire faire à même le plateau, et
réinvente un film imaginaire où Forest Whitaker et autres acteurs de renoms
auraient échoués au casting pour avoir son rôle. En revanche, passé les
présentations, on rentre dans le vif du sujet. Du sujet technique en tout cas
puisque l'on survolera tour à tour les traditionnels services de créations d'un
film comme celui-ci. Séparé en modules de 5 à 10 minutes environ, il sera
question de la conception des décors, des cascades, des effets spéciaux visuels
(Wiseman met un point d'honneur à ne pas confondre son amour des effets visuels
et la facilité des images de synthèses), du mixage sonore, du fameux travail
d'étalonnage ou de l'enregistrement de la bande originale.

Un programme un peu trop formaté mais en aucun cas
déplaisant pour qui s'amourache des mises en scènes complexes puisque l'on est
néanmoins invités à découvrir comment furent effectuées les cascades diverses
et que certains plans à effets spéciaux (la poursuite avec le Harrier par
exemple) se sont pas bricolés exactement comme on pouvait l'imaginer.
Tout sur Die Hard (21min44) :
Ne cherchez pas plus loin ! S'il y a un bonus à voir sur ce
DVD, ou mieux, une seule interview de Bruce Willis à suivre, c'est ici que ça
se passe. Ce beaucoup trop court entretien entre Bruce Willis et Kevin Smith
permet au comédien de livrer ses états d'âme à un jour de la sortie du film sur
les écrans américains. Même si Smith aborde judicieusement les bonnes questions
sans langue de bois, la star s'exprime en laissant de côté tous les enjeux
commerciaux et dévoile le visage d'un homme conscient des hauts et des bas de
sa carrière, des enjeux d'un tel film et n'hésite pas à citer des titres qu'il
n'aurait pas du faire... Dont certains épisodes de la franchise qu'il modifierait
s'il pouvait. Ils évoquent ainsi quelques anecdotes amusantes, comme la fameuse
incursion de Willis dans les forums de Aintitcoolnews et la probabilité de
faire un cinquième film. Une jolie pièce de sincerité.

L'interactivité s'achèvera sur des petits bonus de rigueur, dont une featurettes promo de Fox Movie Channel (6min19) où c'est
carrément le big boss de la Fox qui nous rappelle l'existence de la saga Die Hard, ainsi que le délirant clip de Guys Nite qui raconte ni plus
ni moins que l'histoire des quatre films ainsi qu'une interview du groupe (5min49).