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Critique Ciné le 01/04/2011, 12:33

Critique : Sucker Punch

Notre avis : 5/10

Le Pour : 4 étoiles

 

Zack Snyder a toujours divisé. Hormis peut-être pour son premier coup de maître, L'Armée des Morts. Mais 300, déjà, était passé à la moulinette des critiques, avec ses hommes en jupettes et ses plans truqués jusqu'au ciel. Watchmen avait fait sauter certains fans du comics au plafond, et même son film d'animation du Royaume de Ga'Hoole avait fait couler un océan d'encre noir. Tantôt érigé en exemple, tantôt décrit opportuniste et indigeste, le cinéma de Zack Snyder a toujours fait parler. C'est évidemment encore le cas avec Sucker Punch, son premier scénario original, qui lui permet d'y mettre tout ce qu'il est. Et tout ce qu'il aime. Et pour peu que l'on adhère au concept, Sucker Punch est une vraie claque visuelle ultra jouissive, portée une bande-son rock tout bonnement hallucinante, un choc fun au possible qui pioche dans la SF, l'heroic fantasy, les jeux vidéos et même la comédie musicale à la Chicago pour nous offrir des combats titanesques, des filles ultra sexy et des rêves dans le rêve à la Christopher Nolan. C'est clair, Sucker Punch ne plaira pas à tout le monde, mais ceux qui aiment vont adorer.

 

Le Contre : 1 étoile

 

Pas de doute, nous sommes face à un film de Zack Snyder, avec tout ce que cela implique. D'un côté, une certaine générosité pour tenter d'offrir au public des séquences graphiques jamais vues avant. De l'autre, une certaine tendance à privilégier la forme par rapport au fond. Sauf que quatre ans après 300, ce qui pouvait apparaître comme fun et audacieux dans le cinéma de Snyder semble aujourd'hui démodé, pompeux et redondant. L'exception ne fait pas la règle, hélas. Son expérimental péplum new-age aurait dû rester un one shot percutant et ne pas devenir une marque de fabrique déposée pour ce réalisateur qui aujourd'hui semble s'auto-citer en permanence. Car en l'état, Sucker Punch n'est qu'une version girly et outrancière de son adaptation de Frank Miller. A peine sorti, déjà ringard.


Sucker Punch : Critique du film

LA CRITIQUE FAVORABLE

 

Aurélie Vautrin : 4 étoiles

 

Ses précédents films ont fait de lui l'un des cinéastes les plus recherchés d'Hollywood, mais peut-être aussi l'un des plus décriés. Une chose est sûre, si voir des nanas en décolletés et talons hauts fighter des zombies nazis, des robots futuristes, des orcs version Seigneur des Anneaux ou des dragons tout droits sortis de jeux vidéos comme World of Warcraft : Cataclysme, le tout sur fond vert pour un résultat d'1h50 complètement truqué, ne vous bottent pas plus que ça, passez votre chemin. Mais résumer Sucker Punch à ça serait une erreur. Car si Christopher Nolan étalait son concept du rêve dans le rêve dans Inception, Zack Snyder en remet une couche avec Sucker Punch, offrant les délires imaginaires d'une jeune fille dont seuls les rêves peuvent l'aider à s'évader de sa réalité cauchemardesque. Comme Matrix, comme Inception ou même Eternal Sunshine of the Spotless Mind dans un autre genre, il faut accepter le postulat de départ. Que l'on est dans un rêve. Voir dans un rêve imbriqué dans un autre. Et que tout est permis. Une sorte d'Alice au pays des merveilles avec tous les flingues possibles et imaginables. Alors, le film emporte comme une comédie musicale, une sorte d'opéra rock orchestré d'une main de maitre. D'ailleurs la bande-son, proposant des remix et des reprises explosives de titres comme I want it all ou Where's my mind, de Bjork ou Skunk Anansie, joue un rôle majeur dans l'ambiance fantasmée du film. Du gros son, donc, pour faire briller la fine fleur des jeunes actrices hollywoodiennes - sublimes Emily Browning, Abbie Cornish, Jena Malone... Des drôle de dames à la Dead or Alive mixées à la sauce Lara Croft et l'héroïne de Kill Bill qui se battent pour survivre dans un monde de brutes. Mais Sucker Punch n'est pas misogyne pour autant. Oui, ces filles sont sexy et sont fringuées comme des poupées du Quartier Rouge. Elles sont même diablement attirantes, et servent d'esclaves à un Oscar Isaac à frémir. Mais Sucker Punch est un film certes érotisant, mais ne tombe ni dans la facilité, ni dans le voyeurisme. Elles sont belles et court-vêtues comme pouvaient l'être les filles de Chicago ou de Nine. Il faut pouvoir aller au delà, au delà de la réalité, au delà du rêve. 

 

Sucker Punch : Critique du film : Critique du film

 

Car à la frontière des mondes épiques et fantasmagoriques, Snyder nous offre un florilège du meilleur de la SF et de l'heroic fantasy, et nous propose finalement plusieurs films dans le film. Encore une fois, il y a mis tout ce qu'il aime voir au cinéma, ce qui le fait tripper et que ses fans vont aimer. Les combats sont titanesques, les scènes de fight toujours explosives et si savamment orchestrés. Car on a beau connaître son aisance à nous embarquer dans un monde imaginaire (300, Watchmen, on y revient), on ne peut qu'avoir le souffle coupé devant l'introduction de Sucker Punch, qui nous résume en quelques plans, sans dialogues, les raisons de l'arrivée de Babydoll dans l'hôpital psychiatrique. Une beauté à couper le souffle qui nous cloue dans notre siège dès les premières secondes, bercé par un Sweet Dreams murmuré par Emily Browning elle-même. Le voyage commence et pour peu, encore une fois, que l'on accroche au concept, on s'en réveillera 1h50 plus tard. Visuellement, Zack Snyder nous offre une nouvelle fois ce qu'il sait faire de mieux, à grand renfort de ralentis, des plans impensables et de couleurs toujours ultra contrastées, quelque part entre le jeu vidéo, le cinéma et le rêve, comme seul Snyder le propose aujourd'hui. Jamais ces effets spéciaux, pourtant à outrance, ne nous feront sortir du film. Seul une petite longueur au 2/3 pourra quelque peu ralentir le rythme effréné du voyage. Mais encore une fois, ce méga trip vaut le coup d'oeil si on se laisse emporter par le délire d'un esprit si prolifique. Alors, comme dirait Babydoll... So... Fight !

 

Aurélie Vautrin


 


 

 

LA CRITIQUE DEFAVORABLE

 

Maxime Chevalier : 1 étoile

 

Zack Snyder a cela en commun avec Quentin Tarantino que, quoiqu'ils disent et quoiqu'ils fassent, il y aura toujours des gens pour applaudir leur travail, ou au contraire, pour le décrier. Et aujourd'hui, après cinq films - dont un seul est parvenu à faire l'unanimité, son premier, L'Armée des morts - reprocher à Snyder ses tics visuels et son incapacité à créer de l'émotion serait presque aussi incongru que de pointer du doigt le cinéma du papa de Pulp Fiction, en critiquant ses (trop ?) nombreux clins d'œil au 7e Art, et ses dialogues bavards. Snyder, c'est simple, on aime ou on n'aime pas. Depuis 300, nous savons ce qu'a à proposer Zack Snyder. Nous savons, parfois même avant de les avoir vus, quels seront les qualités et les défauts de ses films. Dès lors, pourquoi donc s'étonner lorsqu'au sortir de Sucker Punch, les seuls constats que nous pouvons faire sont qu'il s'agit là d'une œuvre avant tout formelle, assez froide, basée sur un script prétexte et puéril, et où le seul intérêt est de découvrir les nouvelles idées de plans "de ouf" que le maître ès-SFX Snyder a pu avoir ? Pour pas grand chose en effet.

 

Sucker Punch : Critique du film : Critique du film

 

Alors, on pourra s'épancher longuement sur ce scénario qui semble avoir été écrit par un ado rebelle qui vient tout juste d'ouvrir son premier Métal Hurlant, où une sinistre histoire d'orpheline sert de prétexte malsain à un mauvais script de jeu vidéo. On pourra se gausser des choix artistiques de Snyder, qui avec sa direction artistique outrancière et de mauvais goût (avec ses filles fringuées vulgairement ; ses SFX d'un autre âge qui - un an après Avatar - n'étonneront personne ; sa lumière bling-bling et sans âme) pourrait faire passer Watchmen pour une peinture naturaliste. On pourra une fois encore regretter que Snyder n'ait toujours pas appris à raconter correctement une histoire, et que son Sucker Punch, comme ses précédents films, soit autant plombé par des sautes de rythme indigestes. Mais cela aurait-il beaucoup d'intérêt ? Dans ce cas là, autant avouer que le cinéma de Snyder ne nous intéressera pas tant qu'il n'aura pas autre chose à proposer que ses fantaisies visuelles. Car à nos yeux, le soucis majeur de Snyder est que depuis quatre ans, il n'évolue pas. Que ce dernier, solidement ancré sur ses acquits, ne cherche pas assez à surprendre son monde, hormis avec Le Royaume de Ga'Hoole, son film avec des animaux qui, ironiquement, est sans doute le plus "humain" de toute sa filmo. Mais ce reproche bien subjectif n'est hélas que coup d'épée dans l'eau, puisque c'est pour toutes les raisons évoquées ci-dessus que Zack Snyder dispose d'une solide base de fans. C'est pour eux qu'il fait des films, alors, pourquoi leur gâcher ce plaisir ?

 

Découvrez notre interview de Zack Snyder, qui répond à vos questions dans la StarBox, et notre chronique de Sucker Punch le livre officiel.


Par La Rédaction


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Réactions
Voici les 10 dernières réactions sur un total de 32.

Citer AvagenPar Avagen le Vendredi 2 Décembre 2011, 23:29

Les personnes ayant attribuées une note basse au film n'y ont absolument rien compris. Ce qu'il évoque vous échappe totalement, c'est bien dommage. Un pur chef-d’œuvre, que je conseille à quiconque lisant ce commentaire de le (re)voir.

Citer alex-naytPar alex-nayt le Samedi 30 Avril 2011, 23:35
petite fleur :
alex-nayt :

Sérieusement, vous n'avez rien compris à ce que voulais transmettre Snyder - à part levieuxdragon -. Vous demandez plus de lien, mais vous croyez quoi ? Qu'à chaque film on va tout vous dire dès le début, tout expliquer en détail etc ... Non ! Avec Sucker Punch, il y a deux lectures a avoir. C'est une fille bouleversée par la mort de sa mère et violée par son beau-père, elle apprend qu'il veut faire la même chose à sa soeur : elle pète un câble, elle prend le revolver et veut le tuer mais au moment de le faire : merde elle y arrive pas, elle tire au-dessus. Malchance, elle tire dans l'ampoule et Snyder a bien voulu le faire comprendre en faisant un ralenti, sa soeur est en dessous elle se fait tué. La Babydoll est bouleversée et son beau-père l'enferme. Et oui, comme on l'a vu, la mère a légué tous ses biens à ses deux filles. Alors là, une morte et l'autre enfermée, c'est lui qui touche l'argent. Voilà pour eclaircir un peu les idées de Geouf. Après, Babydoll est enfermée et est tellement bouleversée qu'elle sombre limite dans une dépression. La, (je pense que c'est ça que vous avez pas compris) à chaque fois, les filles doivent trouver un objet : la carte, le feu, le couteau, la clé et un mystère qui s'avère etre le sacrifice de Babydoll. Elles doivent impérativement avoir ces objets et pour distraire les personnes qui ont ces objets (le maire par exemple), Babydoll danse. Et Babydoll s'imagine l'acquisition de cet objet comme étant une aventure extraordinaire. Pourtant, (vous en demandez beaucoup !) il y a des liens à cahque fois entre la réalité et ce que Babydoll imagine : Par exemple, la quête pour avoir le feu, Amber doit prendre le briquet du maire et Babydoll doit prendre les deux pierres dans la gorge du bébé dragon. Le sage dit à Babydoll : "Surtout ne réveillez pas la mère". "La mère" pour Babydoll, "Le maire" pour Amber. C'est ressemblant non ?
De plus, ce qui m'a bouleversée dans ce film, c'est la misère humaine et la sauvagerie sexuelle des hommes et que les filles utilisent la seule chose qu'elles ont et qui marche sur les hommes : le charme. Snyder peut passer pour un pervers avec ce film, moi je ne le vois pas comme ça. Après chacun son avis, je respecte mais je ne comprend pas qu'on puisse dire "on se contre fout du sort des personnages" alors que justement, elles sont malgré elles mêlées à cette histoire et que finalement une seule reste vivante. Mais je ne pense pas que ce soit la seule sauvée : non, elles sont toutes sauvées : Brandie, Amber et Rocket meurent mais c'est une libération pour elles car elles le disent, elle préfèrent mourir que rester dans l'asile. Et à travers la mort, elles s'évadent de ce qu'elles appellent l'enfer pour aller au paradis. C'est beau tout ça non ? Babydoll de son coté se fait lobotomiser ce qui est une libération également pour elle car elle a sur la conscience l'homicide (involontaire mais la mort quand même) de sa soeur et en se faisant lobotomiser, elle ne s'en souvient plus. Et on le voit à la fin car sa dernière expression du visage était le sourire. Ca prouve qu'elle était "contente" de se faire lobotomiser et le gars qui la lobotomise le dit : elle avait un regard qui voulait dire "fais-le" et ça, c'est touchant ... Etre mal au point de vouloir se faire lobotomiser ... Mais bon, pour comprendre tout ça, il faut avoir une sensibilité assez élevée ...


Je le répète, j'ai absolument comprii l'optique du film, l'histoire de fond, en elle même est touchante et bien souvent, issue d'une triste réalité. J'ai trouver l'assemblage de toutes ses émitions extremement maladroit! mon opinion est telle qu'elle ne changera pas là dessus. Snyder, je pense, (quoi que...) peut être capable de sortir mieux que ça merde! ce ne film n'a été qu'un mauvais mélange mal dosé... il aurait peut etre fallut d'un rien pour qu'il soit parfait! Je suis persuadée que ce même scenario en livre, c'est de la bombe^^
Pour ce qu'il en ai de la "sensibilité", ce n'est, selon moi, absolument pas le seul critère qu'il faut pour évaluer un film...encore une fois, c'est bien plus complexe que ça, il ne suffit pas de fournir une histoire boulerversante et hop c'est touchant alors cool --' enfin, les avis divergent la dessus et j'aime connaitre les différentes appréciations... mais pitié qu'on ne parle pas de sensiblité élevée... c'est ridicule chaque personne la possède à son degré. smile


Pour la sensibilité, c'est exactement ce que je dis ... chacun a un degré différent et il y en a des élevés ... enfin bref ....
Mais moi, le film m'a bouleversé et pas une seul fois il ne m'a paru pas clair. C'est pour ça que je ne comprends qu'on puisse dire qu'il n'est pas compréhensible ...
Enfin bref chacun son opinion !

Citer petite fleurPar petite fleur le Samedi 30 Avril 2011, 22:57
alex-nayt :

Sérieusement, vous n'avez rien compris à ce que voulais transmettre Snyder - à part levieuxdragon -. Vous demandez plus de lien, mais vous croyez quoi ? Qu'à chaque film on va tout vous dire dès le début, tout expliquer en détail etc ... Non ! Avec Sucker Punch, il y a deux lectures a avoir. C'est une fille bouleversée par la mort de sa mère et violée par son beau-père, elle apprend qu'il veut faire la même chose à sa soeur : elle pète un câble, elle prend le revolver et veut le tuer mais au moment de le faire : merde elle y arrive pas, elle tire au-dessus. Malchance, elle tire dans l'ampoule et Snyder a bien voulu le faire comprendre en faisant un ralenti, sa soeur est en dessous elle se fait tué. La Babydoll est bouleversée et son beau-père l'enferme. Et oui, comme on l'a vu, la mère a légué tous ses biens à ses deux filles. Alors là, une morte et l'autre enfermée, c'est lui qui touche l'argent. Voilà pour eclaircir un peu les idées de Geouf. Après, Babydoll est enfermée et est tellement bouleversée qu'elle sombre limite dans une dépression. La, (je pense que c'est ça que vous avez pas compris) à chaque fois, les filles doivent trouver un objet : la carte, le feu, le couteau, la clé et un mystère qui s'avère etre le sacrifice de Babydoll. Elles doivent impérativement avoir ces objets et pour distraire les personnes qui ont ces objets (le maire par exemple), Babydoll danse. Et Babydoll s'imagine l'acquisition de cet objet comme étant une aventure extraordinaire. Pourtant, (vous en demandez beaucoup !) il y a des liens à cahque fois entre la réalité et ce que Babydoll imagine : Par exemple, la quête pour avoir le feu, Amber doit prendre le briquet du maire et Babydoll doit prendre les deux pierres dans la gorge du bébé dragon. Le sage dit à Babydoll : "Surtout ne réveillez pas la mère". "La mère" pour Babydoll, "Le maire" pour Amber. C'est ressemblant non ?
De plus, ce qui m'a bouleversée dans ce film, c'est la misère humaine et la sauvagerie sexuelle des hommes et que les filles utilisent la seule chose qu'elles ont et qui marche sur les hommes : le charme. Snyder peut passer pour un pervers avec ce film, moi je ne le vois pas comme ça. Après chacun son avis, je respecte mais je ne comprend pas qu'on puisse dire "on se contre fout du sort des personnages" alors que justement, elles sont malgré elles mêlées à cette histoire et que finalement une seule reste vivante. Mais je ne pense pas que ce soit la seule sauvée : non, elles sont toutes sauvées : Brandie, Amber et Rocket meurent mais c'est une libération pour elles car elles le disent, elle préfèrent mourir que rester dans l'asile. Et à travers la mort, elles s'évadent de ce qu'elles appellent l'enfer pour aller au paradis. C'est beau tout ça non ? Babydoll de son coté se fait lobotomiser ce qui est une libération également pour elle car elle a sur la conscience l'homicide (involontaire mais la mort quand même) de sa soeur et en se faisant lobotomiser, elle ne s'en souvient plus. Et on le voit à la fin car sa dernière expression du visage était le sourire. Ca prouve qu'elle était "contente" de se faire lobotomiser et le gars qui la lobotomise le dit : elle avait un regard qui voulait dire "fais-le" et ça, c'est touchant ... Etre mal au point de vouloir se faire lobotomiser ... Mais bon, pour comprendre tout ça, il faut avoir une sensibilité assez élevée ...


Je le répète, j'ai absolument comprii l'optique du film, l'histoire de fond, en elle même est touchante et bien souvent, issue d'une triste réalité. J'ai trouver l'assemblage de toutes ses émitions extremement maladroit! mon opinion est telle qu'elle ne changera pas là dessus. Snyder, je pense, (quoi que...) peut être capable de sortir mieux que ça merde! ce ne film n'a été qu'un mauvais mélange mal dosé... il aurait peut etre fallut d'un rien pour qu'il soit parfait! Je suis persuadée que ce même scenario en livre, c'est de la bombe^^
Pour ce qu'il en ai de la "sensibilité", ce n'est, selon moi, absolument pas le seul critère qu'il faut pour évaluer un film...encore une fois, c'est bien plus complexe que ça, il ne suffit pas de fournir une histoire boulerversante et hop c'est touchant alors cool --' enfin, les avis divergent la dessus et j'aime connaitre les différentes appréciations... mais pitié qu'on ne parle pas de sensiblité élevée... c'est ridicule chaque personne la possède à son degré. smile

Citer alex-naytPar alex-nayt le Samedi 30 Avril 2011, 20:13

Sérieusement, vous n'avez rien compris à ce que voulais transmettre Snyder - à part levieuxdragon -. Vous demandez plus de lien, mais vous croyez quoi ? Qu'à chaque film on va tout vous dire dès le début, tout expliquer en détail etc ... Non ! Avec Sucker Punch, il y a deux lectures a avoir. C'est une fille bouleversée par la mort de sa mère et violée par son beau-père, elle apprend qu'il veut faire la même chose à sa soeur : elle pète un câble, elle prend le revolver et veut le tuer mais au moment de le faire : merde elle y arrive pas, elle tire au-dessus. Malchance, elle tire dans l'ampoule et Snyder a bien voulu le faire comprendre en faisant un ralenti, sa soeur est en dessous elle se fait tué. La Babydoll est bouleversée et son beau-père l'enferme. Et oui, comme on l'a vu, la mère a légué tous ses biens à ses deux filles. Alors là, une morte et l'autre enfermée, c'est lui qui touche l'argent. Voilà pour eclaircir un peu les idées de Geouf. Après, Babydoll est enfermée et est tellement bouleversée qu'elle sombre limite dans une dépression. La, (je pense que c'est ça que vous avez pas compris) à chaque fois, les filles doivent trouver un objet : la carte, le feu, le couteau, la clé et un mystère qui s'avère etre le sacrifice de Babydoll. Elles doivent impérativement avoir ces objets et pour distraire les personnes qui ont ces objets (le maire par exemple), Babydoll danse. Et Babydoll s'imagine l'acquisition de cet objet comme étant une aventure extraordinaire. Pourtant, (vous en demandez beaucoup !) il y a des liens à cahque fois entre la réalité et ce que Babydoll imagine : Par exemple, la quête pour avoir le feu, Amber doit prendre le briquet du maire et Babydoll doit prendre les deux pierres dans la gorge du bébé dragon. Le sage dit à Babydoll : "Surtout ne réveillez pas la mère". "La mère" pour Babydoll, "Le maire" pour Amber. C'est ressemblant non ?
De plus, ce qui m'a bouleversée dans ce film, c'est la misère humaine et la sauvagerie sexuelle des hommes et que les filles utilisent la seule chose qu'elles ont et qui marche sur les hommes : le charme. Snyder peut passer pour un pervers avec ce film, moi je ne le vois pas comme ça. Après chacun son avis, je respecte mais je ne comprend pas qu'on puisse dire "on se contre fout du sort des personnages" alors que justement, elles sont malgré elles mêlées à cette histoire et que finalement une seule reste vivante. Mais je ne pense pas que ce soit la seule sauvée : non, elles sont toutes sauvées : Brandie, Amber et Rocket meurent mais c'est une libération pour elles car elles le disent, elle préfèrent mourir que rester dans l'asile. Et à travers la mort, elles s'évadent de ce qu'elles appellent l'enfer pour aller au paradis. C'est beau tout ça non ? Babydoll de son coté se fait lobotomiser ce qui est une libération également pour elle car elle a sur la conscience l'homicide (involontaire mais la mort quand même) de sa soeur et en se faisant lobotomiser, elle ne s'en souvient plus. Et on le voit à la fin car sa dernière expression du visage était le sourire. Ca prouve qu'elle était "contente" de se faire lobotomiser et le gars qui la lobotomise le dit : elle avait un regard qui voulait dire "fais-le" et ça, c'est touchant ... Etre mal au point de vouloir se faire lobotomiser ... Mais bon, pour comprendre tout ça, il faut avoir une sensibilité assez élevée ...

Citer petite fleurPar petite fleur le Vendredi 29 Avril 2011, 5:26

franchement, je me permet de poster ceci: le contenu du film n'est pas en lui même le fautif de ce flop complet, mais plutot tout le brouhaha qui s'est formé autour, quand j'ai vus les extraits de SUCKER PUNCH, j'ai répété dix mille fois "enmené moi au cinéma", pour moi, cette fiction ne pouvait être que génial top! grand fu la déception quand dès le début... j'ai décroché... a chaque moment de rêve de baby doll (on soulignera que, ds un film, ayant une optique sérieuse et tragique "baby doll" c'est complètement mal choisi comme prénom, enfin on mettra ceci sur le dos du "penchant manga") je luttais contre le fervant appel du sommeil ( ça ne m'arrive jamais) et vrai, au bout du 2ème rêve mais BASTA quoi! ok, elle veut s'évader de la réalité et patiti et patata mais je susi navré, les parties sensées êtres les plus "cool" se sont révélées pr ma part, complètement inutiles, sans le film serait mieux passé! on était déçu (mes amis et moi) de ce manque de liens. Comme quoi, il ne suffit pas de quelques effets spéciaux biien fait pour que ce soit ds la poche non, le cinéma est bien plus que ça.
et c'est aussi vrai qu'on s'enfoutait des personnages, perso, quand on a tué froidement les 2 filles, ça ne ma pas plus choqué que ça,ça n'a sucité aucune réaction chez moi et pourtant c'était crue :s!
au final quand je suis sortie je me suis dis que c'était un mauvais mélange de film d'horreur, suspens, action enfin tous les genres possibles, et un "copiage remix" entre le génial shutter island et inception. dommage ça a completement raté! déçu!

Citer titoPar tito le Mercredi 20 Avril 2011, 4:01

léger anachronisme dans l'article; ce ne sont pas des zombis nazis mais bien des soldats de la première guerre mondiale ! les tranchées sont là pour nous le faire rappeler mais surtout les uniformes allemands (casque avec la pique bien caractéristique du Ier Reich)

Citer levieuxdragonPar levieuxdragon le Vendredi 8 Avril 2011, 18:28
geouf :
levieuxdragon :
geouf :

Non, non, je confirme ce que dit Maxime Chevalier, Zack Snyder ne sait pas raconter une histoire. La scène d'intro est peut-être un modèle de narration (et encore, pas sûr, vu qu'on ne comprend pas vraiment si Babydoll a tué sa soeur ou si c'est le beau-père qui s'en est chargé), mais le reste du film est un beau bordel. Déjà le film manque grandement de rythme (au bout de la 2de scène de rêve on en a marre), et il manque aussi d'enjeux (on se contrefout du sort des personnages). Pire encore, il se veut intelligent en marchant sur les plates-bandes de Shutter Island ou Identity, mais malgré des dialogues lourdement explicatifs ("je ne suis pas l'héroïne de l'histoire" nous répète Babydoll), il ne réussit pas à faire passer son twist dans le final...
Bref, un vrai gâchis, pas surprenant venant de Snyder, mais tout de même énervant. Et dire que ce mec va faire le nouveau Superman. J'en pleurerais, tiens...

Si déjà tu ne sais pas qui a tué la soeur de l’héroïne tu peux t’arrêter la...
"On se contre fout du sort des personnages"... Pourquoi es-tu resté jusqu'à la fin ?

Premièrement, je n'ai pas dit qu'on ne savait pas qui avait tué la soeur de l'héroïne, mais que vu la façon dont la scène est tournée, j'ai eu un moment de doute pendant le visionnage, et je ne suis pas le seul, donc non, cette scène n'est pas un modèle de narration. Et puis bon, arriver à raconter une histoire sans parole quand on met tout au ralenti et avec des gros plans bien insistants, désolé mais je n'appelle pas cela un tour de force narratif. Pour moi, un modèle de narration, c'est par exemple la scène de la création de Facemash dans The Social Network, qui en quelques minutes met en place toute la thématique du film et présente à l'écran une scène tout ce qu'il y a de plus rébarbative (la création d'un site web, c'est un truc chiant à la base) de façon ludique et impressionnante visuellement.

Pour ce qui est de ta seconde question, je suis resté jusqu'à la fin pour deux raisons:
- d'abord parce que je suis un indécrottable optimiste et que j'espère toujours tomber sur une scène qui justifiera le visionnage d'un film, aussi mauvais soit-il
- ensuite par honnêteté intellectuelle. De même que je ne me permettrais pas de juger un film sur sa bande-annonce, je ne critiquerais pas un film sans l'avoir vu jusqu'au bout.

Mais j'avoue qu'à la moitié de ce navet, je me suis sérieusement posé la question de rester ou non jusqu'au bout (et cela m'arrive très rarement).

je comprends ta déception, un film ne peut être aimé par 100% du public. Mais aujourd'hui on connait la patte de Snyder et sa narration très visuelle qui peut être pompeux pour certains et fascinant pour les autres. Et tout comme Watchmen,j'irai revoir Sucker Punch car grâce à la toile toutes les polémiques et les différentes interprétations du film me font cogiter. Et quand un film me fait cet effet et bien j'en redemande.

Citer geoufPar geouf le Jeudi 7 Avril 2011, 19:28
levieuxdragon :
geouf :

Non, non, je confirme ce que dit Maxime Chevalier, Zack Snyder ne sait pas raconter une histoire. La scène d'intro est peut-être un modèle de narration (et encore, pas sûr, vu qu'on ne comprend pas vraiment si Babydoll a tué sa soeur ou si c'est le beau-père qui s'en est chargé), mais le reste du film est un beau bordel. Déjà le film manque grandement de rythme (au bout de la 2de scène de rêve on en a marre), et il manque aussi d'enjeux (on se contrefout du sort des personnages). Pire encore, il se veut intelligent en marchant sur les plates-bandes de Shutter Island ou Identity, mais malgré des dialogues lourdement explicatifs ("je ne suis pas l'héroïne de l'histoire" nous répète Babydoll), il ne réussit pas à faire passer son twist dans le final...
Bref, un vrai gâchis, pas surprenant venant de Snyder, mais tout de même énervant. Et dire que ce mec va faire le nouveau Superman. J'en pleurerais, tiens...

Si déjà tu ne sais pas qui a tué la soeur de l’héroïne tu peux t’arrêter la...
"On se contre fout du sort des personnages"... Pourquoi es-tu resté jusqu'à la fin ?

Premièrement, je n'ai pas dit qu'on ne savait pas qui avait tué la soeur de l'héroïne, mais que vu la façon dont la scène est tournée, j'ai eu un moment de doute pendant le visionnage, et je ne suis pas le seul, donc non, cette scène n'est pas un modèle de narration. Et puis bon, arriver à raconter une histoire sans parole quand on met tout au ralenti et avec des gros plans bien insistants, désolé mais je n'appelle pas cela un tour de force narratif. Pour moi, un modèle de narration, c'est par exemple la scène de la création de Facemash dans The Social Network, qui en quelques minutes met en place toute la thématique du film et présente à l'écran une scène tout ce qu'il y a de plus rébarbative (la création d'un site web, c'est un truc chiant à la base) de façon ludique et impressionnante visuellement.

Pour ce qui est de ta seconde question, je suis resté jusqu'à la fin pour deux raisons:
- d'abord parce que je suis un indécrottable optimiste et que j'espère toujours tomber sur une scène qui justifiera le visionnage d'un film, aussi mauvais soit-il
- ensuite par honnêteté intellectuelle. De même que je ne me permettrais pas de juger un film sur sa bande-annonce, je ne critiquerais pas un film sans l'avoir vu jusqu'au bout.

Mais j'avoue qu'à la moitié de ce navet, je me suis sérieusement posé la question de rester ou non jusqu'au bout (et cela m'arrive très rarement).

Citer levieuxdragonPar levieuxdragon le Jeudi 7 Avril 2011, 13:07
geouf :

Non, non, je confirme ce que dit Maxime Chevalier, Zack Snyder ne sait pas raconter une histoire. La scène d'intro est peut-être un modèle de narration (et encore, pas sûr, vu qu'on ne comprend pas vraiment si Babydoll a tué sa soeur ou si c'est le beau-père qui s'en est chargé), mais le reste du film est un beau bordel. Déjà le film manque grandement de rythme (au bout de la 2de scène de rêve on en a marre), et il manque aussi d'enjeux (on se contrefout du sort des personnages). Pire encore, il se veut intelligent en marchant sur les plates-bandes de Shutter Island ou Identity, mais malgré des dialogues lourdement explicatifs ("je ne suis pas l'héroïne de l'histoire" nous répète Babydoll), il ne réussit pas à faire passer son twist dans le final...
Bref, un vrai gâchis, pas surprenant venant de Snyder, mais tout de même énervant. Et dire que ce mec va faire le nouveau Superman. J'en pleurerais, tiens...

Si déjà tu ne sais pas qui a tué la soeur de l’héroïne tu peux t’arrêter la...
"On se contre fout du sort des personnages"... Pourquoi es-tu resté jusqu'à la fin ?

Citer pavupapriPar pavupapri le Mardi 5 Avril 2011, 23:59
Pliskin :

Outre l'aspect, la mise en scène et les combats.... je crois que beaucoup n'ont pas compris la profondeur du scénario (dont peut être les rédacteurs). Pour info sans spoiler, il ne s'agit absolument pas de l'histoire de baby doll.
Aller revoir le film, posez vous des questions sur la dernière scène avec le bus et vous vous remettrez en question sur ce qu'il se passe vraiment dans ce film.

On est bien d'accord. Baby Doll, c'est un peu la Tyler Durden du film, la combattante fantasmagorique dans laquelle essaie de se refléter Pea-machin-chose. Pour moi ça s'est révélé de façon évidente assez rapidement même si j'avoue que les indices sont disséminés de façon habile. En particulier les relations entre soeurs et l'entretien des illusions "elle m'a sauvé la vie", de la fuite des réalités, etc. C'est un peu plus grossier sur la fin, certes (la scène du bus, le visage immaculé et rayonnant de la patiente après la lobotomie) mais je comprend que Snyder avait besoin d'expliquer les choses pour conclure le film. Même si je suis surpris que certains soient passés à côté/

Je dis pas que c'est une idée du tonnerre, parce qu'on l'a vu mille fois avant (Shutter Island, Fight Club, dans une autre mesure Inception et même La personne aux deux personnes - pour citer que des exemples récents) mais c'est surtout un gros pretexte au bazar réellement souhaité par Snyder : le mix Charles Perraut/jeux vidéo/japanim/Alice au pays des merveilles qui, pour le coup, est vraiment bien torché.

C'est bourré d'inégalités, c'est redondant, c'est tout ce qu'on veut, mais c'est pas si idiot que ça peut en avoir l'air

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