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Tsui Hark


Actualités Tsui Hark.
Sa biographie, filmographie, ses premiers et derniers films.
News, vidéos et photos de Tsui Hark.
 

Réalisateur, Acteur
Né le : 15 Février 1950

Biographie


Né le 15 Fevrier 1950 à French Cochinchina [aujourd'hui le Vietnam].

Dire de Tsui Hark quil est la figure la plus importante du cinéma de Hong-Kong des vingt dernières années est loin detre une exagération, même si son nom est beaucoup moins connu en occident que celui de John Woo. En effet, il a prolifiquement produit et réalise (il est même parfois accessoirement acteur comme dans In the Line of Duty-Yes, Madam (1985)) les films hong-kongais les plus novateurs et les plus lucratifs de ces deux dernières décennies. On lui doit également la consécration des plus grands talents hong-kongais actuels tels Jet Li, Brigitte Lin, Leslie Cheung ou&John Woo. Apres une jeunesse passée au Vietnam, Tsui Hark part a Hong-Kong pour ses études secondaires, puis au Texas pour ses études supérieures.

Il revient en 1977 a Hong-Kong, et travaille pour la télévision locale en tant a la fois que producteur et realisateur. En 1979, il réalise son premier long métrage pour le cinéma, Butterfly Murders. Suivent en 1980 Were going to eat You et Dangerous Encounter-1st Kind ou Dont play with fire (LEnfer des Armes-Scherzo). Ces trois premiers films, violents et controverses, lui valent bientôt le surnom de "Tueur". Mais cest Zu, Warriors from the magic Mountain (Zu, les Guerriers de la Montagne magique-HK) (1983) qui constitue le premier film majeur de sa filmographie. Ce film marque une étape aussi bien dans la carrière de Tsui Hark que dans lhistoire du cinema de Hong-Kong. Mêlant fantastique et arts martiaux, Zu, Warriors from the magic Mountain jette les bases du film darts martiaux et du fantastique hong-kongais des années a venir. Avec ses démons et ses effets spéciaux innovants (pour le cinéma hong-kongais), ce film sera une source dinspiration pour des films tels la serie A Chinese Ghost Story (Histoires de Fantômes Chinois) (1987-1991) ou les deux The Bride with white Hair.

Avec ses personnages volants experts en arts martiaux, il sera également a lorigine dun style qui fera la gloire de la série des Once upon a Time in China (1991-1997) et Crouching Tiger, Hidden Dragon (Tigre et Dragon) (2000). Débordant didées, Tsui Hark fonde en 1984 sa propre société de production, Film Workshop. Cela lui permet une plus grande liberté artistique mais surtout de produire des films quil na pas le temps de réaliser lui-même. Il imprime donc sa griffe aux films quil ne fait que produire, a la manière du Steven Spielberg des années 80.

Il crée également sa propre compagnie deffets spéciaux, tel George Lucas avec ILM. Son talent de producteur se manifeste surtout dans la découverte de nouveaux talents. Cest ainsi quil révèle Kirk Wong (Crime Story) et surtout John Woo. Qui aurait pu imaginer quun réalisateur qui ne tournait plus que des comédies grotesques allait sous la houlette de Tsui Hark révolutionner le cinéma daction non seulement de Hong-Kong, mais aussi et surtout celui de Hollywood? Cette révolution commence en 1986 avec A better Tomorrow (Le Syndicat du Crime-HK).

Parallèlement, Tsui Hark continue son activité de metteur en scène, avec Peking Opera Blues, qui mélange allégrement action, comédie, drame et romance. Car Tsui Hark est un touche a tout de génie, spécialise certes dans laction, mais qui affectionne les histoires damour et surtout la comédie. On lui doit ainsi les scènes de vaudeville de Twin Dragons (1992) ou des pures comédies typiquement cantonaises comme Working Class (1985). Même dans la série des Once upon a Time in China, malgré le ton sérieux de la série, il ne peut sempêcher dinsérer des scènes de comédie bouffonnes, qui rendent le personnage de Wong Fei-hung plus humain, alors que la plupart des films au sujet de ce dernier ne voient en lui que lartiste martial. Mais le système Tsui Hark a ses limites.

Producteur despotique et caractériel, il aime imposer aux réalisateurs ses propres points de vue, jusquà parfois même les renvoyer et finir le film a leur place. Ainsi, Tsui Hark se brouille avec John Woo a propos de Bullet in the Head (Une Balle dans la Tete-Delta) (1990). Le premier voit une histoire damour romantique, le second une histoire damitié virile trahie.

Du coup, John Woo quitte Film Workshop pour fonder sa propre compagnie de production, Milestone, alors que Tsui Hark tourne sa propre version, A better Tomorrow III: Love and Death in Saigon (1989). Il sagit dailleurs là du premier film étranger a être tourné à Saigon même, ville denfance du réalisateur. En 1991, Tsui Hark revisite le film de kung-fu et le personnage de Wong Fei-hung, pour en donner les versions définitives (jusqua présent en tout cas) avec Once upon a Time in China. Premier film hong-kongais tourné en Chine continentale, Once upon a Time in China, par ses scènes de combat aérien, le talent (en tant quartiste martial et acteur) et le charisme de Jet Li, les thèmes quil aborde (nationalisme chinois, rencontre avec lOccident, etc..) et ses décors grandioses, relance la vogue du cinéma de kung-fu en costumes ainsi que la carrière de Jet Li. Mais les deux hommes vont finalement finir par se quereller au cours du troisième opus de la série. Jet Li quitte alors le rôle (remplace par Chiu Man-cheuk), pour finalement revenir pour le sixième et dernier épisode.

En 1995, Tsui Hark revisite une autre mythologie du cinéma hong-kongais, celle du sabreur manchot créé par Chang Cheh avec One-armed Swordsman (1967), en réalisant The Blade, avec Chiu Man-cheuk. Revant comme tout le monde dAmerique et espérant marcher sur les traces de John Woo, il commet pour Hollywood Double Team (1997) et Knock Off (1998), tous deux avec Jean-Claude Vandamme qui ne parviennent a convaincre personne. Decu par cette expérience, Tsui Hark retourne a Hong-Kong et réalise Time and Tide (2001), film daction contemporain avec en vedette la star de la chanson cantonaise Nicholas Tse. Dans un avenir proche, devraient sortir deux séquelles par Tsui Hark. Il sagit tout dabord de Legend of Zu (déjà terminé), qui réinterprète la mythologie de Zu, Warriors from the magic Mountain et ou il sera question entre autres damour éternel. Puis, on devrait voir Black Mask 2, tourne en anglais en Thaïlande, dont lhistoire comporte des éléments de science-fiction.

En 2004 il est membre du jury du 57è Festival de Cannes, et devient ainsi le premier réalisateur de Hong-Kong à participer au jury de cette mainfestition.

Tsui Hark a été le pivot central du renouveau du cinéma hong kongais au cours de ces vingt dernières années. Il a tout tenté, il s'est tout permis, expérimentant, renouvelant sans arrêt des genres en perte de vitesse. Il incarne mieux que quiconque l'esprit et la vitalité qui ont animé l'industrie cinématographique hong kongaise au cours des années 80 et au début des années 90. Et si l'on parle déjà d'âge d'or à propos de cette période, c'est surtout à lui qu'on le doit . Et pourtant il est, encore aujourd'hui, le moins connu et le moins reconnu des réalisateurs hong kongais. Trop fou, trop versatile, trop chinois, les cinéphiles lui préfèrent un Wong Kar-wai au style plus européanisé. Quant au grand public, il lui préfère John Woo dont les polars sont plus faciles à appréhender qu'une légende chinoise, surtout quand ils sont affadis par l'intraitable Hollywood. Mais qu'importe ! Même s'il n'obtiendra sans doute jamais une reconnaissance internationale, Tsui Hark est et restera un maître, à sa manière, iconoclaste.

Le 30 novembre 2005 sort dans nos salles son film Seven Swords. Il déclare : "Dans la culture Wuxia, l'arme la plus fascinante et la plus importante est le sabre. Le maniement du sabre, art à part entière, unit l'être humain à son arme. Il crée une identité distincte et donne à un simple morceau de métal une âme qui lui est propre".

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