28 ans plus Tard : Le Temple des Morts - une claque heavy metal - critique
Le 19/01/2026 à 13:28Par Olivier Portnoi
Notre avis
Ça parle de quoi ?
Suite directe de 28 ans plus tard, Le Temple des Morts peut néanmoins se voir comme un film unique. En somme, si tu n'as pas vu les autres entrées de la franchise, tu ne seras pas pour autant perdu.
L'histoire reprend au moment où Spike croise Jimmy Cristal et sa bande.
Qui réalise ?
Nia DaCosta, réalisatrice américaine de Candyman. Danny Boyle produit et Alex Garland est une nouvelle fois au scénario.
C'est avec qui ?
Ralph Fiennes reprend son rôle de Dr Kessler, Jack O'Connell est Jimmy Cristal, le jeune Alfie Williams Spike.
Quant à Cillian Murphy... vous voulez vraiment que l'on vous dise ?
C'est comment ?
On avait été étonné d'apprendre que Danny Boyle délaissait son poste de réalisateur pour cette suite et laissait sa place à Nia DaCosta, à qui l'on doit le remake de Candyman qui nous avait pas réellement chamboulé. Et pourtant, Le Temple des Morts est l'excellente surprise de ce début 2026.
Nia DaCosta parvient à s'approprier son film tout en présentant une suite directe à celui de Danny Boyle. Si l'américaine se montre moins expérimentale et plus classique dans sa mise en scène que le réalisateur de Trainspotting, cela ne l'empêche pas de pousser les curseurs au maximum. Aussi bien dans la cruauté que dans une certaine poésie apocalyptique.
Audacieux, débordant d'idées et d'envies, Le Temple des Morts est plus trash, plus grotesque (dans le bon sens du terme) et même plus enervé et radical que son prédécesseur.
Les Jimmy (qui nous avaient tant déstabilisé à la fin du premier film avec leurs survêts multicolores et leurs perruques blondes de très mauvais goût) éclaboussent l'écran. Jack O'Connell (déjà très bien dans Sinners) mène son gang avec un sadisme déroutant rappelant aussi bien Orange Mécanique qu'Ozzy Osbourne.
Quant à Ralph Fiennes, il livre une prestation magistrale en Dr Kessler, aussi bien dans sa relation avec Samson, le male alpha au gros kiki des infectés, qu'en maître sorcier démoniaque, notamment dans une séquence enflammée sur "The Number of The Beast" d'Iron Maiden qui marquera longtemps la mémoire des spectateurs (et qui justifie à elle seule le besoin de voir le film sur grand écran).
Un blockbuster singulier et sans pitié, qui ravira les amateurs de films d'horreur et bousculera les plus sensibles d'entre vous. Sauvage.
interdit aux moins de 16 ans.
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