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Test Blu-ray : L’Enfer du dimanche Director’s cut - Blu-Ray

Le 06/07/2009 à 11:32
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Blu-ray enfer du dimanche

Alors que ces dernières semaines nous ont permis de redécouvrir en Blu-Ray les derniers films d'Oliver Stone - pas nécessairement ceux que l'on préfère - son dernier et réel coup de poing L'Enfer du dimanche, se targue également d'une sortie en Haute Définition. Reprenant le contenu de l'édition collector Director's cut, le disque se montre bien chargé...

 

Blu-ray enfer du dimanche







Image : 8/20

Ni renversant, ni décevant, le Blu-Ray de L'Enfer du dimanche s'impose comme un produit calibré pile-poile pour tout home cinéma ambitieux qui se respecte. L'apport de la HD contourne tout les embûches auxquelles se risquait le film d'Oliver Stone dans un encodage standard. Ca remue beaucoup, les jeux de focale sont très nombreux, le grain cinéma prononcé, le montage de ce film long est virulent... Autant de caractéristiques qui passent sans le moindre pépin le cap de la Haute Définition, aidé en plus par la météo du film, très ensoleillée, permettant une pleine exposition du moindre détail. Juste ce qu'il faut !

 

Nos captures ci-dessous sont consultables en Haute Définition d'un simple clic !

 

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Son : 7/20

Au même titre que l'image, l'excellente bande son du film d'Oliver Stone souffri sensiblement d'un traitement light de la part de l'éditeur (Warner frappe encore) qui assure le minimum syndical. Dolby True HD pour la VO, et simple Dolby Digital 5.1 standard pour tous les autres. Si la piste HD se montrera un peu plus péchue que ses homologues, notamment sur les basses, le fossé n'est pas si énorme. Un disque qui se montrera néanmoins assez démonstratif musicalement, utilisant avec habilité toute installation 5.1 qui se respecte !

 

L’Enfer du dimanche  Director’s cut - Blu-Ray

 

 


Bonus : 8/20

L'Enfer du dimanche étant l'un des films fétiches de notre Kevin Prin national, nous lui confions la plume pour laisser place à un décorticage complet d'une interactivité bien chargée :

 

Commentaire audio d'Oliver Stone : Encore un commentaire audio d'Oliver Stone irréprochable. Serait-il le maître incontesté de cet exercice ? Il y a de fortes chances que oui... Encore une fois il sait faire la part entre les annedotes toujours intéressantes et les éléments importants de la construction de son film. Chaque difficulté (filmer des matchs de foots en autant de plans avec autant de figurants) est expliquée, chaque choix d'acteur, de décors, du script, etc... L'importance pour Oliver Stone de chacun des films qu'il a fait ne fait plus aucun doute.

Commentaire audio de Jamie Foxx: la blague du dvd. Annoncé en tant que tel sur la jaquette intérieur du dvd, il ne s'agit en fait que d'un commentaire audio ou SEUL Jamie Foxx parle, et encore au grand mot pendant 3/4 d'heure, laissant la place le reste du temps à un simple "anglais dolby surround" (alors que sur le comentaire d'Oliver Stone on n'entend presque jamais le film). Jamie Foxx n'est pas inintéressant, loin de là...mais son commentaire n'est pas très passionnant, pas très accrocheur. C'est d'ailleurs bien dommage car l'acteur est à l'origine joueur de football américain et son approche de ce sport aurait mérité d'être approfondie. Au lieu de cela il nous parle du film d'Oliver Stone comme le moins controversé de la carrière du réalisateur, et de Cameron Diaz comme quelqu'un de très "cool". Bof.

 

L’Enfer du dimanche  Director’s cut - Blu-Ray

 

 

Musique isolée 5.1 : La bande-son musicale de l'enfer du dimanche est des plus étoffée, des plus complexes, des plus incroyables. Toute personne sensible à l'importance d'une musique dans un film se doit de remercier Warner d'inclure ce supplément sur cette édition, pas forcément pour écouter les morceaux hiphops/technos/moby/djeuns qui la composent, mais plus pour décortiquer le véritable travail d'orfèvre qu'a été son mixage et son montage. Chaque son est utilisé pour servir au mieux le film. Une grand leçon de mise en scène sonore (et la preuve encore qu'Oliver Stone est un metteur en scène / artiste complet).

 

Auditions et essais de Jamie Foxx :
- Football Home Video (Audition) (3'23, 4/3, image de caméscope, 2.0, vostf) : Jamie Foxx s'entraînant au foot américain sur une pelouse avec des amis. Ce qui peut paraître anodin à première vue (c'est rigolo quand même que la caméra manque 2-3 fois de se prendre le ballon) devient assez impressionnant vers la fin : on sent réellement qu'il est rentré dans son rôle de joueur arrogant et sûr de lui.
- Essai " Le Lunch " (1'21, 4/3, image de caméscope, 2.0, vostf): bout de répétition ou une femme donne la réplique à Jamie Foxx sur la scène du déjeuner. Là encore l'acteur prouve son talent du début à la fin. On est même impressionné devant le naturel de sa prestation pourtant sûrement éprouvante (son personnage doit s'énerver). On regrettera juste que ce soit si court...

- Essai " Willie et Vanessa au Cordoza hotel " (2'03, 4/3, image de caméscope, 2.0, vostf) : répétition avec l'actrice Lela Rochon (qui joue sa copine Vanessa dans le film) de la scène de l'hôtel et des toilettes. Comme pour le précédent essai celui-ci est joué sans décor (ici dans un salon) ni costume. Les 2 comédiens sont proches de leur jeu dans le film, mais ce qui impressionne encore une fois le plus c'est Jamie Foxx : cette fois-ci il lâche carrément son texte en plein milieu de l'essai et improvise presque, donnant une dimension, un enthousiasme et une sincérité à son personnage qui forcent le respect.

Full Contact : les coulisses de l'enfer du dimanche (27'09, 4/3, image correcte, 2.0, vostf) : il s'agit du même making-of déjà présent sur l'édition simple zone 1. Toujours les mêmes défauts et les même qualités : il alterne avec brio interviews et scènes de tournage, évitant ainsi un côté trop promotionnel, mais frustre quand même un peu car ne rentre pas assez dans les détails des thèmes abordés (l'équipe, les acteurs, ...). Un making-of plaisant et intéressant néanmoins. Pour plus de détails il vaut mieux se tourner vers le commentaire audio d'Oliver Stone, malheureusement non sous-titré.

 

L’Enfer du dimanche  Director’s cut - Blu-Ray

 

3 clips vidéos tous bien entendu non sous-titrés :
- Shut 'em down de LL Cool J (3'40, 4/3, image correcte, 2.0)
- My name is Willie de Jamie Foxx (1'49, format 2:35 16/9, image parfaite, 2.0) : il s'agit plus d'un montage d'images du film sur la chanson (3 lignes de texte) que chante Willie Beaman dans le film. En moins de 2 minutes le personnage incarné par Jamie Foxx passe de sex-symbol enviable à pauvre type détestable, et ce sans grand changement d'attitude pourtant mais plutôt grâce à la mise en scène et l'enchaînement des images d'extraits de dialogues. Intéressant.
- Any Given Sunday de Jamie Foxx (3'27, format 2:35 16/9, image parfaite si ce n'est quelques petits problèmes de compression, 2.0) : il s'agit en fait d u générique de fin du film ... sans le générique. Notez au passage que la famille que l'on voit avec Jamie Foxx lors de cette séquence est sa VRAIE famille.

 

Suivent 14 scènes coupées représentants plus d'1/2h inédites, pas moins ! Elles ne sont malheureusement pas accessibles depuis un index mais sont toutes présentes dans une vidéo chapitrée (1 chapitre = 1 scène coupée) à chaque fois introduite par un titre (horrible et vert, mais efficace).
Chacune est sous-titrée en français (cela reste optionnel) et est regardable parfois le commentaire audio d'Oliver Stone (non sous-titré par contre).
Chacune est au format (2:35) mais en 4/3, 2.0 et d'une qualité vidéo tout à fait correct malgré des rouges bavant beaucoup trop.
- Rituel d'avant match de Madman ('42) : une scène impressionnante où Madman (le singulier personnage amateur de crocodiles et de Hard-Rock). Aucun commentaire de Oliver Stone disponible. - Sharks contre American : 2nd mi-temps ('53) : les joueurs de l'équipe des Sharks (héroïne du film) rentre sur le stade. Cette scène est inoubliable grâce à Madman qui veut s'en prendre à un supporter grande gueule. Aucun commentaire d'Oliver Stone disponible sur cette scène.
- Beastman se casse le doigt (1'05) : Pendant un match Beastman se casse un doigt : c'est l'occasion d'observer la différence de politique entre les 2 médecins de l'équipe. Aucun commentaire d'Oliver Stone disponible sur cette scène.
- Défaite des sharks : conférence de presse (1'13) : Le reporter Jack Rose interview Tony D'Amato (Al Pacino). Bien sûr ce dernier ne manque pas d'ironie à son égard, ce qui entre en opposition avec la gravité de la situation dans laquelle il se trouve (seconde défaite d'affilée et il doit aller s'expliquer devant les dirigeants du club). Un commentaire d'Oliver Stone est ici disponible où il explique les raisons de cette coupe : cela mettait trop à contribution la patience du spectateur... On sent néanmoins dans ses propos que ce n'est pas lui qui l'a voulue...
- Viscaya : Gala de Bienfaisance (4'20) : Cette scène (se situant lors du gala de bienfaisance) se découpe en 3 parties. Lors de la première on assiste à une discussion entre les 2 médecins de l'équipe interprétés par James Woods et Matthew Modine, montrant de plus en plus leur différence de point de vue. La seconde partie est une discussion entre l'assistant du coach Monty et le maire ce dernier essayant de le rassure quand à son futur dans l'équipe. La dernière partie est hilarante : on y voit Shark assis à une table et parler de son jeu tout en ayant la main baladeuse sous la jupe de la femme de Mangrane (James Woods). Son discours en devient très troublant (parle-t-il de foot ou de ce qu'il fait ?...) et sa victime on ne peut plus expressive. Cette saynète se conclut par le retour à table de Mangrane qui hume l'air un peu étonné... Encore une fois aucun commentaire d'Oliver Stone n'est disponible sur cette scène.
- Petit-déjeuner de Tony et son fils (3'17) : Un film d'Oliver Stone sans confrontation père-fils n'est plus un film d'Oliver Stone. Celle de l'Enfer du Dimanche se trouve dans les scènes coupées malheureusement, et ce d'autant plus qu'elle est extrêmement réussie (on retrouve une intensité similaire à la relation Charlie/Martin Sheen dans Wall Street) et que le fils de Tony D'Amato , Jim, est joué par Jim Caviezel en personne (Fréquence Interdite, La ligne rouge, etc..). Un petit bijoux à ne pas rater, ne serait-ce que pour le jeu troublant des deux acteurs. Le commentaire d'Oliver Stone y est disponible mais il ne s'y montre pas très causant. En fait on sent tellement d'amertume dans sa voix que l'on se dit que les scènes coupées le rendent plus triste qu'autre chose.
- Butkus et l'arbitre (1'18) : le capitaine de l'équipe des Crusaders s'en prend verbalement à l'arbitre du match qui l'oppose à Miami, et cela sous les yeux un peu moqueur de Tony D'Amato... Aucun commentaire d'Oliver Stone disponible sur cette scène.
- Victoire de Miami : Après match (4'25) : Cette scène coupée se divise en 3 parties. La première est à nouveau une scène coupée où le reporter Jack va encore en prendre pour son grade de la part de Tony D'Amato. Il est hallucinant de constater qu'à la base la relation avec ce journaliste devait être plus traitée au vitriole... dommage que tout cela ait été coupé ! La second partie met en scène Willie Beaman (Jamie Foxx) se confronter à Washington (LL Cool J) dans les vestiaires après le match : on y voit l'ego de Willie gonfler à tel point que l'on se demande comment Washington peut rester zen. La troisième et dernière partie met encore en scène les deux médecins en train de soigner les blessés. Là encore on peut se demander pourquoi ce thème a été si tronqué dans le montage final... parce que c'est politiquement incorrect de montrer un médecin préférer les "anciennes" méthodes ?? ("Personne ne te faisait chier : tu pouvais aller sur le terrain avec une seringue dans le cul !"). Ne manquez pas l'allusion au Vietnam... Le commentaire audio d'Oliver Stone est disponible : il y exprime son souhait d'un jour voir un coach réellement réagir face aux médias de la même façon que Tony D'Amato à cette conférence de presse (il insulte Jack de façon hallucinante).

Et tout à coup il nous souhaite un Joyeux Noël et une Bonne Année et ... silence radio... on retrouvera ses commentaires sur certaines autres scènes coupées, mais ils ont très bien pu être registrés auparavant.

Il ne fait aucun doute que nous assistons en fait ici au dégoût d'un réalisateur face aux coupes que la production lui impose, des coupes qui cassent complètement la réelle intensité de son film (celle qui l'a toujours désirée), des coupes qui enlèvent à ses propos toute leur signification.
Il suffit d'imaginer un seul instant ces scènes coupées réintégrées au film pour se rendre compte qu'il aurait put devenir un chef d'oeuvre absolu.

 

L’Enfer du dimanche  Director’s cut - Blu-Ray

- Willie et le Chrétien ('35) : Dans le vestiaire, un joueur de l'équipe de Willie vient lui proposer d'assister à des réunions de lecture de la Bible (!). Willie le remballe sèchement. Aucun commentaire audio d'Oliver Stone disponible sur cette scène. - Soirée de Shark version longue (3'18): la plus grande spécificité de cette version longue de cette scène est bien sûr de proposer des plans "osés" qui ont été retirés pour éviter un rating trop sévère aux Etats-Unis. Quoiqu'il en soit la soirée chez Shark ressemble à s'y méprendre à une orgie... Autre évènements marquants de cette scène : Shark avouant s'être déjà fait briser le crâne los d'un match (inquiétant le jeune docteur), et surtout Willie rencontrant Ray Fields ancien joueur de légende devenu un semblant de zombi au corps en charpie. Oliver Stone commente cette rencontre en se demandant pourquoi il l'a coupée : il finit en se morfondant dans les remords. L'illusion d'avoir un film d'auteur s'éteint donc complètement. On comprend bien que cette director's cut est plutôt une "producteur's cut "
- Interview de Willie (1'34) : Où l'on voit Julian "J-Man" Washington (LL Cool J) dans sa maison (comportant un charmant aquarium géant à requins) regarder l'interview de Willie à la télévision par le journaliste récut du film Jack Rose (John C. McGinley). Dans son commentaire (le plus long des scènes coupées), Oliver Stone plaisante sur ces soirées typiquement "Miami " ou on trouve 2 mecs pour 25 filles...
- Miami VS Dallas : Avant-Match (2'21) : Suite à l'émouvant speech du coach Tony D'Amato (Al Pacino) avant le match final, J-Man prend la parole, suivi à son tour par celui de Monty finissant par une touche d'humour bien frais. Stone la commente d'ailleurs en rigolant ...
- Mi-temps (1'30) : Le point final de "l'apprentissage" douloureux du métier du jeune docteur (Matthew Modine). Cette scène représente la conclusion de toutes les autres portant sur le sujet épineux du dopage et toutes passées honteusement à la trappe du montage final. Dans son commentaire Oliver Stone met le pont sur ce fait et sur la différence de montage par rapport à celui du film tel que vu en salle et sur dvd (un plan utilisé totalement différemment).
- 3ème mi-temps (5'56) : la conclusion qui manquait au film ! Après les scènes de liesse entre les joueurs, on assiste à une discussion entre Cap (Dennis Quaid) et son coach Tony, suivi d'une autre entre ce dernier et Christina (Cameron Diaz). Oliver Stone dans son commentaire en profite pour s'attarder sur le talent de ses acteurs (Al Pacino qui improvise, Cameron Diaz " faite pour l'écran ", etc... ainsi que quelques guest stars) et expliquer les images (les ailes des anges représentées par de gants, etc..). Bref on comprend bien que si quelqu'un a coupé ces scènes ce n'est sûrement pas lui !!

 

Bêtisier (4'12) : Court mais excellent. A ne pas manquer : la discussion "de vieux " entre Pacino et James Woods, Oliver Stone air du mal avec ses lignes et son Whisky, toujours James Woods n'arrivant pas à recoudre les blessures des joueurs, Al Pacino pantalon baissé en caleçon au bout du terrain (!!), Jamie Foxx faisant le clown, etc...le tout monté un peu commercialement, mais agréablement.

L’Enfer du dimanche  Director’s cut - Blu-Ray

Scènes de football américain inédites (8'30) : des scènes d'entraînement et de match non incluses dans le montage final du film. C'est dommage elles sont parfois très impressionnantes et parfois même très belles (la photo des dernières est magnifique). A noter que curieusement il n'y aucun sous-titres alors que on droit même à une scène de discussion mouvementée entre Tony D'Amato et un arbitre. Dommage.

Autres scènes de football américain (3'28) : Encore des scènes de foot à la fois magnifiques artistiquement et très impressionnantes. Il n'y a comme son que la magnifique musique de Moby (servant à la scène de fin du film).
Encore une fois ces plans auraient mérités de rester dans le montage final car ils n'auraient que servi à renforcer le film.

L'art de la promotion (16/9): une galerie de 53 affiches du film (un peu petites) réparties en 21 pages à faire défiler manuellement. Outre leur nombre considérable, il est très intéressant de se pencher sur les projets affiches qui n'ont pas été retenus. On peut constater par exemple que si l'affiche internationale (servant de jaquette au présent dvd zone 2) n'est pas formidable esthétiquement parlant, on a échappé au pire !! Seules les quelques projets d'affiches sur fond blanc se démarquent des autres.

Galerie de photos (16/9) : 121 photos !! Chacune est de taille assez importante. Il s'agit photos de tournage ou extraites du film. Elles n'ont peut-être pas de couleurs très très vives (les noirs manquent un peu de profondeur) mais ont le mérite de bien mettre en valeur le travail artistique effectué sur de nombreux plans paraissant parfois anodins au milieu du film.

Critique technique : Arnaud Mangin
Critique intéractivité : Kevin Prin


L'Enfer du dimanche - Director's Cut
L'Enfer du dimanche - Director's Cut
Sortie : 4 Mars 2009

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