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Star Trek Into Darkness : La Critique

Notre avis
8 10

Star Trek Into Darkness est bel et bien le blockbuster de science fiction attendu. J.J. Abrams livre un divertissement millimétré privant dans la manœuvre la franchise des derniers sursauts d'approche pseudo-scientifique qui faisaient partie intégrante de l'univers de Gene Roddenberry et qui subsistait encore, tant bien que mal, dans le Star Trek de 2009. Into Darkness s'affranchit un peu plus encore de ses prédécesseurs et s'attirera sans aucun doute les faveurs d'un très large public en quête de grand spectacle.  Decouvrez ci-dessous notre critique de Star Trek Into Darkness


Star Trek Into Darkness : La Critique

STAR TREK INTO DARKNESS :  CRITIQUE

 
Après un premier essai habilement transformé en 2009, J.J. Abrams poursuit son « Enterprise » de dépoussiérage du vénérable Star Trek en passant cette fois-ci à la vitesse supérieure, plein cap sur l'action. De ce côté, Into Darkness fait passer la totalité des adaptations cinématographiques en date du monde créé par Gene Roddenberry (c'est à dire six séries et douze longs-métrages ) pour le « avant » d'une publicité pour un produit cosmétique quelconque. On en oublierait presque que l'USS Enterprise est un vaisseau d'exploration...

Star Trek Into Darkness  

 Un peu d'histoire...

C'est justement en pleine « exploration » d'une planète inconnue à la végétation luxuriante que nous retrouvons les indéfectibles Kirk (Chris Pine) et Spock (Zachary Quinto). Le premier, traqué à travers la jungle par une tribu indigène de type hostile, le second dans une situation non moins délicate en plein cœur du cratère d'un volcan actif. L'idée étant d'empêcher l'explosion de celui-ci et ainsi de sauver les autochtones sus-mentionnés qui, en plus d'être un brin primitifs, semblent particulièrement ingrats. Une introduction « bondiennne » qui ne fait pas mystère des intentions de J.J. Abrams avec cette suite (ou plutôt ce second préquel). La mission est finalement un succès, bien que cela ne préserve pas Kirk de se faire remonter les bretelles par son père de substitution supérieur , l'amiral Christopher Pike (incarné à nouveau par Bruce Greenwood) pour avoir violé LA règle de trop (la "Directive Première" tout de même) en « interférant dans le développement d'une race alien ».

En conséquence, Kirk est rétrogradé comme premier lieutenant à bord de l'Enterprise (ce qui est un poil plus humiliant que d'être privé de dessert). Même pas le temps d'encaisser le coup que déjà se manifeste le méchant de l'histoire, un certain John Harrison (l'excellent Benedict Cumberbatch), en faisant sauter une base de Starfleet à Londres avant de s'en prendre directement à leur QG, où se tient une réunion d'urgence en réponse à la première attaque. Son odieux (et malin) forfait accompli, le lâche John Harrison s'enfuit en hâte sur Qo'noS, planète mère des némésis de Starfleet : les célébrissimes Klingons. Devinez qui est alors envoyé à sa poursuite ? L'équipage de l'USS Enterprise, sans Scotty (Simon Pegg qui reprend son rôle de bouffon plutôt utile), qui n'est pas du tout en phase avec ce qui est clairement une expédition punitive, mais avec un James T. Kirk de nouveau aux commandes et remonté comme jamais, ainsi qu'une nouvelle recrue en la personne du Dr Carol Marcus (la plantureuse Alice Eve dans un rôle qui peut se résumer en un mot : sous-vêtements).

Star Trek Into Darkness

                                                  "Tu fais moins le fier là..."

 

Un Star Trek édulcoré

Si le Star Trek de 2009 sacrifiait déjà une partie de ce que l'on pourrait nommer l'« effort de plausibilité » (la science dans « science-fiction », qui est à la fois à l'origine de l'engouement des fans pour l'univers de Gene Roddenberry et la raison pour laquelle l'oeuvre reste relativement hermétique à un plus large public) sur l'autel du grand spectacle, il était tout de même question d'anomalies temporelles et des conséquences qui en découlent. Un choix très astucieux au demeurant puisqu'il a permis à Abrams de créer une chronologie alternative qui émancipe totalement son récit de ce qui a été réalisé jusqu'à présent dans l'histoire de la franchise.

Ce Star Trek cuvée 2013 confirme la tendance et sonne du même coup le glas de Star Trek tel que les fans de la série des années 60 l'ont connu. Ce dernier opus en date est un blockbuster calibré, résolument axé divertissement sans être poiur autant idiot et disposant de solides arguments. A commencer par son méchant, infiniment plus complexe et charismatique que ne l'était celui campé par le malheureux Eric Bana dans le premier opus. Le scénario, signé Roberto Orci, Alex Kurtzman et Damon Lindelof, sans être à tomber, dispose de quelques twists qui se chargent de faire le lien entre deux morceaux de bravoure et ainsi de suite sur les deux heures et des poussières d'étoiles que durent le film. Une formule efficace qui ne faiblit que dans la dernière ligne droite avec un final étonnement mollasson.


...mais Star Trek quand même !

Que les « trekkers » pur jus se rassurent, la relation entre l'intrépide et sanguin Kirk et le logique, pragmatique Spock fait toujours merveille. Au besoin, J.J. Abrams assure également le fan service en disséminant de nombreux clins d'œil à la mythologie Star Trek piochés ici et là dans l'imposante filmographie de la licence, allant même jusqu'à réécrire l'une de ses scènes les plus mythiques. De même, le réalisateur a pris soin de conserver la portée allégorique de l'œuvre. 21ème siècle oblige, on parle désormais d'attentats kamikazes, de frappes de drone et si le message n'était pas encore assez clair, Into Darkness s'intéresse ici à la guerre contre le terrorisme (à ce sujet, le film contient une scène où un vaisseau spatial s'écrase sur les grattes-ciel de San Francisco, traitée avec une légèreté vraiment déconcertante).  

Star Trek Into Darkness

"Bataille de regards !"


Ce que Star Trek a perdu en personnalité, il l'a gagné en attrait. Ce qu'il a perdu en profondeur, il le compense par une foule d'instants épiques, servie par la crème des effets spéciaux et une 3D qui réussi à nous épargner la migraine (un exploit au vu du nombre d'effets « lens flare » qui nous est infligé). Into Darkness est une suite cohérente qui confirme la direction initiée par le précèdent long-métrage et l'émergence d'un Star Trek intégralement lifté, à l'image de son casting : jeune, dynamique et prêt à conquérir une toute nouvelle génération de « trekkers ».

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Par Jonathan Butin 3 commentaires


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Derniers commentaires
Par Frenchy il y a 6 an(s)
L'amiral Bruce Greenwood (incarné à nouveau par Christopher Pike) .....
Ce serait pas plutôt l'inverse ?

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Par Dalsim il y a 6 an(s)
n'étant pas un trekker pur jus justement, je me laisserai surement tenter
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Par Caine77 il y a 6 an(s)
DominiQUE Cumberbatch?? Sherlock serait donc français!!!
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