Clementine
Le 22/12/2007 à 17:23Par Caroline Leroy
Notre avis


Basé sur un scénario absolument rocambolesque dont les auteurs n'hésitent pas à chercher à nous faire avaler qu'une mère peut ignorer qu'elle a accouché d'un enfant sept ans plus tôt, Clementine mise avant tout sur ses acteurs. Ou plutôt sur son actrice, la petite Eun Seo-Woo, que l'on avait déjà remarquée dans Phone où elle livrait une impressionnante prestation à seulement cinq ans. Deux ans plus tard, la petite surdouée continue d'étonner, volant sans peine la vedette à son "papa" joué par un Lee Dong-Jun mollasson. Le problème est que le film semble construit tout entier autour d'elle, comme une gigantesque démo de ses incroyables capacités. Le réalisateur Kim Doo-Young n'hésite pas à la cadrer en très gros plan sans aucune finesse lors des (nombreuses) scènes lacrymales qui inondent progressivement le film, histoire de nous gagner de force à sa cause. Oui, Eun Seo-Woo est extraordinaire, mais cela suffit-il à sublimer les répliques hautement improbables qu'on lui fait réciter et par là même à rendre crédible cette histoire ? Malheureusement, non. Les litres de larmes versés par les acteurs n'y feront rien, Clementine ne parvient jamais vraiment à émouvoir tant les ficelles sont grossières.


Et au moment où le degré de guimauve semble avoir atteint son paroxysme, un nouveau rebondissement fait basculer le film dans une ambiance brutale puisque Kim est acculé à remonter sur le ring, à Los Angeles cette fois, pour un combat terrible. C'est là qu'intervient la star étrangère tant attendue, celle dont le nom avait illuminé le générique de début : Steven Seagal en personne. Mais cette fois encore, nos espoirs seront déçus : le combat, trop charcuté au montage et de surcroît trop mélodramatique, ne donne pas l'occasion à Seagal de briller de quelque manière que ce soit.