Sur les pavés, de l'art !
Le 01/01/2009 à 18:05Par Yann Rutledge
Encore considéré comme du vandalisme par quelques esprits conservateurs bornés, le street art, que Jacques Toubon appelera art urbain, est pourtant l'un des (si ce n'est le seul) mouvements artistiques contemporains les plus inventifs, créatifs et subversifs qui soit. Quel art ou mouvement artistique peut bien aujourd'hui se vanter d'offrir une création directement offerte aux yeux de la foule et ce de façon totalement gratuite et désintéressée ? En marge donc de l'establishement de l'Art qui s'égosille sur ce qui est tendance et sur l'évolution du marché de l'art, de jeunes artistes usent du collage, du pochoir, du sticker, ou tout simplement de la peinture ou de l'affiche, pour se faire voir et entendre au plus grand nombre dans l'espoir de proposer une alternative et de s'imposer comme contre-pouvoir aux idéologies politiques et la culture dominante de masse (en premier lieu le consumérisme). 
Quel est le rapport avec le cinéma dans tout ça, pensez-vous. Nous y venons.
Depuis quelques semaines, pendant leurs longues attentes sur le quais pour un métro, les new-yorkais peuvent apprécier des interventions urbaines caustiques créées à base de découpage et de collage d'affiches publicitaires pullulant dans les couloirs du métro. Le coupable de ces amusants détournements se dissimule sous le sobriquet Poster Boy et utilise aussi bien les nombreuses réclames pour telle agence de voyage ou tel shampoing que (et c'est bien ce qui nous intéresse ici) les affiches de cinéma. Tout blockbuster passe obligatoirement sous ses ciseaux : Star Wars, La Momie 3, Hancock, Indiana Jones 4, Heroes, L'Incroyable Hulk, The Love Guru, The X Files 2... Les affiches les plus mémorables étant celles d'Iron Man qui deviennent successivement ou "Woman" ou plus engagé "Iran=Nam", Indiana Jones qui devient "Indians R Gone" ("les Indiens ne sont plus"), les Desperate Housewives se transforment avec un burqua en "Iraq Wives", Heroes en "Whores", ou Phénomènes dont le titre anglais (The Happening) se voit transformé en "The Crapening" (pour les non anglophones, crap signifie caca) ou en "The Penis".


Nous vous laissons découvrir quelques uns des détournements du bonhomme (pour un aperçu plus détaillé de son travail, il y a sa page flickr) en espérant sincèrement que cela donnera quelques idées d'actions discrètes aux lecteurs créatifs et agiles de leurs doigts !












































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