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Quantum of Solace

Notre avis
7 10

Deux ans après Casino Royale, la suite réalisée par Marc Forster est-elle à la hauteur des folles espérances ? La réponse est dans l'ensemble oui puisque Quantum of Solace remplit aisément son cahier des charges, mais on émettra toutefois quelques réserves. L'action se taille véritablement la part du lion et l'on ne boudera pas son plaisir devant les situations périlleuses et affrontements musclés - à commencer par deux courses poursuites proprement démentes au début du film - qui s'enchaînent à un rythme haletant et avec une efficacité admirable. Pourtant, à force de jouer la carte du spectaculaire, Quantum of Solace en oublie un peu de respirer et surtout de développer ses personnages, un travers partiellement compensé par une réelle maîtrise de la narration et une galerie de comédiens fort bien dans leurs costumes. Face à un Daniel Craig toujours aussi habité par son personnage et qui reste décidément l'un des meilleurs James Bond, si ce n'est le meilleur, le casting secondaire se montre à la hauteur, entre Olga Kurylenko qui crée agréablement la surprise à Mathieu Amalric qui fait un méchant savoureux et incontrôlable. En résumé, Quantum of Solace n'a peut-être pas la saveur de Casino Royale mais reste un second épisode énergisant et réjouissant à plus d'un titre, sans conteste l'un des meilleurs opus de la franchise.


Critique Quantum of Solace

Deux ans après sa sortie, Casino Royale continue d'être considéré par beaucoup comme le meilleur James Bond jamais réalisé. Il faut dire que le film de Martin Campbell réussissait l'exploit de tirer la franchise la plus longue du cinéma des méandres de la médiocrité dans laquelle elle s'était enfoncée depuis les années 90. En plus de réinitialiser les aventures du légendaire agent 007 en revenant à la source, à savoir le premier roman publié par Ian Fleming en 1953, Casino Royale apportait un coup de jeune à l'agent secret en imposant un nouveau visage, celui de Daniel Craig. Fini les punchlines et les gadgets à gogo, ce James Bond moderne économise son humour, affiche un regard perçant voire menaçant, arbore une démarche athlétique et n'hésite pas à employer des méthodes brutales pour exécuter ses missions, quitte à se salir les mains. Ce qui ne l'empêche pas d'apparaître plus vulnérable que jamais à travers sa liaison avec Vesper Lynd (Eva Green), une romance qui insuffle là encore un souffle dramatique inédit à la franchise. Le pari s'avère gagnant : Casino Royale remporte non seulement le plus grand succès public de la saga mais aussi un accueil critique dithyrambique. De quoi mettre une sacrée pression sur les épaules de Marc Forster, le réalisateur ayant pour tâche ardue de prendre la suite de Martin Campbell avec le risque que son film souffre de la comparaison. Le choix du cinéaste par les producteurs a tout de même de quoi surprendre : on le connaissait surtout pour avoir signé des films peu versés dans l'action et résolument centrés sur l'être humain, des drames A l'Ombre de la Haine et Les Cerfs-volants de Kaboul à la fantaisie L'Incroyable Destin de Harold Crick en passant le thriller fantastique Stay. Mais il arrive que certains réalisateurs créent la surprise précisément là où on ne les attendait pas, et c'est un peu ce que fait Marc Forster avec ce James Bond 22 imparfait mais extrêmement péchu.

 

Critique Critique Quantum of Solace

 

Quantum of Solace commence d'ailleurs sur les chapeaux de roue avec ses deux courses poursuites anthologiques concentrées dans les vingt premières minutes, la première voyant la légendaire Aston Martin se mesurer à une Alfa Roméo et la seconde mettant en scène une cavalcade ahurissante sur les toits d'une ville italienne. Autant de moments de bravoure cherchant manifestement à stimuler des sensations viscérales à travers une réalisation et un montage extrêmement nerveux. L'effet est immédiat : à ce stade, nous ne pouvons guère deviner ce que le film nous réserve en termes d'intrigue d'espionnage, mais nous savons d'ores et déjà que Quantum of Solace a pour ambition de s'imposer comme un blockbuster d'action pur jus, venu concurrencer sur leur propre terrain les dernières références du genre - la saga Bourne, pour ne citer qu'un exemple, avec laquelle le film partage plusieurs talents, tels que le réalisateur de seconde équipe Dan Bradley ou encore le chorégraphe des combats Gary Powell. Parallèlement, Quantum of Solace affiche la nette intention de reprendre le flambeau de Casino Royale sur le plan artistique comme narratif. Ainsi, non seulement le style visuel s'avère très similaire mais l'histoire reprend directement là où elle s'était arrêtée, un souci de cohérence appréciable qui ne signifie nullement que nous sommes face à une réédite. Car si le premier épisode était déjà bien fourni en matière d'action musclée, le film de Marc Forster se distingue par une abondance de plans spectaculaires encore plus prononcée et surtout un rythme effréné ne laissant que de rares moments de répit.

 

Critique Critique Quantum of Solace

 

Un rythme qui constitue d'ailleurs, aussi contradictoire que cela puisse paraître, à la fois la force et la limite du film. La force parce que le plaisir est évident et immédiat pour l'amateur du genre que nous sommes, d'autant que Marc Forster et ses collaborateurs réussissent l'exploit de ne jamais se répéter d'une séquence à l'autre. A ce titre, le film nous fait véritablement voyager à travers le monde, de l'Italie à la Bolivie en passant par la Russie, et le cinéaste se révèle très inspiré par ses décors qu'il filme avec un sens de l'exotisme assez inédit dans la saga, avec la même volonté d'immersion qu'il manifestait déjà dans Les Cerfs-volants de Kaboul. Là où le bât blesse légèrement, c'est qu'à force de multiplier les montées d'adrénaline, Quantum of Solace pèche un peu par excès de générosité. Le film obéit certes à une mécanique mieux huilée que Casino Royale, qui connaissait quelques baisses de régime, mais en oublie du même coup de respirer et d'accorder au développement des personnages la place qu'il mérite. La saga perd du même coup un peu de la noirceur et donc de la saveur qui caractérisait le précédent opus, une perte qui n'est pas sans affecter directement le personnage même de James Bond. On a plaisir à voir ce dernier cumuler les exploits physiques mais le fait est qu'il s'apparente ici davantage à un superhéros et ne manifeste à présent que très sporadiquement les failles qui avaient fait son succès dans Casino Royale.

 

Critique Critique Quantum of Solace

 

Daniel Craig semble fort heureusement toujours aussi habité par son rôle et occupe presque chaque plan du film, toujours aussi charismatique et particulièrement bien filmé ici puisque les cadrages mettent tout autant en valeur sa classe naturelle que son visage anguleux et son regard intense. La présence de Marc Forster à la réalisation trouve ici l'un de ses avantages puisque le cinéaste s'intéresse à chaque instant à son sujet, que l'abondance d'action et d'effets pyrotechniques ne suffit pas à mettre en retrait. Loin d'être inexistante, l'intrigue trouve aussi quelques moments forts, notamment lorsque la confiance entre James Bond et M (Judi Dench) se voit mise à l'épreuve, ou encore à travers l'association de fortune entre l'agent secret et Camille, interprétée par Olga Kurylenko. Alors que l'on ne misait pas un kopeck sur sa prestation, cette dernière fait une James Bond Girl atypique et s'impose comme l'une des bonnes surprises du film. Enfin, Mathieu Amalric incarne de manière savoureuse un méchant énigmatique, tour à tour discret et fou furieux, ce dernier trait de caractère donnant d'ailleurs lieu à une scène d'affrontement assez surprenante même si elle semble avoir subi quelques coupes.

En somme, sans réitérer l'exploit de Casino Royale, Quantum of Solace reste dans la même lignée et remplit très honnêtement son cahier des charges, en tant que second épisode et en tant que blockbuster d'action, offrant un spectacle réjouissant du début à la fin. Et si la réplique culte du héros est étrangement absente, les clins d'oeils et hommages aux épisodes précédents (Dr No, Goldeneye,...) sont multiples et le film perpétue la tradition du générique du début - un élément de plus en plus rare dans le cinéma d'aujourd'hui et que l'on a donc plaisir à retrouver -, tandis que le dénouement semble laisser présager d'une suite aux aventures du légendaire agent 007. Nous l'espérons ardemment, en tout cas.

 





Par 18 commentaires


Derniers commentaires
Par MOVIZLOVER il y a 8 an(s)
film pas mal mais beaucoup moins bon que CASINO ROYALE;y'aura-t-il un nouvo james bond dans un film meilleure que CASINO ROYALE? on attend toujours...
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Par merzboy il y a 12 an(s)

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ne me fais pas dire ce que je nai pas dit ! the dark knight nest pas du jamais vu, nest pas un chef doeuvre incontestable, na pas tout inventé. les frères nolan ont pris des éléments qui nétaient pas immédiatement accolés au mythe de superhéros (donne moi un seul autre film de superhéros où tu vois un terroriste anarchiste), qui certes existaient dans certains comics (et encore dans une poignée de comics perdus au milieu de la montage de produits calibrés) mais qui navaient pas été porté à lécran. donne moi aussi un autre film de superhéros qui traite de politique... jen vois pas non plus.

tout film (même les chef doeuvres) est composé à 70% de choses déjà vues et de 30% de "nouveauté".
pour ouvertement te choquer : pta cest du réchauffé ! avant lui, ya eu de grands cinéastes qui ont fait la même chose (scorsese, kubrick, altman). il "révolutionne" parce quil y a réussi à apporter 30% de touche personnelle (pour donne lexemple le plus marquant la séquence chantée dans magnolia).

merzboy a écrit:Oui, je persiste, malgré les nombreux défauts d'Indy 4, Spielberg a au moins respecté son personnage et n'a pas cherché à le moderniser lui pour le rendre plus attrayant au public... il l'a certes fait avec sa mise en scène, son histoire et ses scènes d'action, mais pas avec son héros, ce qui pour moi est le plus important.

totalement daccord avec ça... cest juste que les défauts du film (et dieu sait quils sont nombreux !) sont rédhibitoires.

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Par delpedro il y a 12 an(s)

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Bien sur que le scénario de TDK est passe partout... l'histoire du mafieux chinois qui pique l'argent de la drogue, le passage à HK, le coup de la balle dans le mur, la vision sonar... ca représente quand meme 70% du film... toi tu ne retiens que les 30% qui restent, qui sont bien sur plus intéressants, mais n'arrivent qu'après qu'on se soit tapé une grosse heure et demi de conneries ! Et côté anarchiste, je continue de dire que Nolan a fait de son joker un mélange entre Simon Krueger et Tyler Durden... c'est sympa, mais c'est du rechauffé. En tout cas, ca mérite pas qu'on dise "c'est du jamais vu, c'est extraordinaire et patati et patata...

merzboy a écrit: (fascination de batman pour les deux autres bad guys entre autres)


Waaaah, c'est la base de la moitié des histoires de super-héros et de leur fascination pour des némésis qu'ils ont eux meme créés. Bravo Nolan. Et ne me parle pas de ce plan ridicule de Wayne devant sa télé, stp :) Seule la scène d'intro est un tant soit peu audacieuse dans sa forme, le reste, c propre mais sans idées...

Oui, je persiste, malgré les nombreux défauts d'Indy 4, Spielberg a au moins respecté son personnage et n'a pas cherché à le moderniser lui pour le rendre plus attrayant au public... il l'a certes fait avec sa mise en scène, son histoire et ses scènes d'action, mais pas avec son héros, ce qui pour moi est le plus important.

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Par merzboy il y a 12 an(s)

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delpedro a écrit:dont la seule ombre d'intelligence vient d'une figure supérieure (M dans JB, Morgan Freeman dans TDK)

et cest ça que je trouve intéressant dans dark knight. le gars fonce tête baissée dans son rôle de vigilante et ne réalise pas à quel point ses actions sont moralement contestables (si ce nest détestable).


delpedro a écrit:scénario passe partout, mise en scène sans idées

dark knight, scénario passe partout ? tes sûr ? un terroriste anarchiste qui fait tout péter juste pour être le grain de sable qui fait dérailler les rouages du système, tu vois pas ça partout. nolan na cest vrai pas une mise en scène ouvertement tape à loeil mais dire qu'elle est sans idée, ty va fort. de nombreux plans sont lourds de sens (fascination de batman pour les deux autres bad guys entre autres) et ce sans être imbuvables.

delpedro a écrit:Je suis peut etre un vieux con, mais j'ai encore préféré Indy 4 à ces deux films la... même si c'est du portnawak, au moins, ca reste du Indy...

indy 4 nest pas du indy, je suis même choqué que tu dises ça.

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Par delpedro il y a 12 an(s)

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C'est vrai qu'à l'époque tout le monde avait qualifié Casino Royale de "James Bond Begins"... et c'est étrange, car The Dark Knight et Quantum of Solace m'ont laissé exactement la même impression (je n'ai aimé ni l'un ni l'autre). Héros fadasses et pas charismatiques mi Jack Bauer mi Jason Bourne dont la seule ombre d'intelligence vient d'une figure supérieure (M dans JB, Morgan Freeman dans TDK), scénario passe partout, mise en scène sans idées, gadgets technologiques à gogo mais sans âmes (c'est pas les gadgets des JB d'avant, ni les "fantastiques jouets" de Batman)... la seule différence, c'est qu'il n'y a pas de Joker dans QoS. Je suis peut etre un vieux con, mais j'ai encore préféré Indy 4 à ces deux films la... même si c'est du portnawak, au moins, ca reste du Indy...
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Par pavupapri il y a 12 an(s)

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On peut pas reprocher à Casino Royale qq audaces après quatre décénies qui restaient figés dans l même moule. Jsuis pas très objectif là dessus, j'aime beaucoup le film qui représente "enfin" ce qu'aurait dû être James Bond depuis un bail, mais au delà de trahison, d'adaptation ou je ne sais quelle autre appellation, c'est un film comme tous les autres opus : qui cherche à rester dans la mouvance du moment. Et en soit, ça ne me choque pas.

Moonraker, On ne vit que deux fois, Permis de tuer, Demain ne meurt jamais, Meurs un autre jour et même Quantum Of Solace ne sont que des réapropriation de genres qui fonctionnent (ou fonctionnaient à l'époque) du feu de dieu, et je comprends la démarche mercantile super facile des producteurs à vouloir s'y fondre. En observant tout ça, ça pioche dans les films de sabres, d'arts martiaux, chez Star Wars, avec un peu de Bullet Time pour un autre. Casino Royale, à sa façon, n'a fait que suivre le mouvement mis en place par Batman Begins du fameux "on a voulu revenir aux origines du personnages"... Pourquoi pas ? Surtout que dans ce cas précis, à mes yeux, ça fonctionne plutôt bien en plus d'offrir un vrai contenu au personnage, à peine dessiné sur les 20 films précédents...

De toute façon, vu qu'on va en bouffer encore pendant au moins 50 ans, y'en a bien un qui voudra "rendre hommage aux épisodes avec Sean Connery". Suffit d'être patient... Bond, c'est un marché, y'a qu'a choisir celui qui nous plait.

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Par JackBauer25 il y a 12 an(s)

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pavupapri a écrit:Peut-être, tout simplement, qu'un peu de changement ne fait pas de mal.


A cela je pourrais te répondre : oui, mais peut être pas. ^^

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Par pavupapri il y a 12 an(s)

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Peut-être, tout simplement, qu'un peu de changement ne fait pas de mal. Surtout quand on a fait le tour du schmilblick pendant 40 ans.
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Par JackBauer25 il y a 12 an(s)

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La sortie de ce nouvel opus de James Bond me donne à réfléchir sur la notion de « libre arbitre » que peut avoir (ou pas d’ailleurs) le public …

Je m’explique : j’ai détesté Casino Royale, au fait je l’ai trouvé chiant à mourir pour en parler crûment. Ici, avec Quantum of Solace, j’ai passé un bon moment devant un bon film d’action … mais est-ce pour autant un bon James Bond ?
Qu’est-ce qu’un James Bond d’ailleurs ?

Eh bien pour moi, James Bond c’est un personnage plutôt kitch, pas forcément très costaud (donc pas un Daniel Craig), bardé de gadgets, qui se sort de toutes les situations avec classe (donnant lieu à des scènes à la fois coquasses et souvent très comiques), et qui a justement « les petites répliques qui tuent ». Bref, c’est plutôt l’anti Daniel Craig par excellence que je viens de définir. C’est le James Bond avec lequel j’ai grandi. C’est aussi celui que le cinéma a créé, s’éloignant dès le second opus du « vrai » James Bond, celui des romans. Pour moi, il y a deux James Bond bien différents, celui que l’on connaît au cinéma et celui dont on s’est inspiré pour créer ce personnage.

Alors quand je lis ce genre de critiques :

« Deux ans après sa sortie, Casino Royale continue d'être considéré par beaucoup comme le meilleur James Bond jamais réalisé. »

Je me dis « ah bon ? » … le meilleur si on part du principe qu’il est fidèle au personnage d’origine mais, et alors ? Franchement, j’ai vécu des années sans connaître le personnage original et je m’en portais aussi bien !

« Il faut dire que le film de Martin Campbell réussissait l'exploit de tirer la franchise la plus longue du cinéma des méandres de la médiocrité dans laquelle elle s'était enfoncée depuis les années 90. »

Là je crois rêver ! … Quelle médiocrité ? Depuis quand ? (c’est vrai, Le Monde ne Suffit Pas était clairement mauvais … mais GoldenEye ? Die Another Day ?) Je ne vois pas en quoi ces épisodes étaient médiocres par apport aux précédents James Bond avec Roger Moore ou encore Sean Connery ?! La saga s’était construit sur des bases qui sont resté les mêmes jusqu’à Casino Royale. Autant dire que tout était médiocre jusqu’à Casino Royale à ce moment là !

« En plus de réinitialiser les aventures du légendaire agent 007 en revenant à la source, à savoir le premier roman publié par Ian Fleming en 1953, Casino Royale apportait un coup de jeune à l'agent secret en imposant un nouveau visage, celui de Daniel Craig. »

Comme je disais plus haut : pourquoi devrait-on revenir à la base si le personnage de James Bond au cinéma, tel qu’il était, avait connu un tel succès en 40 ans en 20 films ?! Le James Bond que les gens aimaient n’était-il pas le perso kitch de Brosnan ? Les spectateurs réclamaient-ils un retour aux sources ? Je ne m’en souviens pas. D’ailleurs, avant Casino Royale, QUI savait que James Bond était comme ça à la base ?! (à part les lecteurs des romans qui ne doivent pas représenter la majeure partie des spectateurs…)

« Fini les punchlines et les gadgets à gogo, ce James Bond moderne économise son humour, affiche un regard perçant voire menaçant, arbore une démarche athlétique et n'hésite pas à employer des méthodes brutales pour exécuter ses missions, quitte à se salir les mains. »

Et c’est censé être positif ? Je dirais plutôt que c’est là où le bas blesse : le James Bond nouveau est une sorte de Jason Bourne Bis, un close de John McLane, un ersatz de Jack Bauer … bref, un personnage vraiment banal au final. Le résultat ? Un film d’action assez bon, mais encore une fois, pour moi James Bond tel que je le connaissais et avais aimé est mort. (Le titre Die Another Day était donc bien prophétique lol)

En conclusion, 2 après, je ne m’explique pas vraiment le succès de Casino Royale, ni le dédain de ce second avec Daniel Craig. Pour moi Quantum est nettement supérieur, plus fun, on passe un bon (meilleur) moment … J’ai vraiment l’impression que le public adopte dès le départ un état d’esprit édicté par les critiques. « Casino Royale, il parait que c’est bien donc c’est bien ! » … « Quantum of Solace, il parait que c’est pas bien, donc c’est pas bien ! » C’est réducteur, certes, mais j’ai cette furieuse impression. C’est un peu le phénomène « Chtits », je l’ai vu il n’y a pas si longtemps, je m’attendais à passer un bon moment, et je l’ai trouvé quelconque, même médiocre … pourtant c’est soit disant un succès colossale. Soit; je ne dois vraiment pas être dans le « tout le monde » dans tout le monde parle…

A ce propos, y’a-t-il ici des gens qui ont préféré Quantum of Solace à Casino Royale ? Ce serait intéressant de voir si nous sommes au moins deux ;-).

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Par fena il y a 12 an(s)

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Ben si, moi j'aime. Le scénario est pas très fouillé mais ça reste un sacré p***** de film d'action. Et tant pis pour les mauvais coucheurs ! :-)
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