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Rencontre avec Laurence Arné, la jeune comédienne de Bowling

Bowling : Laurence Arné en interview

Vous avez pu la voir à la télévision dans la série Workingirls et au cinéma dans des comédies telles que L'Amour c'est mieux à deux (de Dominique Farrugia et Arnaud Lemort), Moi, Michel G., milliardaire, maître du monde (de Stéphane Kazandjian), Un jour mon père viendra (de Martin Valente) et Dépression et des potes (d'Arnaud Lemort). Cette semaine, elle est à l'affiche de Bowling de Marie-Castille Mention-Schaar. Elle, c'est Laurence Arné, une jeune comédienne issue de la scène qui a le vent dans le dos depuis quelques années. A l'occasion de la sortie de son premier grand rôle au cinéma, elle a accepté de répondre à nos questions pour nous en dire plus sur son parcours, sa carrière et son avenir. Strike en vue ?

 Bowling : Laurence Arné en interview Interview de Laurence Arné, star montante de Bowling !

 

Comment te sens-tu à quelques jours de la sortie du film ?

Plutôt bien. On sort d'une tournée durant laquelle on a pu rencontrer le public et l'accueil a été très bon. Bowling est un film dont je suis très fière, donc je suis zen. Et même si on a eu des retours mitigés de la part de la presse, j'espère que les spectateurs seront au rendez-vous. Surtout avec ce temps de m****.

 

La campagne marketing du film a commencé il y a quelques semaines. Qu'est-ce que ça te fait de voir ton visage partout dans Paris ?

Je suis contente. En fait, à chaque fois que je vois ces affiches, je repense au tournage qui était vraiment chouette. C'est une sorte de réflexe de Pavlov : dès que je vois une image du film, j'ai des flashs du plateau qui me viennent. Et puis, c'est la première fois que je suis sur une affiche, donc forcément c'est agréable.

 

Justement, c'est la première fois que tu es sur le devant de la scène pour la promo d'un film … Pas trop dur de devoir vendre un film - au public et à la presse ?

J'avais un peu d'appréhension par rapport aux avant-premières, car je ne me trouvais pas très douée pour faire le lancement d'un film. Mais finalement, je me suis prise au jeu. C'est très agréable de faire des tournées en province, de partir à la rencontre du public et de partager quelque chose avec eux. Les débats d'après projections sont toujours très sympas, car les gens ont souvent des questions très pertinentes pour l'équipe. Moi, j'essaye de faire de mon mieux pour les amuser, en leur racontant des anecdotes marrantes sur le film. Généralement, le contact passe bien. Avec la presse, c'est moins naturel. J'ai découvert avec Bowling les joies du "press-junket". On enchaîne des interviews pour les télévisions, puis on a des petits entretiens avec la presse régionale. J'ai trouvé cet exercice un peu compliqué, parce qu'on a tendance à toujours répéter les mêmes choses, à quelques minutes d'intervalle. C'est un peu frustrant.

 

Tu as été chez Ruquier il y a quelques années, pour Moi, Michel G …

Ça a été assez flippant comme expérience. C'est une émission où il y a plein de sujets, plein d'invités … Moi je me voyais pas parler politique. Donc j'étais resté à ma place.

 

Bowling : Laurence Arné en interview

 

Entre le tournage et la promotion, tu as eu le loisir de côtoyer Catherine Frot, Mathilde Seigner et Firmine Richard. As-tu appris des choses à leur côté ?

En fait, elles sont devenues de très bonnes copines. Il y a vraiment quelque chose de magique qui s'est passé pendant le tournage. Avec Mathilde, au bout de 2 secondes, j'avais l'impression qu'on se connaissait depuis super longtemps. C'est quelqu'un d'adorable, donc difficile de ne pas s'entendre avec elle. Pareil avec Firmine. Ce qui est drôle, c'est qu'au départ, Catherine Frot était plus distante. Mais quand elle a vu qu'on délirait bien avec les deux autres, elle a rejoint notre petit groupe. Au final, on a passé tout le tournage ensemble et le "groupe de copines" présent à l'écran existait aussi en dehors du plateau.

 

Et professionnellement ? Cette collaboration t'a apportée des choses ?

Oui, bien sûr. Catherine m'a donné plein de petits tuyaux pour le jeu. Pas des consignes, juste des trucs d'actrice. Des conseils qui valent vraiment de l'or. Et un conseil de Catherine Frot, ça vaut toutes les formations en école !

 

Tu parles de formation … Comment ça a commencé pour toi ?

Il faut remonter à 2006. J'étais à la Fac, je bossais comme serveuse dans un resto de copains et le soir j'écrivais des sketchs dans l'attente de jouer quelque part. C'est le Théâtre Le Bout qui m'a finalement donné ma chance. Et c'est là que ça a commencé, avec mon premier One-Woman-Show. Au départ, j'avais une programmation d'un ou deux soirs par semaine. Je faisais aussi quelques scènes ouvertes. Puis Dominique Farrugia m'a remarquée et j'ai joué dans L'Amour c'est mieux à deux

 

Le One-Woman, c'est du passé ?

Non pas du tout. Mais en ce moment, je suis contente du faire du cinéma. Comme j'ai pas mal enchainé les tournages, je n'ai pas vraiment eu le temps pour autre chose. Mais je garde l'idée d'un retour sur scène dans un coin de ma tête. Dans un One-Woman … ou pourquoi pas dans une pièce de théâtre. Avec le cinéma et la télévision, j'ai découvert le travail en équipe, ce que je ne connaissais pas trop puisque dans un One-Woman, comme son nom l'indique, on est seule face au public. Et comme le fait de jouer avec d'autres comédiens m'apporte énormément de plaisir, je me dis que j'aimerai bien faire un peu de théâtre, dans une pièce que j'écrierai … ou pas d'ailleurs !

 

Bowling : Laurence Arné en interview

 

Revenons au cinéma. Quand on est comédienne, jeune, jolie et blonde, ce n'est pas trop dur de ne pas se retrouver dans une case ?

Pour le moment, c'est vrai que tous les scripts que je reçois sont très orientés vers la comédie. Mais ça ne me pose pas de problèmes car j'adore ça. J'ai reçu quelques propositions de rôles dans des genres autres … le drame, la science-fiction. Mais ça ne s'est pas fait. Pas parce que ces genres ne m'intéressent pas, mais parce que je n'avais pas accroché avec les scénarii. Par rapport aux "cases", c'est vrai que c'est un risque. Mais je pense que pour l'instant, j'ai réussi à éviter les projets qui auraient pu m'enfermer.

 

Aujourd'hui, te sens-tu prête pour aller explorer des genres de cinéma plus sombres ?

C'est compliqué comme question … j'aime vraiment la comédie. Je m'y sens légitime et je m'éclate à jouer des personnages drôles. Le drame, c'est quelque chose que je n'ai jamais abordé. Donc forcément que je me poserai quelques questions si jamais je devais jouer un rôle plus sombre. J'aurai un peu d'appréhension au début, c'est normal. Mais si le scénario me plaît et si le réalisateur qui me le propose a toute ma confiance, alors je foncerai, sans aucune hésitation.

 

Tu as aussi cartonné à la télé. Que représente Working Girls pour toi ?

C'est vraiment un des rôles où je me suis le plus éclatée. Avec les créateurs de la série, on a été très loin dans ce que mon personnage fait, et dit, à l'écran. Au cinéma, les rôles que j'ai eus à jouer jusqu'à aujourd'hui étaient super, mais je me disais toujours que j'aurai pu aller plus loin dans certains délires, apporter plus d'humour dans mes scènes. Avec Working Girls, j'ai pu vraiment exprimer une facette plus extrême, plus "jusqu'au-bout-iste" de mon jeu.

 

Et dans Working Girls 2, qu'arrive-t-il à ton personnage ?

Elle va tomber amoureuse et elle ne sait pas comment faire pour gérer ça. Elle ne sait pas si elle doit dévoiler son cul ou ses sentiments, d'autant que le mec se fout d'elle complétement. Du coup, elle va demander de l'aide à ses copines pour savoir comment faire.

 

Bowling : Laurence Arné en interview

 

Justement, il y a des choses que tu rêves de faire au cinéma ?

Une comédie musicale. Ça m'éclaterait. Mon rêve, ce serait de jouer un personnage qui a vraiment existé, dans un biopic. A titre d'exemple, Walk the Line de James Mangold est peut-être mon film préféré. J'aime le principe de devoir faire des recherches sur quelqu'un avant de pouvoir l'incarner. De tenter de copier la voix, les mimiques et la gestuelle … avec la métamorphose physique et le maquillage qui vont avec.

 

Même si les longs-métrages s'enchaînent, tu continues de tourner dans quelques courts-métrages. Qu'est-ce que ces films-là t'apportent ?

Les courts, pour moi, ce sont des moments où l'on peut tester des choses différentes, en termes de jeu. Là, j'ai donné mon accord pour un court-métrage en anglais, ça va me permettre de me mettre en danger en jouant dans une autre langue. Mais c'est surtout l'esprit "famille" que j'aime dans ces projets. J'ai tourné trois films avec un jeune réalisateur qui s'appelle Wilfried Méance, et à chaque fois c'est un bonheur de retravailler avec lui et toute son équipe. J'aime bien le côté roots des tournages de courts. Sur les longs, c'est luxueux : on est chouchouté, on a des chauffeurs tout ça. Parfois, c'est bien de remettre un peu les mains dans le cambouis. On en revient toujours à ce "travail d'équipe" dont on parlait tout à l'heure …

 

On te verra bientôt dans Mais qui a retué Paméla Rose ! Tu peux nous parler de ton personnage ?

C'est un petit rôle : je joue la femme de Kad Merad, qui est une vieille blonde américaine complétement refaite. J'ai un peu hésité à le faire au début, car c'était un rôle de bimbo qui aurait pu me mettre dans une case justement. J'ai rencontré Kad et O et ils m'ont dit qu'ils voulaient que ce personnage soit vraiment dégueulasse, botoxée de partout et ultra vulgaire. Ça m'a convaincue. Finalement, j'ai adoré jouer dans ce film car je me suis amusée comme une folle à jouer la fille crade et super laide … Vous allez voir, le maquillage est vraiment très réussi.

 

Bowling : Laurence Arné en interview

 

Peux-tu nous parler d'A Coup sûr, le long-métrage dont tu seras la comédienne principale aux côtés d'Eric Elmosnino et Valérie Bonneton ?

En fait, la réalisatrice Delphine de Vigan a écrit le scénario en pensant à moi après avoir vu Dépression et des potes. Quand j'ai reçu le script, j'étais vraiment très flattée. D'une part parce que De Vigan est quand même une belle référence et d'autre part parce que son scénario a été co-écrit par un humoriste que j'adore : Chris Esquerre. Je l'ai lu et j'ai adoré. Le sujet est ultra casse-gueule mais qu'il est traité avec beaucoup de finesse.

 

Et aujourd'hui, à quoi ressemble une journée-type de Laurence Arné ?

Justement, il n'y a pas de journée-type car il m'arrive quelque chose de nouveau tous les jours ! Mon agent m'appelle pour me proposer des projets, je bosse des castings et je continue d'écrire. C'est très important pour moi. Dès que j'ai des moments plus calmes, je travaille sur des trucs perso.

 

Tu peux nous en dire plus ?

En off uniquement ! (rires)

 

Propos recueillis par Pierre Delorme.


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Laurence Arné
Laurence Arné
Né le : 4 Février 1982

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