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Rémi Bezançon, ou l'avenir du cinéma français

Interview de Rémi Bezançon : l'avenir du cinéma français

On vous en avait déjà parlé il y a quelques semaines : Le premier jour du reste de ta vie est LE film français de cet été. Une comédie dramatique comme on n'en avait pas vu depuis les grandes heures de Cédric Klapisch (il y a longtemps donc), qui nous rappelle que le cinéma français peut encore nous surprendre sans pour autant faire polémique. Histoire d'en remettre une couche, nous vos proposons aujourd'hui une longue interview de Rémi Bezançon, déjà réalisateur de Ma vie en l'air avec Vincent Elbaz et Marion Cotillard, qui nous parle un peu de son nouveau bébé.

 

Pour la petite histoire, Bezançon avait lu notre critique de son film qui faisait notamment allusion à un regard caméra final, que nous avions pris pour un clin d'oeil à Magnolia de Paul Thomas Anderson. Il nous avait alors fait remaquer par mail que " P.T.A n'était pas le premier à le faire", citant ensuite "Truffaut dans Les 400 coups et L'enfant sauvage, Pialat dans Police (à qui Xavier Beauvois rend hommage dans Le Petit lieutenant avec le regard caméra de Nathalie Baye pour le dernier plan du film), Klapish dans Ni pour ni contre, Chaplin dans Le dictateur, et, il me semble, Sergio Leone dans Il était une fois la révolution". Mince, en plus de faire de bons films, le garçon a de la culture !

 

Interview de Rémi Bezançon : l'avenir du cinéma français

 

Alors, comment expliquez-vous ce regard caméra final ?

Le regard caméra est un outil très puissant au cinéma. D’autant plus s’il est fait en fin de film ! Pour ma part, mon idée lorsque j’ai tourné ce plan était de faire en sorte de transmettre le message du film au spectateur. En quelque sorte, de leur dire : « maintenant, c’est à vous. » Et le thème principal étant la transmission, c’était loin d’être une idée gratuite, et ce n’est donc pas un clin d’œil à Magnolia ! (rires)

 

En parlant de transmission : c’est une thématique que vous aviez déjà abordé dans Ma Vie en l’air. Ici c’était plus pour vous un moyen d’appuyer ce que vous aviez déjà dit, ou au contraire de l’exprimer différemment ?

L’appuyer un peu oui, et aller plus en profondeur que pour Ma vie en l’air, qui en parlait déjà, mais de manière plus esquissée. Dans le premier jour du reste de ta vie, c’est vraiment LE thème central, étalé sur presque 15 ans et sur plusieurs générations.

 

C’était déjà le thème principal de vos trois courts-métrages non ?

Mes sublimes courts-métrages oui ! (rires) A l’époque de la sortie de Ma vie en l’air en DVD, Première avait écrit : » en voyant ces courts, on se demande comment il a fait son premier long. » Mas c’est fait pour apprendre les courts !

 

Parlez-nous un peu des personnages féminins du film, Fleur et Marie-Jeanne. Contrairement à votre précédent film, où les femmes n’existaient qu’à travers le regard des hommes, elles ont ici une existence à part entière. Cela a-t-il été difficile pour vous de créer ces personnages ?

J’avais un peu peur au moment de l’écriture de me mettre dans la peau d’une femme de 50 ans, Marie-Jeanne. Je n’avais pas vraiment d’idées de ce qu’il pouvait se passer dans sa tête. Du coup, j’ai mis beaucoup de temps avant d’attaquer l’écriture de cette journée, mais lorsque je m’y suis mis, tout m’est venu très rapidement, très naturellement, et au final je suis plutôt content de ce que j’ai écrit. Ca c’est un peu mieux passé pour celui de l’ado de 16 ans, Fleur, parce que j’étais moi-même un peu comme elle lorsque j’étais jeune. Mais c’est vrai que je suis d’accord sur le fait que c’est une des grandes différences entre Ma vie en l’air, qui était un film à la première personne, et Le premier jour.. , qui offre cinq regards sur le monde différent.

 

Interview de Rémi Bezançon : l'avenir du cinéma français

 

Justement, y a-t-il un personnage dont vous vous sentez le plus proche ?

Raphaël (ndla : Marc-André Grondin) ! Pour son côté branleur... Et puis comme pour le personnage du grand frère (Albert, joué par Pio Marmaï), je me suis un peu inspiré de mon grand frère à moi - ou plutôt mes grands frères parce que j’en ai deux – c’est logique que le personnage qui me ressemble le plus soit celui là. Dun autre côté, il y a un peu de ma personnalité dans le personnage de Fleur aussi (Déborah François), par son aspect ado rebelle.

 

Et est-ce que le fait d’être proche de ces personnages a plutôt simplifié, ou a compliqué l’écriture ?

Plutôt compliqué en fait. La journée de Raphaël a été de toute façon très dure à écrire, de par la présence de ce petit flashback, qui est plus un voyage dans le temps pour moi. Alors oui je me suis amusé à l’écrire, dans les dialogues notamment, mais dans l’ensemble, c’est la partie qui m’a posée le plus de problème.

 

Votre famille a-t-elle vu le film ?

Oui, je leur ai montré.

 

Et comment ils ont régit en découvrant qu’il y avait un peu d’eux dans les personnages ?

Les personnages sont vraiment trop éloignés de ma propre famille pour qu’il puisse y avoir la moindre confusion. Mais ça les a fait sourire de voir des petits clins d’œil, des répliques et pleins de petites choses que j’aurai pu chiper pour créer les personnages du film. En fait, ce sont plus les détails qui sont autobiographiques que les personnes en elles-mêmes.

 

Au final, comment décririez-vous votre film ?

Je ne sais pas... une comédie familiale dramatique ? Il y a de la comédie, ça parle de la famille... Ce qui est étonnant ce que lorsque j’ai commencé à écrire Le Premier jour du reste de ta vie, je ne pensais pas que le film serait aussi « dramatique », aussi poignant. Au final, c’est 50-50. Je n’aime pas trop le terme comédie dramatique, mais c’est vrai que le film est à la fois drôle et sérieux... De toute façon, j’aime le cinéma qui arrive à parler de choses graves dans la comédie. C’est ce à quoi j’aspire.

 

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Parlons un peu de mise en scène. A plusieurs moments le film bascule un peu dans le surréalisme, l’expressionisme, c’est quelque chose de totalement naturel chez vous ?

Oui, et c’était déjà quelque chose de présent dans Ma Vie en l’air, je pense à la scène du cerf par exemple. Ces scènes, où le « fantastique » fait une légère incursion dans la vie de tous les jours, sont des moments spécifiques où l’on rentre entre guillemets dans la tête des personnages. Je sais que dans ma vie, c’est le genre de petits délires auxquels je pense de temps à autres. Des trucs qui me font marrer. Mais par exemple, pour la séquence de la perte de virginité de Fleur, je voulais traiter ce moment fort de sa vie de manière originale, parce que c’est le genre de scènes qu’on a déjà vu mille fois et de milles manières différentes, et surtout de manière très personnelle. Je voulais vraiment donner ma vision sur cet événement. Du coup, il en ressort ce petit moment « à la Shining » avec la musique de Bowie par dessus.

 

Comment vous est venue l’idée de traiter avec un style différent les cinq journées qui composent le film ?

J’ai beaucoup hésité au départ, parce que je ne voulais pas que ça fasse trop segmenté, trop film à sketchs. J’en ai donc beaucoup discuté avec mon chef opérateur, et on est tombé d’accord sur le fait que ça ne ferait pas film à sketch car il y avait quand même tous les personnages pour faire la liaison. De plus, si on partait sur le principe d’un changement de mise en scène pour chaque journée, on le ferait de manière très subtile, presque imperceptible. Je pense que quand les gens verront le film, ils ne s’en rendront pas compte... ou alors de manière inconsciente. Mais moi c’était quelque chose qui m’intéressait fortement, ne serait-ce que pour m’imposer à chaque journée une petite contrainte à la mise en scène. Comme je m’étais déjà mis la contrainte au moment de l’écriture d’avoir cinq journée – ce qui était une sacrée contrainte quand même, qui m’a bien fait ch*** - je voulais en avoir une aussi au tournage. Car finalement, quand tu peux tout faire, tu finis souvent par toujours faire la même chose. De la contrainte née souvent la création...

 

Et justement, vous êtes vous parfois retrouvé à être obligé de filmer de manière contre-nature ?

Pas vraiment non. Par contre, j’ai pu tester des choses que je n’avais jamais faites. Filmer à l’épaule par exemple, était quelque chose que je n’avais eu l’occasion de faire que très peu sur Ma vie en l’air, et que j’ai vraiment pu apprécier lorsqu’on a tourné la journée de Fleur. En même temps, c’est un système qu’on voit beaucoup en ce moment, peut-être même trop et de manière trop extrême, et je ne voulais pas tomber dans l’excès. Du coup, on a opté pour une caméra à l’épaule, certes, mais qui ne bouge presque pas. Ensuite il y a eu la scène du diner qui fût délicate à tourner. Il y avait sept personnages autours de la table et je me suis mis à trois places différentes pour prendre trois points de vue différents, mon chef opérateur étant donc directement à la place des acteurs. Au dérushage, mes producteurs ont vu ça et ont tout de suite été affolé, pensant que ce n’était pas montable et qu’il fallait tout retourner. Mais je les ai rassurés, parce que je savais ce que j’avais en tête. D’ailleurs, en parlant de diner, c’était une sacrée contrainte de trouver trois manière différentes de filmer trois scènes de repas différentes ! Les séquences autour d’une table sont souvent compliquées à tourner, et on finit toujours par retrouver les mêmes plans, les mêmes automatismes. Ici, je voulais vraiment que les trois repas du film soient filmés de manière totalement différente, pour éviter toute redondance.

 

Interview de Rémi Bezançon : l'avenir du cinéma français

 

Parlez-nous un peu de la musique du film ? C’est dur d’obtenir les droits de Summetime ?

Ca dépend. Parfois, on peut avoir de bonnes surprises. Par exemple, David Bowie a été super cool. Il adore le cinéma français, du coup on a pu avoir un de ses morceaux (Time) pour seulement 10 000€ ! Par contre, à la base, j’avais écrit une scène en pensant mettre du Led Zeppelin par dessus, et là c’était 80 000€ non négociable. Donc j’ai du trouver un nouveau morceau.

 

C’était quelle chanson ?

Un grand classique : Stairway to Heaven !


Vous savez que Cameron Crowe a eu le même problème sur Almost Famous, pour le même morceau !?

Non je ne savais pas. Mais j’adore ce film ! Enfin bref, c’était pour la scène de l’hôpital après l’accident de Marie-Jeanne, et finalement j’ai opté pour un morceau de The Divine Comedy (In Poursuit of Happiness), qui n’a strictement rien à voir avec Stairway, qui est beaucoup plus rapide, beaucoup plus gai et je trouve que le contraste entre la chanson et ce qu’il se passe à ce moment là dans le film fonctionne très bien. Encore une fois, la contrainte a fait que je n’ai pas pu avoir tout ce que je voulais, et peut-être que c’est tant mieux !

 

Le morceau que joue le personnage de Moïra au concours d’Air Guitare, c’est un morceau original ? Car il ressemble beaucoup à une intro de Danzig !

C’est Sinclair qui l’a composé. Tous les morceaux de cette scène ont été composés spécialement. D’ailleurs, celui de Raphaël est génial. On dirait vraiment du Hendrix. D’ailleurs, c’est ce que je voulais à la base pour cette scène : Voodoo Chile de Hendrix. Mais pareil, c’était 80 000€...

 

 

Un petit mot sur le fait que le film se passe à la fin des années 80 et au début des années 90 ?

Je voulais que les références à cette époque soient très subtiles. Il y a rien de pire que lorsqu’on tombe dans l’étalage d’objet d’époque. Donc on a pas mal bossé avec mon chef déco Maamar Ech Cheikh (Césarisé pour OSS 117), en cherchant des petites idées qui pourraient ça et là venir rendre crédible cette époque, qui est quand même très proche de la notre, à quelques détails prêts. Sur Internet, j’ai trouvé des sites de fans des années 80 ! Mais il allait trouver les bons objets. Ceux qui, en un seul plan, allaient faire croire que le film se déroule vraiment il y a 20 ans. La une « Inqualifiable » de l’Equipe par exemple. C’est le genre de détail qui fera sourire le fan de foot, car qui a oublié Emil Kostadinov ? (rires)

 

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Comment avez-vous réussi à imposer votre casting ?

Ca a été compliqué. Pour la petite histoire, j’ai perdu M6 à cause de ça. Ils voulaient Kad Merad dans le rôle du père, et moi je tenais absolument à Gamblin. Je n’ai rien contre Merad, c’est un très bon acteur, mais je ne l’imaginais vraiment pas dans ce rôle. Je n’allais pas prendre un comédien qui à mes yeux ne collait pas au personnage pour faire plaisir à un diffuseur, même s’il investit beaucoup d’argent dans le film ! En plus, ce n’était même pas sûr que Kad accepte le rôle, ni qu’il soit disponible pour le tournage... Enfin. Du coup, ca a été un mal pour un bien, puisque j’ai donc été amené à travailler avec France Télévision, qui nous a laissé plus de libertés et qui nous a donné plus de moyens. Alors oui mon cast n’est pas franchement « bankable » - quel mot affreux – mais il est composé de comédiens de grands talents. Zabou Breitman est une comédienne franchement sous exploitée dans le cinéma français, alors qu’elle a un potentiel comique hallucinant ! Pareil pour Jacques Gamblin, qui a apporté quelque chose de lunaire au personnage du père, et qui est un acteur formidable. Non vraiment, je suis très content de mon casting.

 

La ressemblance entre Pio Marmaï et Vincent Elbaz, qui était le héros de Ma vie en l’air, est-elle fortuite ?

C’est dingue ça ! Tout le monde me parle de cette ressemblance ! Tu sais que je ne m’en suis rendu compte qu’au montage ! On était en train de monter la scène où Pio regarde Les sept mercenaires, et ma monteuse – qui était déjà la monteuse de Ma vie en l’air – m’a dit : « Mais c’est Vincent ! ». Et effectivement, la ressemblance était frappante, et je ne m’en étais pas aperçu alors que j’avais passé plusieurs semaines à le filmer. A la base, je voulais lui proposer le rôle. Mais on a en discuté et on s’est vite rendu compte qu’il était trop vieux et que personne ne croirait qu’il a 20 ans. Du coup, peut-être qu’inconsciemment j’ai été amené à choisir un acteur avec un physique similaire. J’aime bien ce genre de physique...

 

En un plan vous avez réussi à lancer la carrière de Gilles Lellouche, c’est quelque chose qui vous plait de travailler avec des acteurs peu connus et d’essayer de les faire découvrir au grand public ?

Peut être pas en un plan... mais c’est vrai que Gilles Lellouche a souvent dit en interview que pour lui, il y avait un avant et un après Ma vie en l’air. Et dire qu’à l’époque j’avais dû l’imposer pour qu’il ait le rôle ! Sinon pour répondre à la question, je pense que ça fait partie de mon métier de réalisateur de découvrir des comédiens nouveaux, d’aller au théâtre découvrir des talents, d’aller aux pièces de fin d’année du conservatoire... moi je suis très curieux comme garçon et j’aime faire ce travail de découverte. Et je pense qu’il est primordial, car si on ne le fait pas, on se retrouve à voir toujours les mêmes têtes chaque semaine en haut de l’affiche ! Et pour le coup, je pense sincèrement que Pio Marmaï a une longue carrière devant lui, car il a un vrai physique de cinéma, une présence à l’écran et une puissance dans son jeu plutôt rares pour un acteur de son âge.

 

Interview de Rémi Bezançon : l'avenir du cinéma français

 

L’accent de Marc-André Grondin, qui est canadien, a-t-il posé problème ?

A la base j’avais un autre acteur pour ce rôle, en la personne de Gaspard Uluel. J’avais vu C.R.A.Z.Y. après avoir fini l’écriture du scénario, et j’avais flashé sur Marc-André. Je l’ai donc rencontré pour lui proposer le rôle de Sacha, le petit ami de Fleur. Mais il avait quand même un putain d’accent ! Entre temps, Gaspard a quitté le projet, et j’ai eu envie de tenter l’aventure avec Marc-André. Du coup, il devait vraiment perdre son accent québécois. Je lui ai présenté une linguiste, qui m’a assuré qu’il pouvait perdre son accent en deux mois. Ils ont travaillé ensemble et comme Marc-André est vraiment un gros bosseur, ça a payé.

 

Vous avez fait deux courts et deux longs avec Mandarin production. C’est votre côté « famille » ?

Oui tout à fait. On avait déjà signé pour Le premier jour du reste de ta vie avant la sortie de Ma vie en l’air. Et pareil, on devrait bientôt signer le troisième. Je suis très fidèle dans mes relations professionnelles. Et puis je n’ai pas vraiment envie de me prendre la tête à chercher des producteurs différents à chaque film. J’en ai rencontré quelques uns, qui m’ont proposé des films, mais je suis bien chez Mandarin.

 

Et justement le prochain projet ?

J’adapte un roman d’Eliette Abécassis qui s’intitule Un Heureux événement. Je vais commencer à travailler dessus en Aout, après la sortie du Premier jour du reste de ta vie. C’est drôle car à la fin de Ma vie en l’air, Elbaz et Cotillard sont sur une plage et le début du Premier jour commence sur un film de vacances de Jaques et Zabou tourné aussi à la plage. Là, à la fin du Premier jour, on apprend que Fleur est enceinte, et c’est le début d’Un Heureux événement. C’est une coïncidence, je ne l’ai absolument pas fait exprès ! Encore une fois, je pense que mon inconscient a une part de responsabilité dans cette histoire !

 

Sortie le 23 Juillet.

 

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