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Resident Evil : Afterlife

Notre avis
1 10

Entre ringardise absolue et onirisme de comptoir qui parvient à nous hypnotiser, Resident Evil : Afterlife est une expérience de cinéma comme on n'en a vu que trop rarement dans le registre des nanars, réalisant l'exploit de nous faire considérablement réévaluer les trois épisodes précédents. Soit le réalisateur Paul W.S Anderson est un génie qui a 25 ans d'avance sur la terre entière (ah ah ah, on plaisante), soit il a perdu un gros pari tant il signe ici la pire chose découverte sur un écran depuis des années. Dans un cas comme dans l'autre, son film est un cas d'école sublimé par l'engourdissement général qu'il provoque chez ceux qui le regardent. A voir au moins une fois dans sa vie pour le croire !!

Découvrez ci-dessous la critique du film Resident Evil : Afterlife


Critique du film Resident Evil : Afterlife

Critique du film Resident Evil : Afterlife

 

Il a plusieurs catégories de films. Entre autres les chefs d'œuvres, les bons, les moyens, les mauvais...Et puis il y a Resident Evil : Afterlife, extraordinaire expérience de cinéma parfaitement insaisissable qui nécessite que l'on créé une catégorie rien que pour lui. Une catégorie elle-même indéfinissable puisque l'on ne sait même pas si cette chose est mauvaise. Entendons par là que des films mauvais, on en voit énormément (surtout en 2010) mais on arrive à les situer immédiatement en comprenant que leurs créateurs ne nous prennent pas pour des flèches. Mais celui-ci vient d'ailleurs. D'un autre univers, comme échappé d'une faille spatio-cosmique où la nullité aurait des millions d'années d'avance sur ce que nous connaissons. En tout cas on est pris par surprise par cette chose, qui commet l'exploit de ne pas susciter la moindre émotion chez ceux qui la regarde. Une lobotomie filmique, en somme. Ai-je dormi ? Ais-je été hypnotisé ? Impossible de le savoir.

 

Critique du film Critique du film Resident Evil : Afterlife

 

Le moins que l'on puisse dire, c'est que si l'on a longtemps reproché à Paul W.S. Anderson d'avoir aussi peu d'intégrité artistique que de style, pompant mollement les tendances, le gus s'est ici surpassé dans son genre. On est aux limites de lui faire une standing ovation... N'ayant eu à son actif jusqu'à aujourd'hui que un bon film (parce que Event Horizon, ce n'était pas si raté), il signe ici non pas le fond du panier, mais l'étagère poussiéreuse qui soutient la pile de paniers. En français : il est enfin lui-même, n'écoutant que ses pulsions créatives clairement atrophiées, dévoilant qu'il est un auteur à part entière à la compétence indéfinissable. Son Resident Evil : Afterlife, c'est quelque chose. Ayant bien une bonne décennie de retard (mais qui essayerait encore de surfer encore sur la vague Matrix Reloaded en 2010 ?), le film est une sorte d'Aeon Flux tentant de se travestir sans succès en 2001, L'Odyssée de l'espace. Cherchant à être spectaculaire et hallucinogène à la fois. Les effets de chacun étant inversés.

 

Critique du film Critique du film Resident Evil : Afterlife

 

Continuant dans la foulée des premiers opus, à savoir un monde apocalyptique rempli de zombies pas cool (mais dans lequel Mila Jovovich a trouvé un bon coiffeur pour se faire une nouvelle coupe), une Wonder woman lutte désespérément contre Umbrella. Umbrella, c'est une corporation pharmaceutique immense qui, pour avoir la main mise sur l'économie mondiale, décide d'anéantir l'humanité... Va comprendre, Charles ! Parti de là, Anderson se la joue expérimental à la moindre occasion et tente de transformer chacune de ses scènes d'action comme un remake fumeux de The Fountain, bourrées de ralentis interminables, de bullet-time qui remontent à Mathusalem et de jolis plans oniriques où sa BO tonitruante se hasarde soudainement à enchainer des partitions au triangle tandis que la comédienne n'en fini plus de lever son pied. C'est ainsi que l'on a droit à un gros molosse armé d'une hache de la taille d'une Twingo, sorti de nulle part, retapant une salle de bain façon Modes et Travaux et autour duquel tout le monde virevolte gaiement. Pour varier les plaisirs, on retrouvera également une centaine de zombies qui font une chute libre pleine de poésie en tombant d'un toit comme des lemmings ou bien encore une sublimation de l'avenir de l'humanité qui ferait passer le final de The Island pour du Kubrick. De toute beauté.

 

 

Anderson a décidé de faire sa popote comme ça lui chantait, tout seul dans son trip de n'importe quoi, mais aidé par sa super caméra enregistrant à 1000 images secondes qu'il amorti quasiment sur toute la durée du film. Outil qu'il combine avec le Fusion, le système 3D encombrant de James Cameron qui le limite un peu dans ses mouvements. Du coup, chaque scène d'action n'est pratiquement composée que de plans fixes, ce qui n'améliore pas le rythme du film. Entre ça, la brouette de Marie-Jeanne qui trainait dans les coulisses et sa 3D qui tâche (et paradoxalement la seule chose digne d'intérêt là dedans), il nous livre un spectacle aux confins du tordu absolu, à ce point qu'on ne sait même plus quel est le but des personnages, à part rejoindre un pétrolier remplis de dobermans qui se coupent en deux tous seuls. Resident Evil : AfterLife, qui ferait passer n'importe lequel des trois opus précédents pur des bibles cinématographiques, est donc un condensé absolu de tout (mais absolument TOUT) ce qu'il ne faut pas faire dans un film se fantasmant regardable. La palme revenant au grand méchant du film, Wesker, exact copié/collé du personnage du jeu vidéo... donc forcément ridicule s'il venait à être interprété par un mauvais acteur dans un film live. Pas de chance, c'est le cas ici.

 

Critique du film Critique du film Resident Evil : Afterlife


 

Resident Evil : Afterlife est une incarnation du mauvais goût, sans queue ni tête, risiblement poseur, parfois totalement incompréhensible (certains monstres, en explosant, laissent tomber des pièces comme dans Super Mario !!) qui nous laisse clairement baba et qui mérite d'être vu, ne serait-ce que pour faire partie de ceux qui diront "j'y étais"... Avis aux curieux malsains.

 

Article publié le 10 septembre 2010



Par 99 commentaires


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Derniers commentaires
Par BadgisBast4 il y a 8 an(s)
Tiens, Anderson, avec toute ma gratitude lol

http://www.youtube.com/watch?v=dThyLx7Z8qM&feature=channel_video_title

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Par BadgisBast4 il y a 9 an(s)
OMG levieuxdragon!! Tu me retires les mots du clavier lol!

Juste un exemple, allez.. vous rappelez-vous lorsque jovolabitch et l'autre nana (sensée représenter Claire Redfield hum) sont dans un avion, voient un type sur un toit et tentent, oui, d'atterrir sur le building? Déjà là, c'est gros, très gros.. mais ça na s'arrête pas là: l'avion se pose, va un peu plus loin que le bord et menace dangereusement de basculer dans le vide. Heureusement, le type s'accroche au gouvernail et réussi, on sait pas pourquoi, à faire contre-poids (hum ok. c'est fini, là, le foutage de gueule?) Bah nan.
Le type, dans un gigantesque élan d'héroïsme, ramène l'avion en le tirant jusqu'au milieu du building, tout seul et comme un grand!

Zallez pas me dire que c'est pas comique, ça!! Resident Evil, ça doit faire peur et il a bien du mal à le comprendre, l'autre meurtrier. En volant ce nom et en le collant sur SES excréments, il tue et assassine à chaque fois qu'il vend! JE CONTEEEEESTE!!!!!

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Par levieuxdragon il y a 9 an(s)

likeSmall 4
Comment peut-on défendre un film qui a complètement détruit le concept même de Resident Evil ???????????????????????????????????????
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Par dragibusspeedchocola il y a 9 an(s)
dites ,vous êtes bien cruel envers se film;perso , mwa jlè trouver pas mal ce film.
les scenes de combats sont plutot bien.
evidemment , ce film n a rien a voire avec les KILL BILL de Quentin Tarentino qui sont génial mai bon , ce n'est pas male kwa ......

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Par Gillou il y a 9 an(s)
Pour info les soit disante 'pièces' a la super mario, se sont un peux les munitions que l'héroine utilise dans ces fusils alors pour bien décrire un film, encore faut il l'avoir compris ;)
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Par BadgisBast4 il y a 9 an(s)
Bah tiens, Anderson, c'est pour toi, ça! Avec toute ma gratitude mdr!
http://www.youtube.com/watch?v=VDOGF1Cvn5k&feature=feedu

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Par BadgisBast4 il y a 9 an(s)
Lol je crois pas qu'il soit question de s'acharner, franchement. Rien qu'en parlant purement cinoche: ce qui ne va pas du tout en la faveur de ce film, c'est qu'avant celui ci, j'ai vu des bons (voire des super bons) films d'horreur, suspens, épouvante, fantatastique, thriller, sf, etc, etc.. voilà où est le problème. Si encore c'était le 1er machin qu'on me serve, ok, y a de fortes chances que j'aime ça.. mais c'est pas le cas.
Toujours sans m'en référer au jeu, le scénario est bidon, ça se la joue action, c'est surjoué, on nous prend pour des cons, on s'ennuie de plus en plus.. ce navet à bel et bien était produit en deux coups de cuillère à pot rien que engranger du pognon. Et je ne cautionnerai jamais ce genre de travail. Si on peut appeler ça du travail.

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Par Anonyme il y a 9 an(s)
Je ne suis pas totalement d'accord avec cette critique. Certes il y a des reprises comme Matrix, et on ressent la répétition et la ressemblance avec les anciens Resident Evil. A force de trop voir la meme chose, on s'en lasse. Mais à coté de cela il n'y a pas que des points négatifs. Et je trouve dommage que tout le monde s'acharne sur ce film. Pour ton avis avec Mario et les piéces. Regarde bien, ce sont des piéces qu'elle a et avec lesquelles elle charge son fusil. Et non pas des piéces venant des monstres. Ne trouvez pas des critiques là ou il n'y en a pas. Ca tombe dans la subjectivité.
Bonne continuation à tous.

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Par BadgisBast4 il y a 9 an(s)
Tout à fait d'accord avec cette critique.. et si ça ne tenais qu'à moi, je l'aurais descendu encore plus, ce sagouin! Je suis fan du jeu RE depuis sa sortie en France et j'exige avoir les plus belles surprises, dès qu'il est question de ce monstre du jeu vidéo! Déjà que le 5eme opus est plutôt limite, mais alors quand on voit ces "films".. Il est grand temps que ce salopard arrête de pourrir la licence et massacrer cette oeuvre! Il pourrait faire preuve de plus de respect et de fidélité, aussi bien envers le jeu, qu'envers nous, car en voyant des merdes pareilles et qui portent le nom de quelque chose de beau et de vrai, je me sens simplement offensé et insulté, boudiou! J'admire infiniment plus Christophe Gans qui a magistralement adapté Silent Hill en film et je suis persuadé que cet abrrrruti d'Anderson a bien des choses à apprendre de lui! Y a pas 36 solutions: Ou RE n'est pas adaptable au cinoche et qu'on le laisse pénard, ou ce tocard ne sera jamais un vrai réalisateur et qu'il se mette au tricot!
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Par captain-spaulding il y a 9 an(s)

likeSmall
Slayer a écrit:Rien à ajouter, un film à voir bourré ou pire et encore je suis meme pas sur que ça passe mieux.


J'ai de toute façon eu l'impression d’être bourré en voyant ce machin!

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