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Terminator Dark Fate : on a vu le vrai Terminator 3 ! - critique

Le 23/10/2019 à 08:33
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Notre avis
7 10 Après plusieurs faux départs, la franchise Terminator est enfin de retour dans le droit chemin, et ça fait du bien ! Dark Fate est de loin le meilleur des opus sortis depuis 2003 et on tient là un “vrai” Terminator 3. Si le résultat est loin de la claque visuelle qu’a été Terminator 2 à sa sortie, la faute à un Tim Miller qui montre là les limites de ses talents de réalisateur, l’histoire, le casting et les innovations de Dark Fate nous offrent enfin ce qu’on rêvait de voir depuis 30 ans : une suite de Terminator 2 qui ne fait pas honte à son illustre prédécesseur et ressuscite de la plus belle des façons une saga qu’on croyait enterrée.

C’est certain : Terminator Dark Fate risque de diviser. Il faut dire que le nouvel épisode de la franchise créée par James Cameron ne cède pas à la facilité et décide de se focaliser sur le destin de nouveaux personnages. Si vous espérez suivre une énième aventure de John Connor, vous risquez d’être déçu.e ! Mais c’est là l’une des forces de cette suite : se servir d’un univers familier pour nous raconter une nouvelle histoire.

 

 

Une nouvelle histoire dans laquelle Sarah Connor a néanmoins un rôle à jouer. Nihiliste, badass et plus vnr que jamais, le personnage campé par une Linda Hamilton impériale est l’autre grande force de ce Terminator.

Si les deux autres personnages féminin ne sont pas en reste (Mackenzie Davis est épatante dans le rôle de Grace), force est de constater que Sarah Connor bouffe l’écran, et Linda Hamilton nous offre une performance qui prouve qu’elle n’est pas simplement venue encaisser son chèque : Sarah Connor, c’est elle ! Et on la sent réellement habitée par ce personnage emblématique de sa carrière.

 

 

Autre retour, celui de Schwarzy dans le rôle, encore une fois, d’un Terminator vieillissant. Un retour pas forcément nécessaire, mais qui a le mérite d’introduire quelques touches d’humour dans le film sans pour autant dénaturer la figure emblématique du T-800, comme ce fut le cas dans Genisys. Mieux : cette version du Terminator soulève même une réflexion sur le libre arbitre d’une intelligence artificielle.

Là où Terminator Dark Fate déçoit, c’est lors de ses séquences les plus spectaculaires. Visiblement, Tim Miller n’est pas l’homme de la situation. En témoigne notamment une séquence de chute libre d’un avion en feu à bord duquel se déroule une grosse baston. On ne comprend pas grand chose, c’est très brouillon, aussi réaliste qu’un carambolage numérique de Fast & Furious, et on sent que le réalisateur de Deadpool peine à mettre en images cette scène qui aurait mérité d’être mise entre les mains de quelqu’un de plus doué. 

 

Mais peu importe ces défauts : on aime Dark Fate pour son audace, pour ses idées et par les symboles qu’il met en avant. Si le scénario efface Terminator 3, Renaissance, et Terminator Genisys, on dirait que les auteurs en ont conservé les meilleures points.

De
Terminator 3, on retrouve l’idée d’un jugement dernier pas annulé mais seulement repoussé. De Terminator Renaissance, le concept d’un humain amélioré a été conservé, et les flash-forwards ne sont pas sans rappeler l’esthétique du film de McG.


Mais là où Dark Fate se distingue de ces pâles prédécesseurs, c’est lorsqu’il innove et ose : le film se paye le luxe de déboulonner ouvertement l’Amérique de Trump en mettant au premier plan une femme, une jeune immigrée mexicaine, sur les épaules de laquelle reposent tous les espoirs de l’humanité.


Osé et franchement bien amené. On espère donc que le succès sera au rendez-vous dans les salles obscures, car on aimerait beaucoup voir un Dark Fate 2. Laissez-vous tenter, ça va bien se passer.

Terminator 6 Dark Fate

Terminator 6 Dark Fate






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