Le Hussard sur le toit
Le 25/10/2009 à 12:00Par Sabrina Piazzi
S'il n'y a rien à redire sur la beauté plastique ambitieuse du Hussard sur le toit, où la photo de Thierry Arbogast est entre autre plus élaborée que celle de Cyrano de Bergerac, et que les moyens mis à la disposition du réalisateur sont plus que visibles à l'écran, l'émotion ne prend pas comme sur le précédent film de Jean-Paul Rappeneau. Jamais, le metteur en scène ne parvient à retrouver l'empathie, la fougue et le panache qui ont fait le triomphe de son adaptation d'Edmond Rostand. Dans le rôle titre, Olivier Martinez s'avère bien trop pâle et surfait pour incarner Angelo et n'est guère convaincant face à une Juliette Binoche toujours aussi radieuse. Heureusement, les seconds rôles (Isabelle Carré, François Cluzet et même Gérard Depardieu dans une apparition surprise non créditée) illuminent cette succession de belles vignettes collées les unes aux autres sans véritable fil conducteur. Finalement, Le Hussard sur le toit s'apparente plus à un documentaire sur la Provence du XIXème siècle et l'adaptation trop illustrative, le manque de rebondissements et les nombreuses longueurs finissent par plomber définitivement l'ensemble. Une superbe coquille vide en somme.