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Predators

Notre avis
3 10

Projet attendu et considéré comme l'ultime chance à la pérennité de la franchise, Predators n'est finalement qu'un film mineur, tablant à peine plus haut que les récents essais précédents mais n'arrivant vraiment ni à la hauteur du film original, ni de sa suite. Avec son casting peu convaincant (Adrien Brody et Laurence Fishburne en tête) et un rythme ne parvenant pas à retenir notre attention, le film n'a pour lui que sa première demi-heure, plutôt alléchante, mais annonciatrice de promesses qui ne seront jamais tenues.

Découvrez ci-dessous la critique de Predators


Critique Predators

Critique Predators

 

Les exemples sont légion : passer derrière John McTiernan, ça passe ou ça casse ! D'ailleurs ça casse plus souvent que ça ne passe puisqu'excepté un Predator 2 signé Stephen Hopkins, beaucoup plus sympathique qu'on voudrait le prétendre, les aventures suivantes du chasseur de l'espace n'ont plus jamais fait bonne figure. La faute à Alien VS Predator ainsi que sa suite, véritables accidents industriels sans identité ni style. Du coup, Predators semblait un peu retentir comme un cor de chasse sauveur dont les intentions avaient tout pour plaire (revenir à la sauvagerie engrangée par l'instinct de survie), surtout lorsque celui-ci est chaperonné par un fan-boy de la première heure, réputé pour son amour du B. Malheureusement, aussi cool et déterminé soit-il, Robert Rodriguez, ici producteur, n'est pas parvenu à grand-chose, en tout cas pas plus que son réalisateur Nimrod Antal dont le seul réel exploit ne s'est limité qu'à faire mieux qu'Alien Vs Predator et Aliens Vs Predator 2 : requiem. Un moindre mal.

 

Critique Critique Predators

 

Le problème de Predators, c'est que malgré ses très nombreux et lourds clins d'œil au premier Predator (comme pour dire "vous voyez, nous on a compris ce qu'il fallait faire !"), le résultat semble finalement ne pas avoir particulièrement saisi ce qui faisait fonctionner l'œuvre originale de McTiernan. A savoir un propos riche sur la bestialité en milieu hostile et le radicalisme pour en sortir vivant, à travers une narration simple et épurée. L'art d'aller à l'essentiel, confirmé par l'encore plus réussi Piège de Cristal. Finalement, Predators, c'est un peu comme Die Hard 4 : ça étale des tartines de références pour satisfaire le fan, mais ça se complique trop la vie à surexploiter un concept de base jusqu'à le travestir. A commencer par le traitement même des personnages, inexistants, passant la moitié du film à expliquer pourquoi ce sont des terreurs, pour finalement basculer dans la caricature de n'importe quel badass de téléfilm, avant de les transformer en girouettes pour le simple plaisir d'y caser quelques twists destinés à relancer une intrigue bien plate. La palme revenant à un Laurence Fishburne, à mi-chemin entre l'onirisme allumé et un appel au razzie. Dans le genre performance imbitable mais ultra-drôle, on tient là une démonstration de premier ordre.

 

Critique Critique Predators

 

Outre une annihilation totale de ce que le projet pouvait avoir de charismatique, Predators est surtout d'un ennui mortel. Après une entrée en matière aussi expéditive qu'efficace, on admettra quand même que le film se laisse agréablement suivre pendant une bonne demi-heure, où il assume clairement son statut de série B tout en sueur et faisant fît d'un bon sens trop prononcé. Puis l'affaire part vite en quenouilles : affrontements plan-plan (tout le film est un vaste champ/contre-champ interrompu par quelques plans larges), peu imaginatifs, redondances, intrigues secondaires à pleurer de stupidité et beaucoup, beaucoup trop de petites choses qui voudraient élever le propos sans chercher à pallier les lacunes narratives et surtout les grosses baisses de régime. Car après sa sympathique première partie qui démarre crescendo, le film ne fait que descendre inlassablement les marches jusqu'à un final sans la moindre tenue, essayant de singer le film original sans génie ni inspiration.


Difficile de savoir si nous sommes en présence d'une véritable déception ou d'un simple rendez-vous manqué de plus, mais il y avait là un vrai potentiel gâché. Et cette fois ci, on ne pourra pas accuser le studio puisqu'à en juger par ses dialogues (souvent très tartes) et de sa violence parfois cradingue, la censure n'est pas le problème. Une simple question de tambouille, mal dosée et parsemée d'ingrédients inégaux. Peut-être ne vaut-il mieux plus retoucher à l'intouchable.

Article publié le 28 juin 2010



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