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Avatar Collector : le test complet des bonus

Avatar Collector : test des bonus

Personne ne s'est vraiment plaint de la maigreur du contenu du Blu-Ray d'Avatar en avril dernier, qui ne proposait rien d'autre que le film. Et pour cause, tout le monde était prévenu de la conception d'un super collector qui débarquera dans nos bacs ce jeudi 18 novembre. Une édition chargée que nous avons eu la chance d'avoir entre les mains avec d'un côté le packing standard et ses trois disques dont nous allons parler tout de suite, ainsi que le gros coffret disposant du même boîtier, du boitier DVD disposant lui aussi de ses trois disques, un sénitype de la pellicule 70mm, un petit livre making-of et un petit buste argenté de Jake Sully n'étant pas disponible dans le commerce. Très détaillé, et malgré sa petite taille, l'objet pèse son poids.

 

Mais ce qui nous intéresse, ce sont bien entendu les trois disques haute définition et plus particulièrement son interactivité, qui manquait cruellement jusque là. Avant de les approfondir, on ne pourra que saluer Fox pour le confort de navigation que proposent les disques. L'interactivité étant énormément axée sur la conception très technique du film, chaque bonus dispose d'un guide spécifique très clair (en particulier sur les scènes coupées) mais également sur la lecture du film, puisqu'un système de chapitrage indépendant permet de repérer immédiatement quelles sont les scènes ajoutées, que ce soit dans la version 8 minutes ou 16 minutes. Alors que la navigation et les termes abordés auraient pu devenir compliqués à suivre, ces nombreux cartons et guides explicatifs ne laissent personne en plan. Un très bon point de la part de l'éditeur.

 

Avatar Collector : test des bonus

 

Blu-Ray 1

 

Ici, selon l'interprétation que l'on peut s'en faire il n'y soit aucun bonus, soit un supplément de choix. En l'occurrence la possibilité de regarder le film dans ses trois versions, via le seamless branching et sans conséquences sur la qualité générale. La version cinéma de 2h45, la version Edition Spéciale de septembre avec 8 minutes supplémentaires ou la version longue inédite avec 16 minutes en plus, et jamais distribuée en salles. Outre l'ajout des 8 minutes de l'édition spéciale dont nous vous avons parlé ici, la version dite ultime tourne autour de deux éléments majeurs. D'une part, l'introduction sur terre qui chamboule légèrement le montage des premières minutes du film comparé aux versions salles. En effet le film ne s'ouvre plus sur Jake Sully se réveillant dans son caisson mais dans un bar où il vient au secours d'une femme frappée, avant de déclencher une bagarre générale. Il est ensuite jeté à la rue comme un sac, avant qu'on lui envoie son fauteuil roulant directement sur la tête. Et étrangement, la séquence fait sourire.

 

Le cas de Grace est ensuite développé lors de deux séquences où elle affiche un trait maternel beaucoup plus évident envers Jake, à qui elle se confie. D'autres séquences sont parsemées ici et là, dont une attaque meurtrière des Na'vis contre un petit groupe de militaires, justifiant l'assaut contre l'arbre. Ce dernier apparait donc comme des représailles et plus une simple attaque gratuite.

 

Avatar Collector : test des bonus

 

Blu-Ray 2

 

Les choses deviennent plus sérieuses sur le second disque puis que l'on y retrouve tout d'abord Les scènes coupées inédites (45 minutes environ), très nombreuses comme l'en atteste cette durée et abordant de très nombreux éléments de l'histoire. Au lancement de ces dernières, nous trouverons d'ailleurs un petit module expliquant pourquoi les effets spéciaux n'ont pas été achevés, par catégorie (suppression de fonds verts, éléments intégrés dans les prises de vue réelle, tournage en motion capture et version intermédiaire en 3D sommaire). On ne va bien évidemment pas analyser l'ensemble de ces dernières puisque nous y passerions des heures, mais on retiendra quelques séquences fortes comme un affrontement tribal entre Jake et Tsu'Tey juste avant que les Avatars soient débranchés, ainsi qu'une séance de chamanisme nous faisant parfois penser à celle(s) de Blueberry. Mais également une surprenante mutinerie des scientifiques, bien plus nombreux que les trois seuls humains qui défendent les Na'vis dans la version salles, qui activent leurs propres avatars pour faire front au bastion avec un énorme engin industriel détruisant le QG des humains. On peut aussi compter sur quelques passages plus légers où le personnage de Giovanni Ribisi tente de s'interposer lorsque les soldats préparent leur assaut, jugeant que la situation dégénère, avant de se faire pratiquement étrangler par Quaritch. Mais il y a le passage inattendu, l'autre scène "de sexe" où Jake surprend par mégarde le personnage de Michelle Rodriguez nue et à cheval sur Norm. Enfin, on ne peut pas passer outre le final alternatif focalisé sur les enfants Na'vis jouant au bord de l'eau, dans un décor totalement nouveau et où l'on découvre que Neytiri attend un enfant.

 

Avatar Collector : test des bonus

 

Autre morceau de choix, Filmer Avatar (1h40) est un long making of en quatre parties (les origines, la préproduction, le tournage et la post-production), passionnant sur deux points. D'abord, la conception du film comme on pouvait s'y attendre mais surtout un portrait assez déconcertant de James Cameron qui ne cache plus une certaine forme d'arrogance (ou d'humour très habile). Ce dernier démarrant sur les chapeaux de roues avec un "J'ai eu l'intelligence de m'entourer de gens intelligents". Voilà qui donne le ton, avant de bifurquer souvent, non sans humour, vers une forme d'autocongratulation parce que finalement, James Cameron, il sait tout faire. Tirer à l'arc à l'envers et toucher la cible du premier coup (il le raconte, mais on ne le voit pas), il parle quinze langues qui n'existent pas et il a lui-même dessiné les plans des diverses machines jusqu'au dernier boulon, tout seul dans son coin. Y'a plus qu'à se prosterner ! Sorti de cet aspect, finalement plus rigolo que malsain (le reportage ne se prend pas du tout au sérieux), les coulisses du tournage sont franchement incroyables à suivre, de bout en bout, parce que l'on se rend compte qu'Avatar, ce n'est pas juste des gens en collant qui s'agitent devant un fond vert.

 

On y découvre ainsi les conceptions originales des diverses créatures, sous toutes leurs formes et des nombreuses cessions de maquillages dont ont eu besoin les acteurs (car oui, tout n'a pas commencé totalement en 3D). On y évoque également le choix du casting, qui a été auditionné uniquement dans la langue Na'vis et dont chaque participant a du calquer son accent sur celui de Zoe Saldana, puisqu'elle est le Na'vi principal de l'histoire. Démarche estomaquante pour le comédien Joel Moore, encore plus épaté d'avoir été sélectionné pour une prestation qu'il n'a pas compris. On apprendra également que le personnage de Sigourney Weaver, Grace Augustine, ne devait pas être interprété par la comédienne à l'origine car beaucoup trop assimilable à Ripley. Toujours au rayon des surprises, on découvrira un pre-tournage au milieu de la jungle avec une partie de l'équipe, costumée comme dans le film, pour offrir aux comédiens des repères sensoriel lors du tournage en studio. Chorégraphies, effets spéciaux, armes, monstres et même un segment sur la conception du marketing poids lourd autour du film (le phénomène Avatar Day y est décortiqué) font ainsi l'objet d'un making of rapidement indispensable.

 

Avatar Collector : test des bonus

 

On notera également la présence d'un petit documentaire Message de Pandora : visite de James Cameron au Brésil qui se vend un peu comme le "Avatar : l'histoire vraie" histoire d'insuffler une part de pédagogie historique dans tout ça. Toujours est-il que l'on n'en est pas si loin puisque le réalisateur et quelques acteurs rendent visite à une tribu d'Amérique du Sud à qui l'on a gentiment demandé de se pousser afin d'y effectuer un déboisement massif. Mais les derniers bonus vraiment sexys de ce second disque reposent sur Secrets de production : le défi technique et les effets visuels qui, malgré son côté "charabia technique uniquement réservé aux cinéastes" demeure finalement très abordable. Là encore, un guide explicatif est présent pour éviter de larguer le spectateur, qui va assister à une analyse de fond du rendu à l'écran et des nombreux outils pour y parvenir. Une multitude de vidéos est ainsi proposée, dévoilant des tests divers, un vrai court-métrage réalisé il y a quelques années pour vérifier la crédibilité d'une interaction entre un personnage photoréaliste et un acteur ainsi que pas mal de petites choses comme ça. Même si le clou de cette section repose sur des demo reels très complets de chaque société d'effets spéciaux ayant participé au film (et elles sont nombreuses) pour, d'une part, constater l'évolution des éléments graphiques à l'écran étape par étape mais surtout pour constater l'incroyable cohérence à l'écran de choses conçues par des équipes totalement différentes.

 

Blu-Ray 3

 

Un bon bonus multi-angle, ça vous tente ? Alors que nous avons eu sur le disque précédent de nombreuses explications sur la création technique du film, on nous propose ici une lourde démonstration par l'image. En l'occurrence, là où d'autres éditeurs se seraient limités quelques légers extraits dévoilés dans un making-of ou à une fonction Picture in Picture avec un encart dans un coin de l'image, Déconstruction des scènes permet de regarder pas moins de 17 séquences (les plus fortes du film, évidemment) à travers trois étapes. En utilisant les boutons de couleur de la télécommande, on peut ainsi passer des images du tournage, à l'étape intermédiaire jusqu'au résultat final. l'ensemble étant habilement présenté, les séquences sélectionnées offrent une variété de conditions de tournage assez vaste qui évite l'ennui. Certes, le film en entier n'est pas proposé ici, mais ce que l'on nous propose est déjà très long et évite probablement les redondances que l'on aurait subit sur trois heures. Arrivé à ce stade, on peut clairement dire que ce qui était il y a encore peu le "projet mystère de James Cameron" a désormais délivré tous ses secrets.

 

Avatar Collector : test des bonus

 

Mais comme ce troisième disque contient encore de la place, autant en profiter ! Du coup, on dispose, avec les Coulisses de la production, de quelques modules vidéo qui s'imposent comme un complément au making-of du second disque. Ou en tout cas les versions longues de certains thèmes qui y ont été abordés brièvement histoire de ne pas alourdir son rythme. Une approche plutôt maline puisqu'elle permet aux fans d'entrer encore un peu plus dans le vif du sujet. Outre la plongée approfondie de la création des aliens, des machines et autres créatures du film et diverses interviews, celles qui retiennent le plus notre attention sont focalisées sur les deux caméras maitresses du tournage. Celle permettant  James Cameron de filmer "en live" à travers l'univers recréé en images de synthèses comme si il y était vraiment mais aussi la fameuse caméra 3D créée tout spécialement pour le film.

 

Dernière ligne droite (ouf!), les Archives Avatar qui proposent également leur lot de documents qui raviront les fans. Les vidéos de casting et d'essai de quelques comédiens, les documents promo (bandes annonces, affiches, etc) mais aussi et surtout de nombreuses pièces en images fixes dont l'exploration totale est TRES longue. Outre les documents écrits, comme le scénario, les notes ou bien encore un amusant dictionnaire Na'vi/Anglais, Anglais/Na'vi dans son intégralité, complétée par les textes de chansons tribales Na'vis, ce sont les diverses galeries d'images et de dessins qui retiendront notre attention. Tout ceci est proposé en HD plein écran et on en prend littéralement plein les yeux. A titre d'exemple, la galerie concernant les AMP Suits propose d'en découvrir des photos, des dessins préliminaires, des images conceptuelles divulguant l'engin en condition et même les plans complets pièce par pièce, si jamais quelqu'un était tenté d'en fabriquer un. On vous laisse imaginer ce que donne cette approche étendue sur tout l'univers d'Avatar. De quoi contenter largement les plus curieux...

 

Avatar Collector : test des bonus

 

Ainsi, l'édition collector d'Avatar s'érige sans mal comme le produit que les fans attendaient et justifie la patience qu'on leur a demandée. Réédition, oui, mais compte tenu de tout ce que ce "super Blu-Ray" propose, personne n'est floué. On notera par ailleurs  la présence d'un accès aux Bonus Live qui, si quelqu'un voulait en savoir encore plus, permet de télécharger ou de regarder en streaming quelques modules supplémentaires (comme les sessions de casting de comédiens plus secondaires) à condition d'avoir bien évidemment un accès internet relié à votre platine. Qui oserait encore faire la fine bouche ?

 

Retrouvez notre test complet de cette édition dans les prochains jours !





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Avatar - Collector
Avatar - Collector
Sortie : 17 Novembre 2010
Éditeur : Fox Home Entertainment

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