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Test Blu-ray : Nosferatu, fantôme de la nuit

Test Blu-ray du film Nosferatu, fantôme de la nuit Le catalogue HD de Gaumont s'agrandit avec la sortie en Blu-ray du classique de Werner Herzog, Nosferatu, fantôme de la nuit avec Klaus Kinski dans le rôle titre. L'édition HD offre une meilleure qualité d'image que le DVD mais également plus de suppléments au programme.

Sortie Blu-ray et DVD : 23 septembre 2010


Test Blu-ray du film Test Blu-ray du film Nosferatu, fantôme de la nuit



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Image : 7/20

Comme nous avons déjà pu le voir pour La Poison et Le Rouge et le noir, Gaumont s'est toujours appliqué à restaurer les films les plus prestigieux de son catalogue et Nosferatu ne démord pas à la règle. Ce master HD a clairement connu un dépoussiérage tout en voyant les partis-pris esthétiques du chef opérateur conservés et respectés, sans altérer le grain original. Dès le générique d'ouverture, la copie fait preuve d'une stabilité appréciable (Mpeg-4 oblige) et le piqué s'avère plus pointu que sur l'édition DVD. Certains noirs tirent encore sur le vert mais les contrastes sont suffisamment bien gérés et se révèlent finalement concis. Toutefois, les séquences où apparaît Klaus Kinski semblent être les plus altérées du lot, le comédien demeurant souvent dans l'ombre ou dans des clairs-obscurs teintés d'un voile grumeleux. L'apport de la HD demeure visible sur le rendu des visages blafards des comédiens, sur les séquences diurnes en extérieur comme lors du périple de Jonathan jusqu'à la demeure de Dracula où la palette colorimétrique brille par ses teintes froides à dominante bleue, et par ses blancs cassés. En revanche, les quelques plans mettant en valeur la chauve souris sur fond gris semblent échapper d'un lot de stock-shots et ne s'accordent guère avec l'ensemble par une granulation exacerbée et une image floue. Les plus observateurs s'amuseront à détecter les raccords prosthétiques visibles sur le visage icônique de Klaus Kinski, notamment sur le haut du front et les oreilles. Mise à part quelques petites sautes (à la 42ème minute) sur les arrière-plans, ce master HD accuse une définition solide et notable.


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Son : 8/20

Cette piste française unique est présentée dans un mono 2.0 DTS-HD excellemment restauré, sans aucun accroc perturbant le visionnage. Si les comédiens (Klaus Kinski, Isabelle Adjani) se doublent eux-mêmes en français et que Dominique Paturel prête sa voix culte à Bruno Ganz, la post-synchro laisse souvent à désirer et la voix monocorde d'Isabelle Adjani demeure d'une platitude confondante. La splendide composition de Popol Vuh est largement mise en valeur, les dialogues demeurent limpides et les ambiances annexes sont très riches, bien que l'ensemble manque un poil d'ardeur. La montée des choeurs est enivrante et la musique comprend quelques belles envolées lyriques soulignant majestueusement l'action du film.

 

Nosferatu, fantôme de la nuit

Bonus : 8/20
Voyage au pays de l'indicible (38min23)
Ce petit documentaire rassemble les témoignagnes de deux techniciens présents aux côtés de Werner Herzog sur le tournage (Dominique Colladant, chef maquilleur, et Harald Maury, ingénieur du son), de Serge Moati qui a dirigé Klaus Kinski sur Nuit d'or, Anne Martin, spécialiste du cinéma allemand de l'entre-deux guerres, ainsi que de Freddy Buache, historien du cinéma. Si les interventions d'Anne Martin et de Freddy Buache portent davantage sur les aspects historiques et esthétiques du film (les éléments de mise en scène notamment, sur lesquels Herzog se démarque du chef d'oeuvre du Murnau), les trois autres intervenant confirment au gré d'anecdotes pour qui l'avait oublié que le réalisateur de Fitzcarraldo était un sacré trimbré habité par son art, capable néanmoins à tout instant de tout foutre en l'air. On regrettera néanmoins que la relation basée sur le conflit entre cet "animal bizarre" (dixit Moati) qu'est Klaus Kinski et Werner Herzog ne soit pas abordée.

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Klaus Kinski : la métamorphose (21mn)

Ce segment, comme le suivant, est exclusivement disponible sur le Blu-ray du film. Nous retrouvons ici Dominique Colladant, chef maquilleur déjà présent dans le documentaire précédent. Il est accompagné ici de Reiko Kruk, également responsable du maquillage des comédiens sur le film Nosferatu, fantôme de la nuit. Tous deux reviennent sur leur rencontre avec Klaus Kinski, sur la façon dont ils l'ont amadoué pour lui donner une apparence fantastique, un grimage dont Werner Herzog s'est complètement désintéressé en laissant carte blanche aux maquilleurs. On y apprend entre autre que Klaus Kinski ne voulait au départ que le minimum de prothèse, mais visiblement ébloui par les talents de Reiko Kruk et Dominique Colladant, le comédien s'est finalement emparé de cette nouvelle carnation et cherchait une nouvelle gestuelle chaque matin devant son miroir. Une véritable métamorphose s'opérait alors sous les yeux des techniciens qui se souviennent que Klaus Kinski pris dans le feu de l'action a bel et bien mordu Isabelle Adjani qui a hurlé de douleur lors de la première prise. Cette métamorphose "plus viscérale qu'intellectuelle" comme le disent les maquilleurs s'apparentait à une véritable cérémonie quotidienne dont Klaus Kinski parvenait, après quelques tensions, à se délecter.

 

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Histoire(s) de vampires (11min28)

Auteur d'ouvrages consacrés entre autre au cinéma fantastique et d'horreur, Gérard Lenne dresse ici un historique du mythe du vampire. Une mythologie créée de toutes pièces par Bram Stoker avec son roman Dracula (1897) dont le succès a rapidement entraîné quelques adaptations en pièces de théâtre puis plus tard au cinéma. Notre interlocuteur nous parle d'une transposition avortée par Tod Browning avec Lon Chaney, puis de Bega Lugosi qui avait créé le rôle à Broadway et qui finalement écopa du rôle sur grand écran en 1931. Evidemment, un gros plan est fait sur l'adaptation réalisée par Friedrich Wilhelm Murnau quelques années auparavant (en 1922), une transposition "non-officielle" puisque ne pouvant payer les droits exorbitants de la pièce de théâtre, le réalisateur avait décidé de changer les noms des personnages ainsi que le titre principal et le lieu de l'action. Le nom de Nosferatu remplaçant celui de Dracula a pour finir été choisi pour ses accointances avec le diable.

 

Nosferatu, fantôme de la nuit

 

L'interactivité se clôt sur la bande-annonce (2min11).

 

Test interactivité : Yann Rutledge & Sabrina Piazzi

 

 



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Nosferatu Fantôme de la nuit
Nosferatu Fantôme de la nuit
Sortie : 23 Septembre 2010
Éditeur : Gaumont Video

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