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STARBOX : posez vos questions à Bertrand Tavernier

STARBOX : posez vos questions à Bertrand Tavernier A l'occasion de la sortie en DVD et Blu-ray de La Princesse de Montpensier (le 8 mars 2011), Filmsactu vous propose via sa célèbre boite à questions, la Starbox, de poser vos questions au réalisateur Bertrand Tavernier.

La démarche est toujours aussi simple puisque vous pouvez laisser toutes vos questions sur le forum de cette news.

Vous avez jusqu'au lundi 7 février à 23h59, pour poser vos questions. A vos claviers !

STARBOX : posez vos questions à Bertrand Tavernier

Né le 25 avril 1941 à Lyon, ce fils de l'écrivain et résistant René Tavernier, cinéphile passionné, fidèle de la Cinémathèque à l'époque de la rue d'Ulm et cofondateur du ciné-club Nickel-Odeon, commence comme critique aux Cahiers du Cinéma, Positif ou Présence du Cinéma, avant de travailler comme attaché de presse auprès de Georges de Beauregard. C'est celui-ci, producteur dont le nom reste attaché à la Nouvelle Vague, qui lui permet de réaliser ses premiers courts-métrages, en 1963 et 1964.

Il faut néanmoins attendre 1973 pour que Bertrand Tavernier signe son premier long : L'Horloger de Saint-Paul, un polar adapté de Simenon avec Philippe Noiret et Jean Rochefort, qui reçoit le Prix Louis-Delluc, ainsi que l'Ours d'Argent au Festival de Berlin. D'une facture classique mais malgré tout enraciné dans la société de son époque, le film, avec sa narration pointilleuse et ses dialogues ciselés, impose une manière de concevoir le cinéma qui restera toujours celle du metteur en scène. Et qui lui fait ressortir des tiroirs de brillants scénaristes, mis au rebus par les impitoyables jeunes loups de la Nouvelle Vague : Aurenche et Bost, qui travailleront, l'un ou l'autre, sur L'Horloger de Saint-Paul, Que la fête commence, Le Juge et l'Assassin, Coup de torchon et Un dimanche à la campagne.

 

Les tournages se suivent à un rythme régulier. Le cinéaste affiche une prédilection pour les films d'époque : Que la fête commence (1975), une fantaisie truculente et noire avec Philippe Noiret, Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle ; Le Juge et l'assassin (1976), la chronique d'un fait-divers avec Philippe Noiret, Michel Galabru et Isabelle Huppert ; Coup de torchon (1981), un drame du colonialisme avec Philippe Noiret, Isabelle Huppert et Jean-Pierre Marielle ; Un dimanche à la campagne (1983), sur une après-midi de 1912 avec Sabine Azéma et Louis Ducreux ; Autour de minuit (1985), un hommage au jazz des années 50 avec Dexter Gordon et François Cluzet ; La Passion Béatrice (1987), une épopée médiévale avec Bernard-Pierre Donnadieu et Julie Delpy ; La Fille de d'Artagnan (1994), un film de cape et d'épée avec Sophie Marceau ; ou Laissez-passer (2002), une chronique de l'Occupation allemande, avec Jacques Gamblin et Denis Podalydès.

Il signe aussi quelques puissantes dénonciations de la guerre et de sa barbarie, comme La Vie et rien d'autre (1989) avec Philippe Noiret et Sabine Azéma, Capitaine Conan (1996) avec Philippe Torreton, sans oublier le documentaire La Guerre sans nom (1992) co-réalisé avec Patrick Rotman.

 

Néanmoins, Bertrand Tavernier sait aussi parler de son temps. En 1980, La Mort en direct anticipe avec deux décennies d'avance les dérives de la télé-réalité via l'histoire d'un homme, joué par Harvey Keitel, auquel une caméra a été greffée dans le cerveau, et qui filme l'agonie d'une malade incurable jouée par Romy Schneider. En 1990, il enregistre les retrouvailles entre un père, joué par Dirk Bogarde, et sa fille, jouée par Jane Birkin, dans l'émouvant Daddy Nostalgie. Deux ans plus tard, il pose un regard quasi-documentaire sur le quotidien de la Brigade des Stups dans L. 627, avant, en 1995, de s'inspirer d'un fait-divers réel pour décrire la dérive d'une jeunesse dénuée de garde-fou dans L'Appât, qui impose le talent de Marie Gillain et reçoit l'Ours d'Or au Festival de Berlin. En 1999, Ca commence aujourd'hui narre les journées difficiles d'un instituteur de province joué par Philippe Torreton. En 2004, c'est le parcours du combattant pour les parents désireux d'adopter qu'il décrit dans Holy Lola, avec Isabelle Carré et Jacques Gamblin.

 

En 2009, ce passionné de cinéma américain, qui a interviewé les plus grands réalisateurs de l'âge d'or d'Hollywood pour des livres d'entretien devenus des références, tourne son premier film aux Etats-Unis (mais avec un financement français) : Dans la brume électrique, un polar trouble situé en Louisiane, dans le sillage de l'ouragan Katrina, avec Tommy Lee Jones en policier tenace, John Goodman en parrain mafieux et Peter Sarsgaard en superstar alcoolique. Le film est sélectionné en compétition au Festival de Berlin et primé au Festival du film Policier de Beaune. Il marque une parenthèse avant le retour du metteur en scène à l'Histoire de France via La Princesse de Montpensier, ou le récit de passions amoureuses sur fond de guerres de religions avec Mélanie Thierry, Lambert Wilson et Gaspard Ulliel.



Par 9 commentaires


Derniers commentaires
Par Monte Cristo il y a 9 an(s)
En 1980, vous avez tourné La Mort en Direct avec Romy Schneider. Trente ans après, que pensez-vous des dérives de la télé-réalité, un phénomène à présent banal, et notamment de ce qui pousse des anonymes à exhiber leur vie devant les caméras?
D'autre part, quel souvenir gardez-vous de votre collaboration avec Romy Schneider?

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Par Eowyn il y a 9 an(s)

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Bonjour M. Tavernier.
Pouvez-vous nous parler des scènes de combat de La Princesse de Montpensier? Il m'a semblé que certains plans étaient longs, ce qui devait être un vrai défi pour les acteurs.
Bonne continuation.

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Par Blandine il y a 9 an(s)
Bonjour Monsieur,

Je trouve votre film moyen. Le truc qui m'insuporte. C'est Grégoire Leprince Ringuet. Nul. C'est son rôle le plus navrant. Alors qu'il était tres bon dans Les chansons d'amours ou Les égarés..

N'est il pas le temps de prendre sa retraite ??? Quand je pense que Alain Resnais, après la grosse déception des herbes folles, a trouver le financement pour nous refaire un film. Honteux.

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Par Thibault il y a 9 an(s)
Bonjour Monsieur Tavernier,

j'ai vu La princesse de Montpensier et j'adore le film. Votre film est très réussi par le scénario de Jean Cosmos alternant, avec une belle maitrise les moments d'humour et de gravité, de cynisme moral et de légèreté de ton. La rivalité amoureuse est omniprésente comme dans la réplique du Duc d'Anjou au Duc de Guise : « Vous passez les bornes Guise. Un jour s'il m'est permis, vous paierez de votre vie ces deux outrages ». Quand on sait que le futur Henri III assassina Guise à Blois le 23 décembre 1588.

Comment avez vous choisi vos jeunes comédiens ???(Raphael Personnaz, Gaspard Ulliel, Gaspard Ulliel, Mélanie Thierry) En tout cas, merci d'avoir engagé Raphael, qui est la grande révélation du film.
Est il vrai que pour le rôle de Chabannes, vous avez songé à Fabrice Luchini.

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Par Morgane Lafée il y a 9 an(s)
Bonjour,
Dans La Princesse de Montpensier, les personnages s'expriment dans le langage de leur époque. Au contraire, dans un film comme L'Autre Dumas de Safy Nebbou, certaines répliques me semblaient trop contemporaines pour leur époque.
Est-ce un défi aujourd'hui, où le langage a tendance à absorber la "culture SMS", de faire accepter au public un langage aussi soutenu que dans La Princesse de Montpensier?
Merci à vous.

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Par Blankette il y a 9 an(s)
Bonjour Bertrand,
Vous avez toujours eu un faible pour le cinéma d'auteur. Comptez-vous un jour vous lancer dans une super-production ou un film de genre ? Si oui, quel serait votre choix ?

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Par Ripley il y a 9 an(s)
Bonjour Mr Tavernier !
Votre film est nommé 7 fois aux César, est-ce que c'est important pour vous ? Ou êtes-vous plus attaché à la réaction du public ?

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Par Graindesable il y a 9 an(s)
Bonjour M. Tavernier,
Est-ce qu'il y aura une nouvelle mise à jour pour votre superbe livre : 50 ans de cinéma américain ?
Et moi aussi, je vous souhaite une bonne continuation.

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Par fena il y a 9 an(s)

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Bonjour M. Tavernier,
Vous avez travaillé aux Etats-Unis pour Dans la Brume Electrique. Qu'avez-vous retiré de cette expérience? En quoi diriger des acteurs américains est-il différent du travail avec des acteurs français?
Bonne continuation, j'attends avec impatience vos prochains films.

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